|
Ce très intéressant édifice n'était, il y a une
quinzaine d'années, qu'une ruine très romantique. Il a été vigoureusement
restauré et est ouvert au public. L'ancien cadastre présente un vaste
édifice, disposé en quadrilatère et cantonné à chaque angle de tours rondes,
à l'exception du nord-ouest, où l'on retrouve l'église paroissiale. Il ne
subsiste aujourd'hui que la partie sud- ouest, et des fragments de la partie
nord-est, auprès de laquelle s'étendait autrefois un cimetière. Dès 1699, il
menace ruine, la toiture s'est effondrée, et les murs sont par endroits
lézardés. Il est restauré par la suite, mais le pigeonnier que l'on aperçoit
sur le cadastre de 1831, disparaît. Ce qui reste de ce château de la
deuxième partie du XVe siècle, est le corps de logis principal. De plan
rectangulaire à trois étages, dont un à surcroît, il est flanqué au
sud-ouest par une grosse tour circulaire. Une tour carrée d'escalier est
adossée au milieu de la façade nord Les fenêtres des deux étages sont à
croisées de meneaux et appuis saillants moulurés, celles de l'étage à
surcroît sont particulièrement remarquables ainsi que la porte d'entrée de
la tour d'escalier, avec arc infléchi et pinacles terminés par de gracieux
fleurons. L'intérieur de cette tour conduit à un petit vestibule voûté avec
clef armoriée. Dans l'autre tour cylindrique se voient d'étranges graffiti à
caractère ésotérique, mais il est difficile de dire s'il s'agit là de
l'œuvre d'un mystificateur ou d'un initié. On notera aussi les murs-pignons
à crossettes et fleurons.
Les seigneurs de Barbezières portaient le nom de leur terre. Cette famille
très importante de l'angoumois est rattachée par ses alliances à l'actuelle
famille royale
d'Angleterre. Un seigneur de Barbezières, est en 1303, sommé par Philippe le
Bel, de se rendre aux armées. Après l'extinction à la fin du XVIIe siècle,
de la branche aînée, ce qui est cause du délabrement du château, la
seigneurie est partagée et vendue à plusieurs gentilshommes, entr'autres,
René de Brouillac, seigneur de La Touche du Péron, qui en cède à son tour la
moitié à Jean Babin, seigneur de Ranville. Une autre héritière, Charlotte d'Escoubleau
de Sourdis, cède à ce dernier, des parts de cette seigneurie. Le château est
affermé. Cet état de choses fut le plus souvent, très préjudiciable aux
châteaux et maisons nobles. En 1756, Jean Faure de Rancureau, est seigneur
de Barbezières. Un de ses descendants, Jean-François Faure, meurt sans
postérité en 1861. Propriété de cousins, le château est divisé et vendu pour
une partie à Jean Ferret, dont les descendants le conserveront jusqu'en
1970. (1)
Éléments protégés MH: le château en totalité : inscription par arrêté du 27
février 1925
château de Barbezières 16140 Barbezières, ouvert au public
tous les samedis de 10h à 18h, collection d'art populaire: mobilier,
poteries, faïences, outils des XVIIIe et XIXe siècles, 700 pièces
exposées....
Ce site recense tous les châteaux de France, si vous possédez des documents
concernant ce château (architecture, historique, photos) ou si vous
constatez une erreur, contactez nous. Propriétaire de cet édifice, vous
pouvez enrichir notre base de données en nous adressant un historique
détaillé et des photos pour illustrer cette page, merci.
A voir sur cette page "châteaux
de la Charente" tous les châteaux répertoriés à ce
jour dans ce département. |
|