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En 1056, les vicomtes de Marseille font construire
l’église abbatiale de la Trinité et l’église paroissiale Sainte-Marie dans
le castrum Tretis. En 1128 et jusque vers la fin du XIIe siècle, les membres
de la branche vicomtale installée dans le castrum est en conflit avec
l’abbaye de Saint-Victor qui, avec le secours du comte, cherche à les
réduire au rang de vassaux. Après 1150, les fils de Raimond-Jaufre 1er (la
branche aînée) adoptent l'éponyme de Trets et n’ont plus qu’un rôle
d'arrière-plan à Marseille. En 1193/1194, Hugues-Geoffroi de Trets
(1156-1213), seigneur de Trets et de Toulon, engage le quart du port de
Marseille pour vingt mille sous royaux coronats à Guillaume Vivand et au
juif Botin. En 1213, Raimond de Baux, vicomte de Marseille, et sa femme
Alasacie, fille de feu Hugues-Geoffroi de Trets, avec l’accord de leurs plus
proches parents, vendent à Hugues Fer, représentant la commune de Marseille,
des droits à Marseille et à Trets, pour 80 mille sous. En 1214, le vicomte
Burgondion de Trets, dit d’Agoult, est seigneur de Trets, Olières,
Pourrières, Rousset, Pourcieux, Puyloubier et Belcodène. Après 1212, la
branche aînée n’a plus aucun droit seigneurial à Marseille, elle n’est plus
que seigneur de Trets et de Toulon et, bientôt, abandonne définitivement le
titre vicomtal; le troubadour Jaufre-Reforciat de Trets, mort en 1257, est
le dernier à porter occasionnellement le titre de vicomte. En 1221, Rostan
d’Agoult, fils de Hugues-Geofroi, cède à son frère Geofroi tout ce qu’il
possède à Trets, Toulon, Cuers, Auriol, Mimet et Peypin. En 1227, Burgondion
de Trets est seigneur de Trets et d’Ollières, suzerain de Rousset; en 1236,
il est podestat d'Arles. En 1236, Geofroi Reforciat, seigneur de Trets,
reçoit l'hommage de Raimond et Brémond de Trets. En 1236, on procède à la
délimitation des terroirs entre Trets et Peynier; les coseigneurs Burgondion
et son frère Geofroi-Reforciat, Gaufridet-Reforciat et son frère Isnard d'Entrevennes
accordent des statuts à la Communauté. En 1246, le château appartient à
Burgondion de Trets-Roquefeuil, issu des vicomtes de Marseille-Trets,
seigneur de Trets, Belcodène, Ollières, Pourrières.
En 1249, Reforciat, fils de feu Burgondion, possède un quart de Trets. En
1252, dans l’enquête des droits du comte, celui-ci n’a dans le castrum de
Tritis ni albergue, ni cavalcade, ni justices, en vertu de l’exemption des
seigneuries des vicomtes de Marseille (confimée en 1178 par le comte
Raimond-Bérenger IV, en 1184 par le comte Sanche, en 1203 par le comte
Alphonse II, et comprenant dans les Bouches-du-Rhône les châteaux d’Auriol,
Ceyreste, Cuges, Fuveau, Mazaugues, Peynier, Puyloubier, Roquefort et
Trets); mais il peut lever les questes (les aides). En 1256, Rostan d’Agoult
est seigneur de Trets, Toulon et Allauch. En 1261, meurt Rostan d'Agoult,
coseigneur de Trets et de Toulon, chanoine de Marseille et de Toulon,
chapelain du pape. En 1262, le comte Charles 1er cède des droits à Trets,
Cuers et Le Revest (droits qui lui viennent par testament de Sibille de
Marseille-Trets) contre des droits seigneuriaux sur Toulon. En 1287, Agoult
de Trets est seigneur. En 1290, Raimon d’Agoult est seigneur. En 1295,
Raimond Geoffroi, seigneur de Trets et d'Ollières, et son frère Isnard d’Olières
sont garants pour Charles II d'Anjou, comte de Provence. En 1297, Reforciat,
Isnard d'Entrevennes et Reforciat d’Argout sont seigneurs. En 1304, Isnard
d'Entrevennes est seigneur de Trets et d'Ollières. En 1310, les coseigneurs
se partagent les fossés de la ville de Trets, Raynaud de Montauban et sa
femme Sibille pour la moitié, Isnard d'Entrevennes pour un quart et Raimond
d’Agoult aussi pour un quart. En 1314, Raimon-Geoffroi de Trets, fils
d’Isnard d’Entrevennes, est coseigneur de Trets et d’Ollières. En 1321,
Reforciat d'Agoult est coseigneur. En 1320 et 1329, Isnard d'Ollières,
coseigneur de Trets, est en conflit avec la communauté des habitants.
