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Château de Balleroy
 
 
 
château de Balleroy château de Balleroy château de Balleroy
 
 
 

 Lorsque Jean de Choisy, surintendant des finances d’Henri IV, entre en possession des terres de Balleroy en 1600, le bourg n’existe pas encore. Seul le hameau de Molandin regroupe quelques masures près d’une ferme où se trouve l’antique logis seigneurial. Durant les premières décennies du siècle, Jean de Choisy, nommé Secrétaire Général des finances de Caen en 1603, agrandit son domaine par l’achat de terres. Il ne réside pas encore à Balleroy quand il décide, en 1630, de la construction d’un château. Il fait alors appel à un jeune architecte de talent dont la renommée ne cesse de grandir : François Mansart. Le lieu d’implantation du château est choisi avec soin. La topographie du lieu retenu se prête à merveille pour la mise en perspective de l’édifice. A l’orée de la forêt de Cerisy, une colline, entourée de la rivière de la Drôme et du ruisseau le Vesoire, est entaillée au nord par un vallon perpendiculaire. L’idée forte de la composition est un axe nord-est/sud-ouest qui, descendant des hauteurs Est, structurera le futur bourg (dont les constructions seront régies par un strict cahier des charges). L’axe principal traversera le ravin pour remonter des cours s’étageant vers le château et les jardins, pour se perdre, à l’ouest, aux confins boisés du Bessin. C’est une véritable composition urbaine et paysagère, créée ex nihilo, dont le château est le point focal. Les travaux démarrent en 1631. Depuis une place en hémicycle, au point bas du ravin (où se termine la grande avenue), une allée conduit à une première avant-cour triangulaire close, flanquée de deux tours rondes (colombier et logis des gardes). Une seconde cour rectangulaire, longée des écuries et des remises à carrosses, est réservée aux manœuvres des attelages. Dans l’axe de la composition, un pont dormant en pierre franchit les douves sèches pour accéder à la plate-forme du château. Une troisième cour est flanquée de deux pavillons détachés en avant de la cour d’honneur à laquelle monte un escalier en degrés convexes contrepartis. De part et d’autre, des terrasses en surélévation matérialisent au sol l’emplacement habituel des bâtiments qui, dans les anciennes constructions, fermaient la cour d’honneur. Le château, de schiste brun violacé chaîné de pierres calcaires blanches, s’inscrit dans une composition pyramidale. Le haut pavillon central, sur trois niveaux, est coiffé d’une haute toiture d’ardoises coupée d’une plate-forme dont le lanternon forme signal. Il est épaulé de deux ailes en retrait de deux étages. Aux extrémités, deux petits pavillons, en rez-de-chaussée, sont couverts en terrasses. A l’arrière, devant la façade ouest, s’étend un vaste parterre terminé en hémicycle qui reprend, en l’inversant, le dessin des douves. Un chemin périphérique de promenade en terrasse légèrement surélevée l’entoure. Des perrons de quelques marches descendent dans les allées à la croisée desquelles se situe un grand rond d’eau. Sur le coteau sud, le parc est organisé par la trame de larges allées plantées d’alignements d’arbres. Vers l’ouest et le nord, autour du grand parterre, se développent des espaces agraires et des bois. Au nord, en contrebas de la cour des écuries, s’élèvent quelques communs ainsi qu’un potager clos de murs. Près de l’entrée, la chapelle du château est construite à partir de 1650. Elle devient l’église paroissiale du bourg qui se constitue alors. A la mort de Jean de Choisy, le domaine revient à son fils puis, par héritage, à Jacques de La Cour, premier marquis de Balleroy en 1704. Au XVIIIe siècle, la composition du grand parterre est enrichie et les tracés des bosquets sud se complexifient avec la création de grandes allées, de ronds-points, de salles vertes...
Trois vergers potagers se développent avec leurs bassins d’arrosage. Les alignements d’arbres se densifient dans le parc où de grandes allées en patte d’oie se rencontrent sur un belvédère dominant la Drôme. Des herbages, des pacages et de nombreux vergers de plein vent s’étendent en limite des jardins. Balleroy est alors dans sa plénitude de jardin classique tel que l’ont voulu
Jean de Choisy et François Mansart. Abandonné pendant la période révolutionnaire, Balleroy ne souffre que du manque d’entretien et ne subit que peu de dégradations. Au milieu du XIXe siècle, avec le retour de la famille de Balleroy, le parc est remanié par les paysagistes Bournot et Chatelain. Le grand parterre est supprimé au profit d’une vaste pelouse, les bosquets sud adoptent un tracé plus souple et, au nord, un parc romantique parcouru de grandes allées sinueuses, s’étend jusqu’au vallon de la Drôme. De grandes perspectives vers la rivière et laforêt de Cerisy mettent en scène le paysage. Le début du XXe siècle, est marqué par le passage d’Achille Duchêne qui installe, vers 1905-1910, deux grands parterres de broderies dans la cour des écuries. En 1943, devant la menace d’abattage des arbres par l’armée d’occupation, le parc et ses avenues sont classés parmi les sites. La majeure partie du domaine est vendue, pour la première fois de son existence en 1970, à Malcom Forbes, richissime patron de presse américain et passionné de ballons dirigeables. Les anciens bosquets paysagés et le parc anglais, déjà appauvris, sont encore mis à mal par les tempêtes de 1987 et surtout de 1999 qui endommagent fortement les structures arborées du parc.

Éléments protégés MH : le château, les pavillons d'angle de sa cour d'honneur, les douves, les jardins et le parc, les façades et les toitures des bâtiments des communs et les deux tours qui précèdent ces derniers : classement par arrêté du 18 janvier 1951.

château de Balleroy 14490 Balleroy, tel. 02 31 21 60 61 - Fax. 02.31.21.51.77, ouvert au public, visite du 15 mars au 30 juin et du 1er septembre au 15 octobre de 10h à 12h et 14h à 18h, fermé mardi, en Juillet et août le château est ouvert tous les jours de 10h à 18h.

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Texte de loi sur le droit à l'image des biens (photos)


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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique
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