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Château des Ombrais à Saint-Projet-Saint-Constant
 
 

   Grâce aux archives départementales de la Charente, aux archives générales de la rue du Chaume à Paris, au registre de Blanchard déposé à la bibliothèque de la Cour de Cassation, nous avons pu reconstituer les annales de huit familles qui ont successivement possédé les Ombrais jusqu’à nos jours. Ce sont les Daly, Corlieu, de La Croix, Odet du Fouilloux, de Vezeau de Rancogne, de Berlin, de Rassat du Lacq et Faure de Saint-Romain. Au commencement du XVe siècle, une lutte terrible éclata entre les maisons de Bourgogne et d’Orléans: Louis, frère de Charles VI, roi de France, avait été assassiné à l’instigation de Jean Sans Peur, duc de Bourgogne et comte de Flandre. Les deux princes, ses héritiers, Charles d’Orléans et son frère Jean, comte d'Angoulême, épuisèrent tous les moyens pour venger cette mort. Ils trouvèrent un grand appui, soit en subsides, soit en hommes, près de l’Angleterre. Ne pouvant payer une dette aussi considérable, le comte d’Angoulême se constitua prisonnier jusqu’à son final paiement. On lui donna, pour l’accompagner dans son exil, six chevaliers dont les noms suivent: le sire de Saveuzes, Archambaud de Villars, Le Bouteillier de Senlis, Marcé le Borgne, Hector de Pontbriant, et enfin Jean Daly. Ce dernier resta trente-deux ans compagnon de captivité de son maître. En 1445 le comte d'Angoulême rentrait en France et Jean Daly l’accompagnait. Sous Charles d’Orléans, Jean Daly devenait fourrier de Louise de Savoie. En 1479, pour ses bons et loyaux services il recevait en don "l’Hébergement et hostel noble des Umbrails (Les Ombrais), sous la foi et hommage d'un autour ou d’un marboltin d’or, à chaqun muance de seigneur". Après la mort de Charles de Valois, en 1496, Jean Daly rend hommage à Louise de Savoie, mère et tutrice de ses deux enfants mineurs, Marguerite et François, âgés de deux et quatre ans. En 1506, l’évêque d’Angoulême, Anthoine d’Estaing, sur l’ordre du pape Urbain, fit une enquête pour la béatification du comte Jean d’Angoulême surnommé à si juste titre Le Bon. Jean Daly est un des principaux témoins entendus.

François de Corlieu, licencié ès lois, lieutenant général d’Angoumois, avait dressé en novembre 1496 l'inventaire de la bibliothèque et des objets mobiliers du château de Cognac, à la requête de Louise de Savoie, veuve de Charles d'Orléans. Peut-être est-ce à ce moment que François de Corlieu fit la connaissance de Jean Daly? Il était à cette époque grand acquéreur de biens nobles: il achetait Rochereau et peu après les Ombrais. Nous ne savons pas combien de temps il demeura propriétaire. Ce qu'il y a de certain, c’est qu’en 1540, sa veuve, Marguerite Loubat, s’intitule dame des Ombrais, et assure à son fils Joachim de Corlieu, avocat en parlement de Paris en 1535, en considération de son mariage avec Marguerite Ruzé, le tiers de ses biens. Le registre de Blanchard, déposé à la bibliothèque de la Cour de Cassation, constate sa mort le 24 avril 1552, laissant de son mariage trois filles: Marguerite de Corlieu, mariée en l’église de Saint-André-des-Arts à Paris, à Anthoine de Rouault, écuyer, seigneur de la Mothe; Anne de Corlieu, mariée dans la même église, le 3 mai 1568, à Louis Le Bascle, seigneur de Semans, gouverneur du château royal de Chinon, l’un des cent gentilshommes de la maison du Roy; et enfin Madeleine, née posthume. En 1571, Anne de Corlieu, veuve de Louis Le Bascle, fait hommage au Roi de sa seigneurie des Ombrais, avec ses appartenances et dépendances, et demande qu’il soit dressé un terrier pour les rentes dues et non payées "à cause des guerres du temps". Ce terrier est un document de première importance pour l’étude de ce fief: on y voit figurer, en effet, les noms des tenues, leur étendue, leur nature, les redevances dont elles sont chargées, et les noms des tenanciers. Le 6 Février 1581, la terre des Ombrais entre dans la famille de La Croix, par le mariage d’Anne de Corlieu, dame des Ombrais, veuve de Louis Le Bascle, avec Aimery de La Croix, écuyer, seigneur de la Carte; le contrat de mariage passé au logis et maison noble des Ombrais, reçu Pasquet, notaire.

