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Vers 1010, une famille éponyme est mentionnée avec
Ricaud de Rochafog. En 1079 l'église Saint-Jean de Roca fortis est à
l'évêque de Marseille. En 1177, le vicomte Hugues-Jaufre IV de Marseille
fait aveu à l'Église de Marseille pour le castrum d’Aubagne et les châteaux
en dépendant, qui sont Roquefort, Juihans, Cuges, Gémenos. En 1200, une
famille éponyme est citée avec Robert de Rocafort, officier du comte. En
1212, lors du partage de la vicomté de Marseille entre Roncelin et ses
nièces, Mabile (épouse de Giraud Adhémar) et Barrale (épouse de Hugues de
Baux), la part de Roncelin est le tiers d’Aubagne et les châteaux de Julhans,
Mazaugues, castrum Rochefortis, Saint-Marcel. En 1212, le vicomte Roncelin
de Marseille donne le château à l’abbaye Saint-Victor. Entre 1215 et 1220,
les sires de Baux s'opposent à l’abbaye Saint-Victor pour l'empêcher
d'entrer en possession de l’héritage de Roncelin, confirmé à celle-ci par le
pape en 1211, mais qu’ils cherchent à s'attribuer. En 1223, un arrangement
conclu avec l'Église de Marseille permet à Hugues de Baux, héritier des
vicomtes de Marseille par sa femme Barrale, de succéder à ceux-ci dans la
possession des châteaux de Julhans et de Roquefort et d’un tiers de celui
d'Aubagne. En 1225, Hugues de Baux réclame la restitution du château de
Roquefort occupé par la Ville de Marseille. En 1229, l'évêque d'Antibes
arbitre et invite le podestat de Marseille à rendre le castrum de Rocafort
(castrum Rupisfortis) et le tiers de celui d’Aubagne pour le paiement des
créanciers de Roncelin; le podestat refuse; l'évêque le menace
d'excommunication et d’interdit sur la ville.
En 1230, l'évêque de Marseille, assisté de l’évêque de Fréjus, remet au
comte les châteaux de Saint-Marcel, Aubagne, Roquefort, Brégançon et Hyères;
la garde des trois premiers est confiée à l'évêque de Marseille, celle des
deux autres à l’évêque de Fréjus. En 1230 et 1233, Barrale, Hugues de Baux
et leurs fils Gilbert et Barral font hommage à l’Église de Marseille pour le
castrum de Rocafort et les châteaux d’Aubagne, Gémenos, Julhans et Ceyreste.
En 1243, Gilbert de Baux fait hommage au comte pour le château (mais
l’abbaye Saint-Victor de Marseille y a des droits de coseigneurie). En mars
1243, il fait donation à Raimond-Bérenger V de ce qu’il possède à Aubagne,
Saint-Marcel, Le Castellet, La Cadière, Ceyreste, Cuges et Roquefort. Mais,
le 29 juin 1243, il se ravise et teste en faveur de son frère Barral qu’il
institue héritier universel pour tout ce qu’il possède à Aubagne, Le
Castellet, La Cadière, Ceyreste, Cuges et Marseille et au péage de
Trinquetaille. Il meurt le 29 juin et, dès le 31 juillet, Barral rend
hommage à l'évêque de Marseille. En 1245/1246, la comtesse Béatrice,
héritière de Raimond-Bérenger V, restitue à Barral de Baux les châteaux de
La Cadière, Le Castellet, Ceyreste et Roquefort; en échange, Barral lui fait
hommage pour le château de Saint-Marcel et pour ses droits à Mazaugues et
Seillons. En 1246, Barral de Baux, fils du feu vicomte Hugues, engage sa
part du castrum de Rupe forti et les deux tiers d'Aubagne à la Ville de
Marseille pour 1100 livres de royaux coronats. En 1251, Giraude-Adhémar de
Monteil, fille de Mabile de Marseille et femme de Guillaume-Anceime, fait
hommage à l'évêque de Marseille pour sa part d’Aubagne, de Saint-Marcel et
de Roquefort.
En 1252, l'enquête des droits du comte ne signale aucun droit à Marseille
(dont la commune est alors hostile à Charles 1); il en va de même pour les
castrum voisins (Allauch, Aubagne, Le Beausset, La Cadière, Ceyreste, Cuges,
Gémenos, Gréasques, Mimet, Orgnon, Orvès, Peypin, Saint-Marcel,
Saint-Savoumin et Saint-Zacharie). En 1268, puis en 1278, Bertrand de Baux,
comte d’Avellin, fils de Barral, fait hommage à l'Eglise de Marseille. En
1324, hommage des vassaux d’Hugues de Baux au comte de Provence pour les
châteaux d’Aubagne, Saint-Marcel et Roquefort. En 1358, le comte donne le
château à la ville; le prévôt de Marseille s'est emparé du château avec 100
hommes d'armes. En 1423, Alix de Baux prête hommage à l’Église de Marseille
pour Aubagne, Roquefort, Julhans, Cuges et la bastide d’Allauch. En 1426,
après l’extinction des sires de Baux, la seigneurie d’Aubagne est annexée
par le comte, avec Roquefort, Cassis, Castellet, Jullans, Saint-Marcel et la
majeure partie de Cuges, Bausset, Mimet et Peyron. En 1437, le roi René
confirme à Charles de Castillon son acquisition de la baronnie d’Aubagne
avec Cassis, Roquefort, Saint-Marcel et Le Castellet, pour 5000 florins. En
1455, Astorge IV de Peyre, fils d’Astorge III de Peyre, baron de Trets, est
héritier de Roquefort et de Trets. À la fin du XVe siècle, le château est en
ruines. En 1569, deux négociants, Pierre d’Albertas et Pierre de Beausset,
achètent les territoires voisins de Roquefort et de Julhans. Château
construit au XVIe siècle, à un kilomètre à l'est-nord-est du vieux village,
par la D-1 et un chemin qui s'embranche à l'est, puis tournant vers le sud.
Logis du XVIe siècle, remanié au XIXe siècle. (1)
château de Roquefort 13830 Roquefort la Bédoule, tel. 04 42 73 20 84,
domaine viticole, ouvert du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h.
Samedi sur rendez-vous.
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