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Il est fait mention en 1186 que Guy de Til-Châtel prit
Lux en fief de Hugues III, et fit fermer de murs le fort. En janvier 1244,
lettre de Jean, seigneur de Til Châtel, par laquelle il promet au duc de
Bourgogne de le dédommager en cas de besoin, pour raison de ce que le duc
s'est rendu caution pour lui pour la somme de 800 livres estévenant pour
laquelle la ville et la maison et forteresse de Lux fut engagée par Jean du
consentement du duc, du fief duquel étaient lesdites ville et forteresse. Le
8 octobre 1355, Béatrix de Linière, dame de Rougemont et de
Rochefort-outre-Saône, jadis femme de Guillaume de Rougemont, reconnaît
qu'elle tient en fief du roi à cause de son douhaire 60 journaux de terre
arrables appartenant à l'ostel et grange de Lux ; et ensamble ledit hostel
si comme il se comporte en court, vergiers et autres aisances. En 1387, "les
feux de la ville de Lux, qui sont tous taillables à volonté à Monseigneur de
Tilchâtel et à M. Humbert de Rougemont, chevalier, en laquelle ville n'a
marchié, foire ne forteresse". En 1431, "Lux, taillables au seigneur de
Trichatel et au seigneur de Roigemont, hault et bas, et doyvent chascun
feu... deux voitures de boys mené au chastel".
Le 18 octobre 1443, Odot de Molain rappelle qu'il a recemment acheté aux
frères Jean de Rye, seigneur de Til-Châtel, et Thibaud, seigneur de
Rougemont et Ruffey-sur-l'Ognon, pour 1040 francs les droits du seigneur de
Til-Châtel à Lux. Il leur accorde rachat pendant 12 ans, mais exclut de ce
réméré "la maison qui est ou fort dudit Lux qui conpetoit audit seigneur de
Til-Chastel en laquelle l'on a acoustumé de tenir les jours et faire les
greniers dudit seigneur". Terrier de la châtellenie de Lux en 1513
appartenant à Jacques de Mâlain, seigneur de Lux, Voudenay et autres lieux.
"La place, chastel et maison forte est une très belle, noble et antique
forteresse bien bastie et ediffiée tant en maison, salles, chambres,
pourteaux, chapelle, granges, etableries, greniers, fourgs et plusieurs
autres beaux et nobles edifices environnés de très belles et fortes
murailles, et les allées d'icelles murailles bien couvertes en grande
magnificence tout à l'entour avec quatre belles tours, les faulces brayes et
deux tours couvertes aux dites faulces brayes, ensemble les fossés à eaue
vive par lesquels passe la rivière de Tille et aussi le commencement d'un
très fort donjon à l'endroit du carré devers la rivière. Lequel chastel
tient, en avant, environ trois journaux. Place devant le chastel entre deux
d'un des carrés ou est le grand portail, entrée et pont-levis, auquel il y a
deux belles tours. Auquel portail est la chapelle, chacune des tours à trois
étages et six chambres à cheminées, deux étages au portail et dessous les
prisons de la justice. De ce lieu on va contre soleil couchant par dessus
les murailles à couvert, à l'ancienne tour, derrière laquelle est le
commencement du donjon." Droit de totale justice, fourches patibulaires à
quatre colonnes...
En 1568, les habitants de Spoy, qui prétendent être retrayant du château de
Talant, sont condamnés à faire guet et garde au château de Lux. Le 9
décembre 1569, requêtes présentées à la Chambre des Comptes par les
habitants de Spoy pour justifier qu'ils sont retrayants et qu'ils doivent
guet et garde au château de Talant, et non au château de Lux, comme veut les
y obliger le seigneur de Lux. En 1581, comptes de la famille de Mâlain :
réparations à faire au château de Lux. Le 12 août 1590, se sont trouvé la
plupart de la noblesse au château de Lux, "qui estoit leur rendez-vous pour
aller trouver M. de Mayenne". Étant venu à Dijon en 1595, sa majesté
s'achemina au chasteau de Lux, à quatre lieues de Dijon et quatre de Gray,
pour trouver moyen d'aborder ses ennemis. En 1600, promesse des habitants de
Véronnes à Charles d'Escars, seigneur de Til-Châtel, de le dédommager de
toute perte à propos de son intervention dans le procès qu'ils soutiennent
contre Edme de Mâlain, baron de Lux, qui prétendait les assujettir au guet
et garde de son château de Lux. Lettre patente de 1623 obtenue par Messire
Jean de Sauvré pour son droit d'usage pour ses châteaux et maison de
Saint-Loup, Lux et Varenne. Le château était en fort mauvais état quand
Roger de Bellegarde, gouverneur de Bourgogne, l'acquit en 1624.
En 1624-1641, compte de la châtellenie de Lux : réparation aux flèches du
pont-levis. On fait l'hiver du feu dans la chapelle et au poêle du château,
afin d'empêcher les détérioration de l'humidité sur les peintures ; on cloue
les vantaux des fenêtres du château pour empêcher d'être rompue par
l'impétuosité des vents. Visite de feux de 1643 " Il y a un beau chasteau
qui sert de retraite au besoin". Le 28 janvier 1672, dénombrement de la
baronnie de Lux par Messire Claude Bousset, seigneur de Haussayat. Elle
consiste en un châtel et maison forte, etc. Sommation en 1681 par Claude du
Housset, seigneur de Lux, aux habitants, de terminer la cure des fossés du
château. En 1731, la chapelle est bâtie dans la cour du château. Le 15
janvier 1794, état des vieux châteaux qui appartenoient aux emigrés : Lux (Saulx)
Maison fort vaste, deux tours, pont-levis entouré de fossés remplis d'eau ;
la Tille baigne ses murs. "S’il convient de démolir les bâtiments, les
seules parties des batiments composant l’ancien château de Lux qui soient
dans le cas d’être démolies sont les deux grosse tours qui sont derriere le
batiment au levant, le batiment dans lequel se trouve la porte d’entrée et
les deux tours dont il est flanqué mais je suis d’avis que ces démolitions
sont trop peu importante pour en formé l’objet d’une adjudication
particulière".
Situé en plaine, au nord du village, au bord de la Tille, le château de Lux
est un bâtiment rebâti au XVIe siècle qui réutilise quelques éléments
anciens. Le corps de bâtiment principal, à un étage et un étage de comble,
occupe le côté oriental de la plate-forme de l'ancien château ; sa façade
ouest est flanquée de deux tourelles carrées aux deux extrémités, et ses
angles orientaux s'appuient sur deux tours rondes symétriques plus anciennes
: elles ont trois étages, le troisième ouvert de six fenêtres de tir qui ont
conservé leurs tourillons de mantelet ; sur la tour sud, les fenêtres de tir
ont été murées et percées de canonnières rectangulaires à ébrasement
interne. À l'ouest du château, au droit de la tour sud, une troisième tour
ronde a été transformée en chapelle (sous le vocable des Trois Rois), et une
quatrième, tronquée, défendant vraisemblablement l'angle nord-ouest de la
forteresse primitive, a été décorée très tardivement de merlons bifides. Une
fine tourelle, affublée de merlons cruciformes, occupe l'angle nord-est de
la plate-forme. (1)
Éléments protégés MH: le château avec sa chapelle et les vestiges du
XIIIe siècle dans le parc : inscription par arrêté du 8 janvier 1946.
château de Lux 21120 Lux, propriété privée, ne se visite pas.
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