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Gréolières, dont le nom est cité depuis
1038, n'est encore en 1047 qu'une villa, voisine du castrum de Moyone, dans
le patrimoine des vicomtes de Nice. Mais dès 1070, un membre de cette
famille en porte le nom et ses héritiers sont mentionnés jusque dans le
courant du XIIe siècle. A cette époque, le château existe donc; il est
mentionné explicitement en 1079. On peut se demander si cette première
forteresse occupait le site de Hautes ou de Basses Gréolières; il a été
montré qu'il s'agit de Basses Gréolières. En lutte contre l'aristocratie de
Provence orientale, à laquelle appartient la famille des vicomtes de Nice,
le comte de Provence assiège le château de Gréolières puis s'en empare, vers
1230; c'est à cette occasion qu'est construit le château de Hautes
Gréolières. Il le donne ensuite, en 1235, à Romée de Villeneuve. Le château
reste entre les mains des descendants de celui-ci, les seigneurs de Vence,
jusqu'à la Révolution. Une fouille archéologique a montré que le site a été
profondément remanié vers la fin du XIVe siècle.
Ceci est à mettre en relation avec les troubles qui agitent alors la
Provence orientale et qui sont d'abord liés à la Guerre de Cent Ans, puis à
la succession de la reine Jeanne. Mais durant cette même période plusieurs
actes sont signés dans ce château par les Villeneuve, par ailleurs seigneurs
de Vence, qui semblent donc y résider assez régulièrement 1376, 1386, 1449.
Quelle que soit l'origine des travaux, résidence seigneuriale ou opérations
militaires, c'est de cette époque que date l'essentiel de la construction
assisée avec meurtrières et fruit à la base des murs. Nous savons qu'en 1570
l'un des barons de Vence, Claude de Villeneuve, est protestant. En 1592
l'évêque de Vence, Guillaume Le Blanc, écrit au fils de ce dernier, Scipion
de Villeneuve, qui s'est réfugié à Gréolières, pour l'engager à rentrer dans
le sein de l'Eglise catholique. Quelle que soit, une fois de plus, l'origine
des travaux, résidence seigneuriale ou opérations militaires liées aux
Guerres de Religion, c'est de cette époque que date l'essentiel des
remaniements modernes. Les derniers travaux antérieurs à la Révolution, en
1712, semblent de moindre portée.
Une enceinte polygonale est en partie en moellons assisés, (base de
l'élévation ouest et élévation sud), en partie en blocage. Elle est percée
de fenêtres à traverse ou à croisillon. La plupart de ces baies ont un
encadrement à angle vif. La partie en moellons assises a un empattement à
fruit et elle est percée de meurtrières. Des bâtiments étaient appuyés à
l'intérieur de l'enceinte. Ils sont inégalement mais dans l'ensemble, très
mal conservés. Ils enferment une cour dans le sous-sol de laquelle se trouve
une citerne. Une pierre de l'angle ouest-nord-ouest de l'enceinte porte la
mention: 1712 Rep. Des pierres à bosse de grand format sont remployées en
plusieurs endroits autour du château, en particulier dans le parement
extérieur du mur sud de la parcelle 236 et dans les murs du soutènement des
parcelles 238 et 239. (1)
Éléments protégés MH: les ruines du château de Basses Gréolières :
inscription par arrêté du 15 novembre 1976.
château de Basses Gréolières 06620 Gréolières, propriété privée, ne se
visite pas.
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