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ce château ne consiste que dans une tour quadrangulaire
arrondie sur ses angles, et à peu près en ruines aujourd'hui. Elle surgit en
quelque sorte d'un bloc de rochers, en saillie sur une fraîche et verte
prairie qui décline rapidement vers le village de Rouffiac. On y gravit par
des escaliers taillés dans le roc, coupé à pic sur un côté. Ses murs portent
aujourd'hui une magnifique parure de lierre qui pénètre même au-dedans de la
tour, en revêt les parois, pousse plusieurs guirlandes sur les plafonds et
le long des cheminées , formant ainsi une tapisserie intérieure du goût le
plus original. La tour communique avec une petite terrasse triangulaire,
cette plate-forme surplombe le rocher et la prairie, commande la rivière, le
village de Rouffiac, et offre un coup d'œil des plus imposants sur le haut
de la vallée. Au rocher qui supporte le château se rattache un groupe
d'autres rochers ; le site entier est presque enveloppé par un massif de
grands arbres qui, de loin, le dessine à l'œil sur la pente orientale de la
vallée.
La Force était un ancien fief qui relevait de l'abbé d'Aurillac. Noble
Guillaume de la Force, damoiseau, l'occupait en 1395. Pierre Cambon,
bourgeois d'Aurillac, fit hommage à l'abbé d'Aurillac, en 1465, des fief,
château et forteresse de la Force, ainsi que du château vieil situé entre
Belliac, Salesse et Rouffiac. On ne retrouve pas l'emplacement du château
vieil. La famille du Trieu jouissait de La Force à la fin du XVe siècle;
Catherine du Trieu porta cette seigneurie en dot, en 1553, à Gabriel
Saunier. Elle était possédée, en 1590, par Antoine Parisot, bourgeois
d'Aurillac. Un autre bourgeois d'Aurillac, Pierre Piganiol, était plus tard
seigneur de la Force. Ce Pierre Piganiol eut pour fils Jean-Aymar Piganiol,
gouverneur des pages du comte de Toulouse, en 1709, et qui s'est distingué
par ses écrits sur la géographie politique et historique. Aymar Piganiol
avait aussi composé une description très curieuse de Versailles et de Marly.
Comme il possédait, outre ses autres charges, celle de contrôleur des
guerres au régiment des gardes suisses, il voulut se fixer à Paris et
vendit, en 1751, le fief et château de la Force à N. Guy de l'Olm, seigneur
de Lalaubie. La famille de Lalaubie a possédé cette propriété jusqu'en 1832.
M. Gustave de Lalaubie l'a vendue à M. Saphary, qui l'a revendue à M.
Establie. Ce domaine est riche en foin et d'un bon produit. (1)
château de la Force 15130 Saint-Simon, propriété privée, ne se visite pas,
vestiges.
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