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Construit sur l’emplacement d’une villa
gallo-romaine, domaine de Gavarcius, devenu ferme royale (fiscus regius)
mérovingienne, où Clothaire 1er séjourna en 559, et reçut saint Junien
(légende du bâton), le château n’est ensuite mentionné dans les textes qu’en
1473. La chronologie de la construction est connue partiellement par deux
textes datant de 1513 et 1515, relatant des travaux entrepris par le
seigneur François de Rochechouart, gouverneur de Gênes. Henri IV, alors roi
de Navarre, y fut reçu en 1586 et 1587 par Louis de Rochechouart et son
épouse, Sylvie de la Rochefoucault. Le château fut vendu en 1655 à François
de Roye de la Rochefoucault, comte de Roucy, seigneur de Chef-Boutonne. Il
demeurera dans cette famille pendant 57 ans. Le château était déjà délaissé
par ses propriétaires et affermé depuis 1630. En 1712, il fut acquis par
Jérôme Phelippeau, comte de Pontchartrain, époux d’Eléonore Christine de
Roye de la Rochefoucault et ministre de Louis XIV, qui le revendit en 1729 à
la veuve du président Roujault et à son fils, président au Parlement de
Paris. Ce dernier le légua à son neveu, Chrétien Guillaume de Lamoïgnon de
Malesherbes, brillant personnage (il fut l’un des trois avocats de Louis XVI),
magistrat, ministre, académicien; il fut guillotiné en 1794. Le château
revint à sa fille, Madame de Montboissier, qui le revendit en 1804 à M.
Rougier. Par héritage, il vint à G. Poirier qui se vantait d’avoir démoli
douze tours. Le cadastre de 1824 porte encore un bâtiment perpendiculaire au
nord-est. En 1854, le château fut acquis par la famille Perrain à qui l’on
doit l’orangerie et l’aile droite. En 1894, le château passa à la famille
Moreau (Mlle Moreau, institutrice, y mourut en 1917). Il fut ensuite la
propriété de la famille Piart-Desmarest, notaires à Poitiers, et devint une
résidence d’été. Cette famille descendait des fermiers des XVIIe et XVIIIe
siècles. Pendant la dernière guerre, le château fut occupé par les troupes
allemandes.
Du château construit de 1513 à 1515 par François de Rochechouart, voici ce
qui reste: les deux tours, le bâtiment qui les réunit et la chapelle. Les
propriétaires successifs sont connus, mais nous ignorons ce qu'ils y ont
fait. Les textes que l'on a, datant de 1630, 1688, 1750, 1800, 1843 et 1912,
précisent certaines choses, par exemple la Grande Vigne n'existait plus en
1688, le colombier paraît encore sur le plan cadastral de 1843 et, à la même
époque, le dessin de Baugier montre un pilier de l'allée d'entrée ; si on en
juge par l'appareillage de ses pierres, il devait être contemporain de la
ruine qui était récemment le long de la rue et qui datait du château,
puisque ses pignons étaient ornés des mêmes figures (encore visible sur
celui qui reste). En 1982, la commune devint propriétaire du château, de ses
dépendances et de son parc. Il abrite aujourd’hui le musée de la coiffe, une
salle est dédiée à Jean-François Cail et à des expositions temporaires. Un
étang fut creusé en 1996, dans la prairie à l'arrière du château. Le site
est aujourd’hui fréquenté par les touristes et les promeneurs de tous âges.
Éléments protégés MH: le château de Javarzay : classement par liste de
1862.
château de Javarzay, 9 av Fils Fouquaud, 79110
Chef-Boutonne, tél. 05 49 29 86 31, ouvert au public, visite du 15 avril au
30 juin de 15h à 18h, du 1er juillet au 31 août de 10h à 12h et 15h à 18h,
du 1er septembre au 1er novembre de 15h à 18h, le reste de l'année
uniquement pour les groupes sur rendez-vous.
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