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Première mention en 1153 sur un différend
survenu entre Geoffroy, évêque de Langres, et Eudes II : "en notre présence,
l’évêque parla ainsi : tout d’abord, je demande à monseigneur le duc,
puisqu’il est notre chasé à Saint-Mammès et notre homme, et puisqu’il y
tient un bon fief, s’il veut rester notre homme, qu’il nous rende le fief et
tout ce qui en dépend. Je lui demande ce qu’il m’a volé à Chatillon,
enlevant des prêtres et d’autres hommes et des biens, incendiant le village
d’Ocey. Je l’interroge aussi sur tout ce que m’a pris Hugues d’Arceau et ses
sbires, tout ce qu’ils sont incendié, nos hommes qu’ils ont tués, et
d’autres nombreux torts qu’ils m’ont causés : tout cela, il a promis, par
les mains de l’abbé de Clairvaux, de me le rendre quand je lui ai rendu ses
hommes que je tenais captifs Je lui demande, conformément à sa promesse. Je
demande la moitié des péages qu’il prend à Chatillon, et qui
m’appartiennent. Et Varennes et de nombreuses autres choses que lui-même et
ses agents prélèvent contre le droit dans ce château à notre détriment. Je
demande la villa de Brazey qu’il tient en gage sans notre consentement,
alors qu’elle est de mon fief. Je demande qu’il détruise les nouveaux murs
de Dijon, qui nous coupent de nos abbayes et qui sont bâties sur nos terres,
et contre nos châteaux, à savoir Saulx et Til-Châtel ; et la tour de
Villers, qui nous fait du tort, et qui est bâtie sur notre chasement, et
contre le château de Gurgy. A quoi répondit le duc : contre ceci, dit-il, je
ne répondrai rien, parce que quand cela a été fait, je n’étais pas son
homme, et il m’a reçu en hommage plus tard. Et, quand j’ai été son homme, il
a refusé de me rendre justice, aussi, j’ai renoncé à être son homme. Mais je
lui demande qu’il détruise La Chaume qu’il a fait à Mussy".
En 1349-1352,
Villiers-le-Duc et Maisey : compte de Regnaud Persenier de Cussigny,
châtelain. Reconstruction du pont-levis du château de Villiers. Dépenses des
chiens et veneurs du duc de Bourgogne. En 1356, comptes de Guiot de Gy,
châtelain d'Aisey, Villiers et Maisey. Réparations suite au tremblement de
terre. Le 7 septembre 1366, Jean de Bourgogne, seigneur de Montagu et
d'Arc-en-Barois, tient en fief du duc à cause du château de Villers-le-Duc
le château dudit Arc. Item le château de Courcelles-les-Rangs et les villes
appartenant audit château sont du fief de Jean de Bourgogne à cause de son
château d'Arc. Compte de Jacquinot d’Angneville, châtelain, nommé par
lettres du duc Jean, datées de Paris, le 15 novembre 1405. Payement fait aux
habitants de Villiers et Vauvey, "pour les fortifications de la tour et
forteresse d'autour la tour du dit Villiers, faites par ordonnance de noble
Jean de Foissy, écuyer, et bailli de la Montagne, pour icelle fortifier
contre les ennemis du royaulme de France, en laquelle tour il avoit été
ordonné faire belles, fossés, pont-leviz, barrières, esciffes couvertes et
découvertes etc. Façon de grandes échelles destinées à monter sur les allées
des murs pour défendre la forteresse, se besoing estoit, que Dieu ne
veuille, et aussi pour y monter des pierres afin de repousser l'ennemi".
Compte de Jean de La Rochelle, écuyer de l’écurie du duc de Bourgogne,
capitaine châtelain de Villiers et de Maisey, institué par la Chambre des
Comptes, en vertu de lettres du duc, datées d’Arras, le 23 avril 1411.
Dépenses pour faire "18 manteaux et 18 créneaux qui sont à l’environ de la
tour de Villiers".
Le 6 octobre 1415, prestation de serment de Jean
Point-Carré, châtelain de Villiers et Maisey, au lieu de Jean Durupt et à la
caution de son frère. En 1427-1430 : compte de Joachim de Montléon. Foin
dépensé par les gens d'armes de la garnison de Châtillon, depuis la prise de
Larrey "durant le siège et jusqu'à la reddition, qui fut environ en 1430 :
c'est assavoir par les gens de Seigneur de Blamont, de Ancey, du Fay, de
Chailles, de Sarnelle, les Englois de la garnison de Montigny, qui derechef
rompirent la grange et battirent les gens ; au chastelain pour leur vouloir
rescourre ledit foin, et aussi par les gens d'armes qui se disoient à
Messire le maréchal de Bourgogne au Vaul-de-Bar ; Messire Claude de
Chasteluz et plusieurs autres seigneur de Bourgogne qui journellement
faisoient mener à chevaulx, en charrioz et en charrettes le dit foing à
Châtillon et en leurs logis, tellement que quand le dit Joachim,
chastellain, revint du service de Messire le duc en la compaignie de Messire
le chancelier, le 8 mars suivant, à châtillon et à Maisey, il ne trouva que
peu de foing, car par avant sa venue, pour ce que les gens du chastellain
refusèrent es gens de Messire le Maréchal et de Messire Jean de Vergy, et du
bailli de Charollois, ils vindrent par ung matin au dit mois d'aoust et
rompirent le guichet de la porte de la basse-cour de Villiers et y entrèrent
par force et reussonnèrent toutes les bestes et autres biens". En 1452,
compte de Joachim de Montléon, vu par maître Louis de Visen et Jean Monnot,
de la Chambre des Comptes : réparations exécutées à la tour de
Villiers-le-Duc.
En 1477, le cens du par plusieurs habitants de Villiers
et Vanvey ne sont pas payés, étant assis sur plusieurs loges "qui du tout
sont habandonnées à cause de la guerre, pour ce que le chastel dudit
Villiers a esté bruslé". Le 14 novembre 1573, aliénation pour 25 livres par
les commissaires du roi sur André Andinot, de la place de la tour de
Villiers-le-Duc avec les fossés. En 1624, la seigneurie a été acheté par
Pierre des Barres, président au Parlement de Bourgogne. Au décès de son
fils, Bernard des Barres, le fief est passé sous le contrôle de sa
belle-fille, Antoinette de Beauclerc, qui l'avait racheté entre temps à
Louise d'Orléans en 1676, et c'est à cette époque qu'elle a fait construire
le château actuel. Puis par mariage, il est passé à la famille de
Beauffremont et vendu en 1720 à Guillaume Le Brun de Dinteville. La
propriété appartient en 1748 à Pierre Morel de Bréviande, dont les
descendants la possèdent toujours. (1)
Éléments protégés MH: le château, y compris la chapelle-pont, les
dépendances y compris l'orangerie et la salle des archives néo-gothiques, le
colombier : inscription par arrêté du 27 janvier 1997.
château de Villiers le Duc 21400 Villiers-le-Duc, propriété privée, ne se
visite pas, visible de l'extérieur.
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