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Territoire de Belfort 90 :
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Territoire de Belfort historique A l'époque gauloise, la région faisait partie de la Séquanie. L'installation des germains avec Arioviste, décida César à limiter l'expansion de ces peuplades: la victoire remportée en 58 av.J.-C., marqua le début de la romanisation de leur région. L'effondrement de l'empire romain au Ve siècle contribua à l'installation des Burgondes dont on a retrouvé des témoignages de la civilisation dans la nécropole de Bourgogne. Avec la victoire des Francs sur les Burgondes, le Territoire fut rattaché au duché d'Alsace. Le traité de Mersen en 870 fit passer l'Alsace dans la part de Louis le Germanique. Aux XIIe et XIIIe siècle s, le Territoire fut l'objet des convoitises des ducs de Ferrette et de Montbéliard, qui cessèrent avec le mariage de la fille de Renaud de Bourgogne et d'Ulrich II de Ferrette. Leur fille aînée épousa Albert de Habsbourg et le Territoire passa sous la domination autrichienne jusqu'en 1636. Louis de Champagne, comte de la Suze, enleva alors Belfort aux Impériaux, ce qui constitua le dernier épisode de la sinistre guerre de Trente ans. Le traité de Wesphalie en 1648, consacra le rattachement définitif du Territoire de Belfort à la France. Le comte de la Suze, ayant pris le parti de la Fronde, fut dessaisi de ses biens qui furent donnés au cardinal de Mazarin, dont les héritiers jouirent des droits seigneuriaux sur le comté de Belfort, jusqu'à la Révolution. A la fin du XVIIe siècle, Belfort fut fortifié par Vauban pour en faire une place forte, capable de défendre la porte de Bourgogne et d'Alsace. La Révolution fut surtout marquée à Belfort par la crise religieuse, qui s'apaisa avec la signature du Concordat en 1802. Le XIXe siècle confirma la vocation militaire de la ville avec les deux sièges soutenus victorieusement par Legrand en 1813 et Lecourbe en 1815. Le rattachement à la France apporta une prospérité favorable à l'épanouissement des arts. Fin XVIIe siècle, des ingénieurs militaires exécutent des fortifications suivant les nouveaux tracés de Vauban (trois tours bastionnées, la porte de Brisach et son bastion, les ouvrages du château). |
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