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En 984, l'évêque Pons de Marseille
cède au vicomte Guillaume, son père, la moitié du domaine de Cabriès qui est
à son Église et à l'abbaye Saint-Victor. En 1027, une famille éponyme est
citée avec Pons, fils de Rostaing de Caprerio. En 1047 est mentionné le
castrum Caprario. En 1098, la possession de l'église paroissiale de Caprario
est confirmée à Saint-Victor de Marseille. En 1118, le castrum Cabries est
en coseigneurie aux Porcelet d'Arles et aux Fer de Marseille. En 1218 est
cité Arbert de Cabrera. Les droits du comte. En 1230-1234, les châteaux de
Bouc, de Gignac, de Cabriès et de Trébillanne sont engagés par le comte
Raimond-Bérenger V à Anselme Fer, banquier à Marseille; celui-ci en promet
la restitution contre le remboursement de 66000 sous raimondins. En 1237,
Anselme Pelus vend au comte Raimond-Bérenger IV ses droits sur les
seigneuries de Bouc, Aillane, Gignac, Cabriès et Trebillane. En 1238,
Anselme Fer, banquier de Marseille, cède ses droits d’engagère au comte. Le
comte y obtient ainsi des parts, mais le château reste aux mains des
Porcelet. En 1252, dans l'enquête des droits du comte, celui-ci a la
suzeraineté sur le castrum de Cabrerio qui est aux Porcelet et il y a dix
services de cavalcade et un droit de bladage. En 1265, le comte Chartes 1er
aliène ses droits, avec haute et basse justice, à Renaud Porcelet, seigneur
de Sénas.
En 1304, les familles de Rognes (Bertrand et Raimond de Rognis, frères de
feu Pons de Rognes), et leurs cousins germains d'Oraison (Hugues-Aicard et
Jacques de Auraysono), tous demeurant dans le castrum de Caprerio (et
Guillaume, Raimond et Pierre d’Oraison, citoyens de Marseille) mettent fin à
leur dispute, née de la mort de Pons de Rognes. En 1308, les seigneurs de
Cabriès et ceux des castrum des Pennes (de Pennis), de Velaux et de Bouc
font borner les limites des terroirs. En 1310, Bertrand Porcelet, seigneur
de Cabriès, rédige son testament; la même année sa fille Eudiarde Porcelet
apporte le château en dot à Guirand d'Agoult. En 1377, Bertrand d’Agoult est
seigneur. En 1382, le roi-comte ordonne de borner les limites entre les
seigneuries des châteaux de Pennes, Velaux, Bouc (Bucci) et Cabriès. En
1385, il confirme les droits de Bertrand d’Agouit. Le château passe ensuite
par mariage aux Vintimille de Marseille qui en font hommage jusqu'en 1571.
En 1934, le maître de la peinture Edgar Mélik, dernier seigneur des lieux,
succède à Gaspard de Maurellet de La Roquette.
Château-fort construit au XIVe siècle, au plus haut du village, à 210 mètres
d'altitude. Enceinte avec une porte-tour du XIVe siècle en bossages. Le
château de Cabriès a été très remanié au XVIIIe siècle. Situé sur un piton
rocheux, l'édifice s’ouvre au détour des ruelles du XIIe siècle. Il a
conservé la forme d’un quadrilatère et l’accès se pratique toujours par une
porte en arc brisé, construite dans une tour carrée du XIIe siècle. Dans le
musée, on découvre au premier étage des plafonds à la française restaurés en
1979. A l’extérieur, le mur fortifié, bien conservé, forme un ensemble
massif avec le château, la tour carrée, le four banal et l’église romane
élevée au XIIe siècle. L’atelier du peintre offre une vue imprenable sur la
Montage Sainte-Victoire et le Mont Ventoux. La chapelle du XVIIe siècle est
entièrement décorée par le peintre entouré de ses amis au Paradis. (1)
château de Cabriès 13170 Cabriès, tel. 04 42 22 42 81, musée Mélik, ouvert
au public, présente de nombreuses expositions de prestige (Picasso, Dali,
César...).
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