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En 981, une église San Martinus in Felauria est
donnée à Montmajour. En 1053, le Chapitre de la cathédrale d'Arles possède
l’église Saint-Jean, dont les ruines sont conservées à la pointe orientale
de la Pene (au-dessus du pont Saint-Jean). En 1123, Montmajour se fait
confirmer par le pape Calixte II la chapelle du castrum Castillano, dans la
vallée de Baux, et, en 1152, par une bulle d’Eugène III, l’église
paroissiale Saint-Martin avec la chapelle du castrum Castellione. En 1156,
Etiennette de Baux et ses fils prêtent hommage pour le château de Castillon
au comte Raimond-Bérenger II et à son neveu Raimond-Bérenger III. En février
1162, le comte assiège une nouvelle fois le château de Baux; pour faire
lever le siège, les Baux doivent promettre de faire hommage pour Baux,
Castillon et Vitrolles. En 1180 est attestée une "maison" des Hospitaliers à
Castillon; elle regroupe et gère les diverses donations faites par des
membres de la famille de Baux dans la "vallée de Felauria". En 1210, Hugues
de Baux accorde des avantages aux habitants pour favoriser l'incastellamento.
En 1213, l’église Sainte-Marie de Castillone est mentionnée dans une liste
épiscopale. En 1226, le château des sires de Baux est mentionné "Castelettum
in Cita d'Anajio".
En 1252, le château est absent de l'enquête des droits du comte. En 1269, il
appartient à Bertrand de Baux, comte d'Avellino. En 1272, le sénéchal de
Provence exige le serment de fidélité des habitants de Castillon. En 1292,
un étang est dans la dépendance du château. En 1324, les nobles et les
habitants de Baux, Mouriès, Castillon et Montpaon font hommage au comte-roi
Robert. En 1355, le château de Castillon est assiégé par Antelme de Miolans,
seigneur d’Urtière, du parti de la comtesse-reine Jeanne contre Robert d’Anjou-Durazzo
(ou de Duras). En 1390, Alix de Baux, comtesse d’Avellino, exige la
restitution des châteaux de Baux, Montpaon et Castillon. En 1399, Eudes de
Villars, époux d’Alix de Baux, fait hommage pour Castillon au comte Louis II
d'Anjou. En 1426, après l’extinction des Baux, la seigneurie est annexée par
le comte (avec Cassis, Castillon, Jullans, Roquefort, Saint-Marcel et la
majeure partie de Cuges, Bausset, Mimet et Peyron). En 1497, on mentionne le
castelletum San Martini.
Château-fort ruiné construit au XIVe siècle, situé sur la butte rocheuse de
La Pene ou La Penne, vers Maussanne. Le chicot rocheux qui dépasse du site
au nord ne présente que de maigres traces du donjon quadrangulaire. Mais en
contrebas, au midi, une grande enceinte oblongue irrégulière, isolée par
deux fossés à l'orient et à l’occident, entoure le rocher; elle est flanquée
de deux tours semi-circulaires à l’occident et de deux autres à l'orient,
hautes encore de plus de dix mètres. Une tour à l’ouest et une autre à l’est
étaient à l’origine de forme quadrangulaire et ont été postérieurement
renforcées sur plan circulaire et talutées. A l'intérieur sont visibles des
cases-encoches et diverses traces d'aménagements. Au sud-ouest sont
conservés les vestiges d'une citerne quadrangulaire. En surface ont été
trouvés autrefois des tessons du XIVe siècle, deux monnaies de
Philippe-le-Bel, un sou de la comtesse-reine Jeanne et de Louis de Tarente.
Une fouille d'urgence en 1986 a mis au jour une occupation des IIe et 1er
siècles avant Jésus-Christ. (1)
tours de Castillon 13520 Paradou, accès pédestre, visite libre.
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