De ce mariage est venu Joachim de La Croix, écuyer, seigneur des Ombrais, La Fenêtre, La Chaise, qui épouse vers 1600 Françoise de Lamberlie, fille de Raymond, écuyer, seigneur de Menet, et de Louise de La Marthonie. Gabriel de La Croix, écuyer, seigneur des Ombrais, leur fils aîné, épouse Isabeau de Berthomé, fille de Jacques, écuyer, seigneur de Touret, et de Charlotte Bertrand, dont: Jacques et Marguerite. Jacques de La Croix, écuyer, seigneur des Ombrais, épouse le 16 janvier 1653, Angélique de Massacré, fille de feu Guillaume, écuyer, seigneur de L’Abrègement, et de Catherine Guy. Ont signé au contrat: Françoise de Massacré, Louis de La Rochefoucauld, Jean de Lembertie, Jean de Livron, de La Coussière, de Guitard, Raymond de Lajard, etc. Pillorget, notaire. Le 27 janvier 1664, ledit Jacques de La Croix et sa femme, échangent leur maison et seigneurie des Ombrais contre la somme de 600 livres de rente constituée, cédée à Isaac Odet, seigneur du Fouilloux et des Houillères; et peu de temps après a lieu la remise à l’acquéreur des papiers et titres de propriété concernant ce fief par Angélique de Massacré devenue veuve. Ainsi, après être restée pendant quatre générations et près d’un siècle dans la famille de La Croix, la terre des Ombrais, par suite d’une situation de fortune obérée, passa dans la famille Odet du Fouilloux. Isaac Odet, écuyer, seigneur du Fouilloux et des Houillères, le nouvel acquéreur des Ombrais, avait épousé le 20 février 1633 Anne de Villemandy, fille de feu noble homme Philippe de Villemandy, en son vivant avocat au Parlement de Paris, et de Renée Dulignon. Le contrat de mariage fut passé au château de La Rochefoucauld, en présence du duc de La Rochefoucauld, François VI, l’auteur des Maximes, d’Anne de Vivonne, sa femme, de leurs enfants, et des principaux habitants de la ville et des environs, huguenots bien entendu. Ont signé: Izaac Odet, Annne de Villemandy, Renée Dulignon, Robertson, Lériget, Armand du Lan, Isaac du Lan, Suzanne de Lescours, etc. Desaunière, notaire.

Du mariage d’Isaac Odet, ne paraît issu qu’un seul enfant, Charles-Isaac, marié le 20 septembre 1679 à Anne Pasquet, fille de feu Henri, seigneur de Lagebaston, et de Marguerite de Morel. Ce mariage devait avoir une courte durée et une triste fin. Le 5 mai 1687, entre quatre et cinq heures du soir, le seigneur des Ombrais se rendait à cheval aux Liguons. Il avait eu à se plaindre d’un domestique, que le sieur Laforcade, horloger audit lieu, avait pris à son service. Ce que nous savons, c’est que peu de temps après, il fut rencontré par plusieurs témoins sur le chemin des Ombrais, distant des Lignons d'une demi-lieue, la tête couverte de sang, auxquels il n’eut la force que de dire ces mots: "Les valets de Laforcade m’ont tué". A peine arrivé aux Ombrais, on le descendit de cheval; il fut étendu sur son lit chez le métayer Delasge, et rendit le dernier soupir. Sa femme, Anne Pasquet, aussitôt prévenue, le fit transporter à Lagebaston. sa demeure ordinaire, et enterrer dans son jardin sans aucunes cérémonies religieuses. Le 9 mai, à la requête de sa veuve, une longue instruction fut commencée, de nombreux témoins entendus, parmi lesquels le tailleur d’habits du Maine-Querrant, Charles Cailleteau, le meunier de Puyvidal, C. Delombre, etc. De toutes les dépositions, nous n’en signalerons qu’une, qui nous éclaire sur la situation religieuse si troublée à ce moment par l’animosité qui existait entre catholiques et protestants, depuis la révocation de l’Edit de Nantes, prononcée par Louis XIV, quelque temps auparavant: "Que foi ne doit être ajoutée à ce que pourrait avoir dit le seigneur des Ombrais avant sa mort, d’autant qu’il était mort hérétique, sans avoir abjuré l’hérésie, et même ayant refusé les sacrements de l’Eglise, et s’est fait enterrer dans son jardin. Signé: Souchet". Malgré nos recherches, nous n’avons pu découvrir la solution de cette affaire qui durait encore six mois après. De ce mariage étaient issus trois enfants: Isaac, décédé aux Fouilloux, le 2 mars 1729; puis Sarah, qui après la révocation de l’Edit de Nantes, s’expatria plutôt que de rentrer dans le sein de l’Eglise; et enfin Suzanne, mariée à Samuel-François de Devezeau de Rancougne, garde du corps du roy.

