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Château de Boulogne
 
 

         Le château est situé au début du versant sud du Coiron, au pied du col de l'Escrinet. Il aurait été élevé au VIIIe siècle par un Grimaldi, comte de Valentinois. Mais cette affirmation, comme beaucoup d'autres, n'est appuyée par aucune référence. Ce qui semble beaucoup plus certain, c'est que toute la contrée au XIe siècle, était une dépendance des Comtes de Toulouse, et Raymond V inféoda Privas à Guillaume de Poitiers en 1165; ce dernier aurait épousé une comtesse de Die. Ainsi s'expliquerait que, en 1189 Raymond de Toulouse ait réuni le comté de Die à celui de Valentinois. Le premier acte concernant Boulogne est la donation du 9 avril 1239, consentie par Raymond VII au comte Aymar II. Le château fut acquis le 13 octobre 1384, par Raoul de Lestrange d'une ancienne famille du Limousin. Son héritier Guillaume de Lestrange, seigneur de Boulogne et de Grozon, fit bâtir ou reconstruire les tours rondes, la tour carrée, et l'ensemble de la première enceinte. Guillot de Lestrange fit hommage au dauphin Louis, futur Louis XI, en février 1446, pour son château de Boulogne. En août 1789, les habitants de Saint Michel et de Saint Étienne de Boulogne pénétrèrent dans le château malgré les protestations du fermier et châtelain Pierre Coste, et s'emparèrent des poids et mesures (Boulogne avait ses propres unités de mesure, différentes de celles d'Aubenas ou de Privas) servant à payer les redevances, mais ne commirent aucune dégradation.
Pendant la Révolution, l'acquéreur du 25 décembre 1793, (5 nivôse an II) fut Simon Gibaud, d'Aubenas, qui paya 6550 livres. il semble qu'il maintint la demeure en l'état. Mais il la revendit à un paysan de Saint Étienne de Boulogne, un certain Bannier, paraît-il, qui se mit à faire argent de tout, dépeçant le colosse, comme dit le Comte Henry de Lestrange. Tuiles, vitraux, boiseries, ferrures, dalles, pierres de taille, etc..., disparurent dans des ventes au détail. Le grand portail fut même vendu à un préfet de l'Ardèche qui eut le bon goût de ne pas le faire enlever, quand le vandale eut fait son œuvre, le curé d'Asperjoc, puis de Saint-Michel-de-Boulogne, l'abbé Volle, racheta les ruines. Monsieur Adrien Leynaud lui succéda, puis l'abbé Fuzet, chanoine honoraire de Nîmes, futur archevêque de Rouen, les céda le 14 décembre 1881 au marquis Audouin de Romanet de Lestrange, descendant de la branche cadette des Lestrange, installée en Haut-Vivarais depuis le XVe siècle. La famille de Lestrange ne put conserver le château au XXe siècle, malgré son inscription comme monument historique. Vers 1965, il échut à un passionné, M. Gérard de Villeneuve qui entreprit de sauver ce qui pouvait l'être, il dut vendre, devant les risques d'effondrement des ruines. Mme Ritter racheta, et sauva la partie Renaissance de l'édifice, qui sert à présent de logement. Depuis 1996, l'édifice est devenu la propriété de la famille Aubry qui cherche surtout à reconstituer la riche histoire des lieux et à consolider les ruines.
Au premier regard, les imposants vestiges du château de Boulogne paraissent appartenir pour l’essentiel à la fin du Moyen Âge et au début de l’Époque Moderne. Mais, sous ses dehors tardifs, Boulogne conserve encore un très bel ensemble des XIIe-XIIIe siècles, fossilisé par les importants réaménagements que connaît le site à partir des dernières années du XIVe siècle. Il faut en premier lieu noter que la topographie des lieux a été considérablement modifiée par les travaux de la fin du Moyen Âge et du XVIe siècle. À l’origine, le château de Boulogne se dressait, au confluent des ruisseaux de Fougerolles, de Rantiol et de la Boulogne, sur un pointement rocheux abrupt séparé du versant montagneux par un étroit fossé. La vaste plate-forme qui le porte aujourd’hui est largement artificielle et appartient aux derniers temps du site. Le premier château de Boulogne s’articule autour de cinq éléments : un donjon, une enceinte, un bâtiment résidentiel ou aula, une chapelle et un habitat villageois avec lequel il formait castrum.
