|
Situé sur le penchant d’une montagne couverte de
châtaigniers, le Pras se cache dans un nid de verdure. Ce vieux château qui
fut certainement important, il présente trois logis en équerre autour d'une
cour intérieure, flanqués de tourelles d'angle rondes écimées. Il n’en reste
pas moins intéressant dans son ensemble. La famille de Loye le possédait au
XVe siècle. Guillaume de Loye, sieur de Pras et notaire de Saint-Pierreville,
avait épousé Marguerite, fille de Jean de Sibleyras. Il partageait avec les
Boissière et l'archiprêtré des Boutières, la seigneurie effective du lieu de
Saint-Pierreville. La maison de Loye existe encore dans le quartier qui
porte le nom, au levant et à quelques pas de l’église paroissiale. En 1501,
Philibert de Burine hérita de la famille de Loye et devint aussi seigneur du
Pras. La famille de Burine était ancienne dans le pays. Jean de Burine de
Tournays, notaire en 1383, dénombra ses biens à noble Henry du Puy, seigneur
de Gluiras. Son petit-fils, Jean II de Burine, seigneur de Tournays,
notaire, fut anobli en 1441, et ses lettres de noblesse furent vidimées et
dépêchées, en 1476, par le bailli du Haut-Vivarais, au siège royal de
Boucieu. Le 24 octobre 1842, il reçut les reconnaissances de ses emphytéotes
du lieu de Bouchardin, paroisse de Saint-Appolinaire-de-Gluyras. Il épousa
Nicole de Loye. Raymond II acquit, en 1540, de Jacques de Tournon, seigneur
de la Chèze, la justice moyenne et basse des lieux de Pras,
Saint-Pierreville, Burine et autres lieux, et qui eut entre autres enfants,
Christophe et Philibert II qui lui succédèrent. Le Pras passa ensuite aux
Bourdier, comme nous l’indique le livre de raison de Pierre de Marcha.
"Nous, Pierre Bourdier et Marie de Burine, ma femme, Dieu nous a donné une
fille, nommée Suzanne, qu’a esté présentée au saint baptême par noble Pons
Bourdier, mon frère, et demoyselle Suzanne de La Cheysserie, nostre niepce,
le XXVII février, et naquit le XXI du mois, en l’an 1597. Ladite mémoire a
esté escripte par moy, Pierre Issac et signée par ledit noble Pierre
Bourdier, seigneur du Pras. Le tout fait au château du Pras". Ledit sieur
Bourdier eut encore un fils, Pierre, qui, à l’âge de 15 à 16 ans, fît la
campagne du Piémont et mourut en la ville de Crescentin, l’an 1617, en
novembre. La famille Bourdier fut anoblie sous le règne d’Henri IV. Elle
était une des principales des Boutières. Elle avait embrassé les doctrines
de la réforme dès ses débuts. Nicolas Bourdier, capitaine huguenot,
commandait le château du Cheylard, en 1570. M. Me Pierre Marcha, ministre du
Saint-Evangile, natif de la ville d’Annonay, habitant à Boffre, fils de M.
Izac Marcha, épousa demoiselle Suzanne de Bourdier, fille à feu noble Pierre
Bourdier et à demoiselle Marie de Burine, de la paroisse de
Saint-Pierreville, contrat reçu, Mercier, notaire de Gluyras, le 11 may
1614. Etienne de Gigord, fils de Joseph de Gigord et de Gabrielle de Comte,
épousa, le 20 avril 1763, à Largentière, suivant contrat reçu Me Rouvière,
Marie-Marguerite-Louise de Marcha de Saint-Pierreville, fille de Jean-Marc,
chevalier, seigneur de Saint-Pierreville, Le Pras, Saint-Nazaire, coseigneur
d’Aubenas, lieutenant au régiment d'Aunis, et de Jeanne-Françoise Doriple de
Saint-Nazaire. Il fut le dernier seigneur du Pras et avait pris part (par
procuration donnée, le 9 mars 1789, à son cousin le vicomte de Maillan,
chevalier de Saint-Louis, capitaine au régiment de Champagne), à l’assemblée
de Villeneuve-de-Berg pour la nomination des députés aux Etats généraux. (1)
château de Pras
07190 Saint-Pierreville, propriété privée, ne se visite pas.
Ce site recense tous les châteaux de France, si vous possédez des documents
concernant ce château (architecture, historique, photos) ou si vous
constatez une erreur, contactez nous. Propriétaire de cet édifice, vous
pouvez enrichir notre base de données en nous adressant un historique
détaillé et des photos pour illustrer cette page, merci.
A voir sur cette page "châteaux
de l'Ardèche" tous les châteaux répertoriés à ce jour
dans ce département. |
|