Par ce mariage, la terre des Ombrais passa dans la famille Devezeau de Rancougne, qui la conserva un demi-siècle à peine. Les baux à ferme de cette époque nous montrent qu’elle était assez mal administrée, et que le cheptel était bien maigre dans les métairies. Samuel-François de Devezeau, écuyer, seigneur de Rancougne et des Ombrais, eut de son mariage avec Suzanne Odet, trois enfants: rançoise, née en 1700; Jean-François, né le 24 janvier 1702, dont le parrain fut Pierre Thibaut, écuyer, seigneur du Puy-de-Lacou, et la marraine, Anne Pasquet, dame du Queyroy; et Pierre, né le 13 février 1704, nommé par Pierre Pasquet, sieur de Villebaret, et par Marie Françoise d’Escravayat, tous les trois baptisés dans la chapelle de Rancogne. En 1721, Samuel de Devezeau, écuyer, seigneur de Rancogne et des Ombrais assiste à l’abjuration de Messire Louis du Lau, écuyer, seigneur de Souligonne, en l’église de Rancogne, avec d'autres seigneurs des environs parmi lesquels Pierre de Mergey, écuyer, seigneur du Chastelard; Gourdin, écuyer, seigneur du Breuil; d'Abzac, écuyer, seigneur des Tuffas. Samuel de Devezeau, décéda le 15 mai 1723 et fut enterré dans la chapelle ou furent baptisés ses enfants. En 1727, sa veuve et ses enfants, après avoir d’abord renoncé à sa succession, l'acceptèrent sous bénéfice d’inventaire. Le 14 avril 1740, Jean-François de Devezeau, écuyer, seigneur de Rancogne, Le Fouilloux et des Ombrais, l'un des gardes du corps du roi, vend à haut et puissant seigneur Jean de Berlin, conseiller du roi en tous ses conseils, maître des Requêtes de son hôtel, baron et comte de Bourdeille, seigneur de Brantôme, le logis noble des Ombrais avec toutes ses appartenances et dépendances. Le 17 février 1742, la vente est définitive moyennant 18.000 livres, plus 302 livres 5 sols de rente, au principal de 4.834 livres 8 sols 6 deniers dû par M. Devezeau de Rancogne à dame Lucrèce de Grimoard.  L’inventaire qui fut dressé en présence de Binaud, Meyjounissas et Juzaud, notaires royaux, à cette date, prouve que les Ombrais n’étaient plus habités depuis de longues années, car il n’y existait pas un meuble.

