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Château de Layre
 
 
château de Layre à Saignes Château de Layre à Saignes château de Layre à Saignes Château de Layre à Saignes
 
 

 

           Le fief d’Argélie appartient d’abord à la famille de Saignes, puis aux de Chalus. En 1355, Hugues de Chalus rend hommage à Guillaume de Fleura pour son fief. Le château serait passé aux mains de Jacques Alby ou de la Blanchie, en vie en 1423. Ensuite il entre par mariage dans la famille d’Estang, puis dans celle de Ribier. Ces derniers prennent le nom de Ribier de Layre. Au XVIIe siècle le château est incendié. Au milieu du XIXe siècle, il appartient au comte de Sartiges qui fait reconstruire le château. Le domaine est acheté vers 1900 par Edmond Pochat qui fait agrandir la demeure.
L'édifice construit par le comte de Sartiges est très simple, c’est un parallélépipède de deux niveaux, double en profondeur. C'est davantage une grosse maison qu'un château. La demeure est bâtie sur une petite colline qui domine la vallée légèrement vallonnée de Saignes. Elle est au cœur d'un vaste domaine, à seulement quelques kilomètres de la mine qu'Edmond Pochat dirige. Si l'emplacement est idéal pour l'homme d'affaires, la demeure lui semble sans doute un peu petite et surtout trop banale pour un notable fortuné comme lui. Il charge donc Lemaigre de l’agrandir et de refaire la décoration. La mise en place des nouvelles parties et des volumes ne se fait pas sans tâtonnements. Plusieurs lettres du propriétaire existent toujours et sont conservées dans le fonds Lemaigre. Ces documents précieux relatent les différentes phases de l’évolution du projet puis de la réalisation, ainsi que quelques problèmes de livraisons et de malfaçon.
Le premier projet remis le 19 juillet 1907 est jugé trop massif. Pochat joint à son courrier un croquis "à titre d’indication", pour montrer à son architecte la voie dans laquelle il souhaite voir le projet évoluer. Cependant, l’aspect général semble tout à fait à son goût, puisque selon lui il faut absolument conserver le "caractère amusant du premier projet". Ce dessin est sans doute celui qui place la quasi-totalité des extensions à gauche du corps de bâtiment d’origine. Cet imposant massif barlong est à peine contrebalancé par deux tours greffées aux angles de l’autre façade latérale. Lemaigre tente ensuite de mieux répartir les nouvelles constructions, en les plaçant de part et d’autre du corps de logis ancien . Deux pavillons sont placés sur une diagonale, aux angles avant gauche et arrière droit; une tour circulaire orne l’angle arrière gauche. Sur la face postérieure, entre la tourelle et le pavillon probablement affecté aux services, il y a une cage d’escalier à pans coupés qui est aligné sur l’aile des services. Cette composition ne semble pas très cohérente, trop désorganisée. Si le côté amusant que prise tant Pochat est l’animation des façades... voici la «drôlerie» poussée à l’extrême. Lemaigre opte alors pour une organisation plus sobre: deux pavillons qui flanquent le logis existant. Le corps central et les ailes ne sont pas alignées, les retraits et les saillies animent les façades. Afin d’agrémenter encore ces dernières, on ajoute quelques tourelles, sans lesquelles un château n’en serait, semble-t-il, pas tout à fait un. Dans un premier temps, elles cantonnent l’aile gauche, puis elles migrent sur la façade principale, aux angles de la partie ancienne.
Le projet accepté par Edmond Pochat et réalisé est constitué de deux ailes rectangulaires, en retrait par rapport à la façade principale, mais en saillie sur la face arrière. Cette dernière reçoit la cage d’escalier d’un escalier demi-hors œuvre dont le fond est semi-circulaire. Entre l’escalier et la saillie du pavillon gauche, la terrasse qui donne accès au hall est couverte d’une vaste marquise en verre et fer forgé. La façade d’honneur est cantonnée de deux tours et sa partie centrale dispose d’un perron qui permet d’accéder au vestibule. Les abords immédiats du château sont ceints par un mur de soutènement, qui délimite la terrasse qui, par un petit escalier, donne accès au jardin d’agrément situé en contrebas.
L’aile gauche est réservée à la réception, elle comprend un grand et un petit salon. Ils sont largement ouverts l’un sur l’autre et ne sont séparés que par de larges portes vitrées qui permettent d’embrasser du regard les deux pièces. Cette fusion des espaces est très à la mode à Paris en ce début de XXe siècle. Du petit salon, on accède au cabinet de travail par une porte dérobée aménagée dans le mur de l’ancien corps de logis. L’aile droite est dévolue aux services, avec une cuisine, un office. Cette partie est reliée au logis central par un couloir qui donne accès à l’escalier et au hall et par une porte ménagée dans le mur de la salle à manger. Les serviteurs peuvent donc se rendre de l’office aux étages sans être vus, ou de la cuisine à la salle à manger, mais en traversant auparavant un dégagement et l’office. Au centre, le vestibule dessert le cabinet de travail et la salle à manger tandis que le hall ouvre sur les deux salons. Le hall est très vaste et décoré avec soin. De belles tentures Art Nouveau ornent les murs et le sol est couvert d’un riche tapis de Paray-le-Monial. Cet espace n’est pas qu’un lieu de passage, c’est un lieu d’accueil, voire de réception comme cela se fait parfois à la même époque. Le hall, bien que simple en hauteur ici, sert à exposer de beaux objets et est meublé de manière à y tenir salon de façon sans doute moins formelle que dans les pièces prévues strictement à cet effet. Le grand vestibule est complété par un petit vestibule qui sert probablement d'antichambre pour le bureau du maître de maison. Ainsi, Edmond Pochat peut recevoir ceux qui supervisent l'exploitation minière, sans qu'ils n’empiètent sur l'espace privé: ils entrent par une porte secondaire et n'ont pas à emprunter les parties réservées à la famille et aux relations mondaines.
Le premier étage est réservé à la vie de famille; on y accède par un grand escalier en marbre, le seul du logis. Ce niveau est desservi par une longue galerie. Les appartements de monsieur et de madame occupent tout le corps de logis central et sont bien isolés du reste de l’habitation. Pour y accéder, il faut traverser une antichambre dont les extrémités sont garnies de placards. Les nouvelles ailes abritent également des chambres avec leurs annexes. Le dernier niveau, des combles surhaussés sont aménagés en chambres assez spacieuses. (1)

château de Layre 15240 Saignes, propriété privée, ne se visite pas.

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(1)    sources : Louis de Ribier, Saignes, la commune, le canton, 1789-1930, notes d’histoire contemporaine, Ed. Édouard Champion, 1930,


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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique
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