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Il est fait mention le 21 mai 1381, d'une procuration
de Gui de la Trimouille, chevalier chambellan du duc, seigneur de
Dracy-Saint-Loup et de Jonvelle, "pour en son nom acheter le châtel ou
maison forte et terre d'Arconcey ou partie d'icelle ; plus échange les 20
livres de rente à lui due sur la maison forte et terre de Ménessaire avec
les vignes que Hugues de Clugny l'aîné, citoyen l'Autun, a au finage de
Givry-en-Chalonnais". En 1414, les Ménessaire vendent terre et château à
l'un de leurs créanciers, Guillaume III de Clugny. En 1438, enquête sur les
dégats commis par les écorcheurs au bailliage d'Autun. "Item ont prise et
pillée la place et chastel de Menessere, appartenant à Geoffroy de Clugny,
seigneur dudit Menessere, et ce par traison et faulse promesse, comme l'on
dit, et l'ont bien domaigiée en meubles de plus de mille écus. Ils vindrent
devant le chastel de Menessier et demandèrent vivres et promirent, par leurs
foys, que qui leur baisseroit la planche dudit chastel, pour boire et pour
prandre des vivres pour leur argent, qu'ils ne feroyent nuls malvaix domaige
en ladite place ; et si qu'elle feut baissée se tirèrent dedans, prirent et
empirèrent ladite place et la pillèrent, tant en joyaulx, robes et autres
meubles, de plus de deux mille frans, brûlèrent la bassecourt et y feirent
plusieurs autres grans domaiges ; et en oultre iceulx gens du Roy brûlèrent
audit seigneur de Menessier la bassecourt, la grange, les estables de son
chastel de Villers". En 1451, Menessaire où il y a parroiche et y est le
chastel de Menesserre qui n'est pas tenable. Lequel chastel tient Michaut de
Chaugy. Et sont les hommes serfs dudit Michaut et des enfants de feu
Geoffroy de Clugny. En 1542, la seigneurie fut mise en décret et adjugée à
Jean de Vaulx. En 1578, incendié par cas fortuit, le château n'est plus que
ruine. En 1608, reconstruction par Jacques de Fussey, lieutenant général des
armées du roi et gouverneur du Roussillon, et fait élever la terre en
marquisat.
Le château, au sud du village, est bâti sur le flanc sud d'une cuvette, sur
un versant incliné vers le nord. C'est un bâtiment bâti sur une plate-forme
rectangulaire cantonnée de tours rondes. Le château se présente actuellement
avec un plan en U ouvert vers l'ouest, dos au village. Le corps de logis
principal, de plan rectangulaire allongé à un rez-de-chaussée et un étage
carré, occupe l'est de la plate-forme ; ses angles est sont garnis de deux
tours rondes étroites de même hauteur que le bâtiment, sous toit conique de
tuiles vernissées. Ce logis reçoit au milieu de la façade externe un pont
dormant franchissant le fossé. Les angles occidentaux de la plate-forme sont
garnis de deux tours plus basses et plus larges, vraisemblablement plus
anciennes, également sous toit conique de tuiles vernissées ; ces tours sont
reliées entre elles par un parapet, recevant en son centre un pont dormant
franchissant le fossé occidental. La face sud de la plate-forme est fermée
par une courte aile sans étage en retour d'équerre sur le corps de logis
principal, prolongé par un mur de courtine. La face nord est la plus
intéressante : en pavillon sur l'angle sud-ouest du corps de logis, en
saillie sur le fossé, se dresse une tour-porche rectangulaire, qui est le
seul élément indubitablement médiéval du château. Les façades externes sont
ornées d'un cordon d'escarpe et de deux cordons soulignant les niveaux de
plancher de l'étage et du demi-étage — ces deux derniers cordons se
prolongeant sur les façades sur cour. Le rez-de-chaussée est percé d'une
porte charretière avec porte piétonne à droite (porte qui n'a pas son
pendant côté cour), les deux en tiers-point entourées de la réserve du
tablier d'un pont-levis. Mais il ne reste ni pont dormant ni rainures de
flèches : elles ont peut-etre été détruites au premier étage par le
percement des deux fenêtres hautes à croisillon, ou bien elles n'ont jamais
existé. Le second étage est percé d'une croisée sur lucarne pendante, dans
l'axe de la porte charretière. Les étages sont desservis par un escalier en
vis dans une tour demi-hors-œuvre, sur le flanc droit de la tour-porche. cet
escalier est percé de longues archères cruciformes, transformées en
canonnières. La vis dessert également deux latrines aménagées dans
l'épaisseur du mur sud du châtelet d'entrée, et dont la fosse occupe le
rez-de-chaussée. À l'est de cet ouvrage d'entrée, la plate-forme est fermée
par une courtine percée de trois fenêtres de tirs, desservie depuis la cour
par un chemin de ronde, dont la galerie de couverture vient d'être
restaurée. Le château est entouré de larges fossés inondables, contenus à
l'est par des levées externes formant de larges terrasses. À l'ouest de ces
fossés, quelques bâtiments en ruines sont peut-être les vestiges d'une
basse-cour. (1)
Éléments protégés MH: les façades et les toitures, le grand salon
avec son décor : inscription par arrêté du 19 décembre 1973. Le plafond
peint du XVIIe siècle au premier étage de l'angle nord-est : inscription par
arrêté du 30 avril 1999.
château de Ménessaire 21430 Ménessaire, tél. 03 80 64 15 88, ouvert au
public du 1er juillet au 15 août de 9h à 12h et de 14h à 18h. Propose
également la location de chambres d'hôtes et gîtes.
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