En achetant cette terre, Jean Berlin, en bon administrateur qu’il était, n’avait en vue que de faire une affaire, aussi ne la garda-t-il pas longtemps, vingt et quelques années seulement, le temps de reconstituer le domaine et de le revendre avantageusement. Le 17 décembre 1766, M. de Berlin, ancien contrôleur général des finances, ministre et secrétaire d’Etat de Louis XV, vend à M. François de Rassat du Lacq la terre et château des Ombrais, contre la somme de 30.000 livres. En 1775, M. de Rassat en fait hommage au comte d’Artois, duc d’Angoulême, vicomte de Limoges, marquis de Pompadour, plus tard Charles X. La Révolution survient; on est en pleine Terreur. Il suffisait de peu de chose pour envoyer à l’échafaud les gens les plus honnêtes, surtout quand les convoitises étaient en jeu. On accusa M. Bonnet de Rassat du Lacq d’avoir prononcé des paroles hostiles contre la révolution et ses partisans, et notamment celle-ci: "Si ma jambe droite était aussi bonne que ma jambe gauche, je serais certainement émigré avec mon fils et mon gendre". C’était son arrêt de mort. Le Comité révolutionnaire fit une dénonciation aux autorités du directoire de La Rochefoucauld: M. de Rassat fut arrêté, conduit au château de La Rochefoucauld converti en prison d’Etat, où se trouvaient déjà six autres personnes du pays: Mesdames de La Soudière, de Saint-Projet, de Chamborant, Duplessis-Lamerlière, le Docteur Brebion de Lahaye et Gellé, curé de Villejoubert. Ordre fut donné à la gendarmerie de conduire les sept inculpés à Paris, pour être traduits devant le tribunal révolutionnaire. Ils comparurent devant Fouquier Tinville, qui dressa contre eux un acte d’accusation terrible, sur des faits insignifiants ou mensongers. Madame de La Soudière et M. de Rassat du Lacq furent conduits dans la même charrette et exécutés le même jour, le 16 messidor, an II (8 juillet 1794). Leurs compagnons les suivirent de près, à l’exception de Madame de Chamborant, qui étant enceinte, dut son salut à cette circonstance.

Malgré la confiscation des biens prononcé par le tribunal révolutionnaire, la terre des Ombrais échappa à l’ambition de certaines personnes du pays, dont les dénonciations n’avaient pas d’autre but que la possession de cette terre. Maître Dulignon Desgranges, avocat, demeurant à La Rochefoucauld, en devint le fermier apparent, et grâce à son dévouement, parvint à la rendre après la tourmente à Madame de Rassat. Elle-même, emprisonnée depuis la mort de son mari, était détenue au château de La Rochefoucauld, et ne dut sa libération qu’à la mort de Robespierre, le 9 messidor (27 juillet 1794. Par le mariage en 1784 de Jeanne-Hippolyte de Rassat du Lacq avec Bertrand Faure de Saint-Romain, la terre des Ombrais passa dans cette dernière famille. De ce mariage vinrent trois enfants: Auguste, Elie et Jean-François. Madame de Saint-Romain montra pendant la Révolution une grande énergie en défendant le patrimoine de ses trois orphelins. On racontait dans le pays, que malgré les dangers qui pouvaient en résulter, et pendant la fermeture des églises, elle encourageait en secret le culte catholique, et faisait embrasser aux paysans un crucifix qu’elle tenait caché dans son corsage: cette pieuse relique est encore entre les mains de ses petits enfants. Madame de Saint-Romain demeurait néanmoins dans un grand dénuement. Aussitôt l’avènement des Bourbons et le 3 décembre 1814 elle adressa au roi la pétition que voici: "Sire, Jeanne-Hippolyte de Rassat du Lacq, veuve de feu Bertrand Faure de Saint-Romain, ancien officier, massacré à la funeste expédition de Quiberon le 29 juillet 1795, fille de Bonnet de Rassat du Laôq, massacré à Paris, le 4 juillet 1794, dont l’unique crime était d’aimer son Roi, a l'honneur d’exposer à Votre Majesté, qu’elle est mère de trois enfants, sans fortune, que l’émigration de feu son mari, celle de son frère, et la condamnation de son père à la peine de mort, ont entraîné la perte presque totale de sa fortune. Elle supplie humblement Votre Majesté de daigner lui accorder une pension; telle modique qu’elle soit, elle soulagera son infortune. Confiante dans la bienveillance de Votre Majesté, elle est avec un profond respect, Sire, de Votre Majesté, la très humble et très obéissante servante et fidèle sujette. Veuve Faure de Saint-Romain".