Le donjon, qui présente trois états successifs, occupe le point culminant de la plate-forme castrale. À la fin du XIXe siècle, il en subsistait deux hauts pans de maçonnerie. Aujourd’hui seule la base du donjon et sa face orientale sont encore intactes. Le plus ancien donjon de Boulogne n’est conservé que sur une hauteur limitée, puisqu’il a été arasé à 4,5 m de hauteur pour servir de base à un édifice postérieur. Néanmoins, les éléments subsistants permettent d’en cerner les caractéristiques principales. Cette tour présente un plan presque carré. Sa maçonnerie est soignée : elle met en œuvre des moellons de grès bien équarris et bien assisés, les chaînages d’angle étant taillés en bossage. Seul le niveau inférieur de la tour est préservé : il est constitué d’une basse-fosse totalement aveugle, l’accès au bâtiment se faisant à un niveau supérieur. Au XIIIe siècle, le donjon primitif fait l’objet d’une réfection presque totale. Seule la base du vieux donjon est conservée, alors que les niveaux supérieurs sont intégralement rebâtis. Ce second donjon conserve donc un plan et des dimensions identiques à ceux du bâtiment qui l’a précédé. Les maçonneries mettent encore en œuvre des moellons de grès, mais l’appareil, plus petit, est de moins bonne qualité : les blocs sont moins bien équarris, sans bossage - même si par ailleurs quelques pierres à bossage du premier donjon sont remployées de manière éparse - et assisés plus sommairement. Cette nouvelle tour maîtresse, haute de près de 14 m, possède trois niveaux : une basse-fosse aveugle héritée de la première tour ; un étage voûté par lequel se fait l’accès au bâtiment ; une terrasse sommitale. Aucune disposition de défense active n’est visible et, à l’intérieur, l’édifice ne présente aucun aménagement de confort.
C’est certainement l’enceinte et son état de conservation remarquable qui font tout l’intérêt du château de Boulogne pour l’étude des petites fortifications rurales des XIIe-XIIIe siècles. En effet, non seulement cette enceinte n’a pas été détruite lors des travaux de réfection postérieurs, mais elle a même été protégée par ces derniers qui l’ont fossilisée sur au moins trois côtés. Cette enceinte est constituée d’un simple quadrilatère enserrant la plateforme rocheuse sur laquelle est établi le donjon. Elle se referme sur celui-ci qui en occupe l’angle nord-est, naturellement moins bien défendu en l’absence de relief marqué. Cette enceinte est, comme le premier donjon, édifiée en moellons de grès bien assisés. Encore conservée sur presque toute sa hauteur à l’est, et probablement au nord, soit environ 6 m, elle présente des aménagements défensifs limités. Aucune tour ne conforte les angles et aucun système de crénelage, de même qu’aucune trace d’ancrage de hourds, ne sont visibles. Seules cinq ouvertures de tir, de dimensions modestes, percent les courtines. La façade orientale est munie d’une porte, large d’environ 2 m et surmontée d’un arc en plein cintre. Aujourd’hui bouchée, cette porte représente l’accès principal au château jusqu’aux travaux de la fin du XIVe siècle. Le château fait encore l’objet de nombreux travaux au XVIe et au XVIIe siècles tant pour renforcer son potentiel militaire (construction d’une tour circulaire au nord-ouest ; reprise et renforcement du rempart nord, etc.) que pour améliorer ses qualités résidentielles (construction en deux phases successives d’un portail monumental, etc.). Les XVIIIe et XIXe siècles marquent la ruine progressive du château. Toutefois, celui-ci a été partiellement restauré depuis les années 1960. (1)

Éléments protégés MH : les ruines du château de Boulogne : classement par arrêté du 17 juillet 1915.

château de Boulogne 07200 Saint-Michel-de-Boulogne, tel. 01 42 52 73 02, hébergement en chambres d'hôtes de charme dans le pavillon Renaissance, le château de Boulogne est ouvert au public en été les dimanches.

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      Source : Atlas des châteaux du Vivarais (Xe-XIIIe siècles) Éditions Pierre-Yves Laffont, en vente sur ALPARA

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique
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