En 1340, Raimon d'Agoult-Sault, seigneur de Trets, confirme les transactions
entre ses devanciers et les habitants. En 1341, Raimon-Geoffroi d'Agoult-Marseille,
seigneur d'Ollières, cède ses droits seigneuriaux sur Trets à Raimond d'Agoult-Sauit,
seigneur de Trets, en échange de ceux de Raimond à Hyères. En 1342 et 1350,
Raimond d’Agoult, seigneur de Trets, confirme la franchise des habitants. En
1349, en paiement de créance, le comte donne à Raimond d'Agoult ses droits
et parts du castrum. En 1364, Raimond d'Agoult est seigneur de Trets et
baron du castrum de Forcalqueiret. En 1365, Raimond d’Agoult-Sauit vend les
fours, les droits de fournage et le défends à la communauté de Trets,
moyennant un cens de 100 florins et 50 setiers de froment. En 1368, Huguette
de Seillons, veuve de Raimond IV d’Agoult-Sault, devient seigneur en tant
que tutrice de leurs files Isabelle et Béatrix; elle confirme les franchises
des habitants et convient d’une transaction au sujet de la reconstruction
des remparts au quartier de Pos-Auri. En 1374, Isabelle d’Agoult, file de
Raimond d’Agoult, épouse Bertrand-Rambaud de Simiane, fils de Guiran,
seigneur de Caseneuve. En 1379, une enquête comtale énumère et définit les
droits seigneuriaux d’Isabelle d’Agoult, dame de Trets. En 1385, Béatrix d’Agoult-Sault-Trets
et son mari Raimond d’Agoult-Sault-Reillanne, comte de Gérace, font hommage
au roi-comte. En 1397, Isabelle d'Agoult, baronne de Trets, est l'épouse d’Astorge
de Peyre, baron de Peyre au diocèse de Mende. En 1405, Astorge de Peyre rend
hommage au roi-comte. En 1449, le chevalier Astorge de Peyre est seigneur de
Peyre et de Trets. En 1452, Astorge III de Peyre, baron de Trets, prête
hommage au roi-comte. En 1455, Astorge IV de Peyre, fils d’Astorge III de
Peyre, baron de Trets, est héritier de Roquefort et de Trets. En 1504,
Antoine de Peyre, baron de Trets, fait serment d'observer les libertés des
habitants. En 1533, Aldebert de Peyre et Antoine de Cardaillac vendent la
baronnie de Trets à Christophe de Foresta. En 1535, celui-ci fait hommage au
roi.
Château-fort construit au XIVe siècle, situé à l'angle oriental du village
médiéval, à 249 mètres d'altitude (sur le tracé des remparts). Deux corps de
bâtiments s’articulent en T. Celui qui est parallèle à l'enceinte mesure
environ 18,40 X 9,20 mètres, le perpendiculaire, qui est saillant sur
l'enceinte, mesure 14 X 6,60 mètres dans sa partie médiévale. Les bâtiments
sont chaînés de bossages aux angles. Dans un angle de jonction s'ouvre la
porte en tiers point . Elle est défendue par une bretèche sur quatre
consoles à quatre ressauts et, à la base, par deux archères hautes de 1,10
mètre (fente large de six centimètres). Cet ensemble a été agrandi et
surélevé d’un couronnement crénelé; puis, dans le rebouchage des créneaux
des ouvertures ont été épargnées pour les canons. Le grand donjon possédait
autrefois une toiture plate et était défendu par des créneau et des
mâchicoulis dont on peut encore voir les traces de nos jours (gargouilles,
archères, assommoir). Les remparts, au XIVe siècle, viendront s'appuyer
contre la construction et ainsi parfaire le système défensif. La commune de
Trets a acquis le château en 1992 et a commencée un programme de
restauration afin d'effacer les ravages du temps notamment lors de
l'installation de la gendarmerie pendant 70 ans dans les locaux. (1)
château des Remparts, boulevard Etienne Boyer, 13530 Trets, tél. 04 42 61 23
75, la maison du tourisme et de la Culture s'y est installée et propose de
nombreuses expositions, concerts et pièces de théâtre. Des manifestations
qui pendant la saison estivale sont mises en valeur dans la Cour intérieure
du château.
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