Le comte de Damas-Crux, certifie le 7 février 1815: "Nous, Etienne-Charles de Damas, comte de Damas-Crux, grand-croix de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, lieutenant général des armées du roi, premier gentilhomme de la Chambre de Mgr le duc d’Angoulême, etc, certifions, en notre qualité d’ancien colonel, capitaine d’une légion de notre nom, au service de Hollande, que Monsieur Bertrand Faure de Saint Romain a servi dans l'infanterie de ladite légion depuis le 28 juin 1793, qu’il s’est embarqué avec ce corps pour l’expédition de Quiberon, et que nous avons entendu dire qu'il avait été du nombre des braves qui ont été fusillés. Le comte de Damas-Crux". En marge de la pétition: "Nous gentilshommes, anciens officiers, demeurant à La Rochefoucauld, certifions que l’exposé ci-contre est en tout point conforme à la vérité. C’est pourquoi, nous avons l'honneur de recommander Madame Veuve Faure de Saint-Romain aux bontés de sa Majesté. Signé: Pasquet du Bousquet, Armand Dulaud, Le vicomte Joseph de Lambertye, Le Chevalier de Sautereau, colonel d’infanterie, chevaliers de Saint-Louis". Cette pétition fut prise en considération, et l’infortunée veuve put élever dignement ses trois orphelins: l'aîné, Auguste, devint attaché d'ambassade, et les deux autres Elie et François furent de brillants officiers qui se distinguèrent dans les guerres de l’Empire au service de la Patrie. Les héritiers de M. de Rassat du Lacq vendirent plus tard la terre et le château des Ombrais à Madame la comtesse du Lau, mariée à M. de Larevenchère, et à sa mort survenue en 1886, il a été racheté par M. Hector de Montégut, et sa femme, née Faure de Saint-Romain.

Architecture du château des Ombrais:

La construction du château remonte au milieu du XVe siècle: les meneaux des fenêtres par leurs sculptures fines et variées, les murs de plus d’un mètre d’épaisseur, les bancs de pierre sculptés, enchâssés dans l'intérieur des fenêtres, nous fixent incontestablement cette époque. Le portail surmonté de créneaux date du commencement du XVIe siècle. Trois tours existent encore, mais découronnées: celle du nord a disparu. La tour de l’escalier est octogonale à l’extérieur et ronde à l’intérieur, ayant 4 mètres de diamètre et 67 marches, éclairée par quatre petites fenêtres à meneaux et vitraux anciens. Malheureusement, à la restauration, de 1814 à 1819, une véritable démolition du troisième étage vint enlever au vieux logis une grande partie de sa physionomie. La toiture pointue fut remplacée par une toiture basse, et une galerie de pierre, dite italienne, prit la place des charmantes fenêtres Renaissance dont le château de La Rochefoucauld nous donne le modèle. Il en existe encore plusieurs spécimens. La date de cette mutilation est certaine; elle nous est donnée par une inscription gravée en 1819 au château de Puyvidal, situé en face des Ombrais, et qui a subi le même sort. Le rez-de-chaussée et le premier étage ont été modernisés à l’intérieur; on n’y voit plus les bancs de pierre dont nous avons parlé plus haut. Le deuxième étage, au contraire, a gardé toute son ancienne physionomie, bancs de pierre, plafonds à poutrelles. Le château n’a pas de fondements: il est bâti sur le rocher. Une cave assez profonde est creusée en plein roc. Un chemin de ronde de deux mètres d’épaisseur entoure encore une partie de l’habitation, le reste était défendu par des fossés comblés depuis plusieurs années. Des fragments de boulets trouvés dans une vieille démolition, feraient supposer que le château aurait subi quelque assaut pendant les guerres de la Fronde. (1)

château des Ombrais 16110 Saint-Projet-Saint-Constant, tel. 06 31 86 18 40, cadre exceptionnel pour vos réceptions...

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chateau des Ombrais à Saint-Projet

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(1)
    Histoire d'un vieux logis en Angoumois. Le Château des Ombrais par M. H. de Montégut. Imprimerie et librairie A. Pissard, Ruffec (1922)

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