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Au sud de la route de Niort à
Saint-Maixent, surgit au fond d’une allée de pommiers le vieux château
fortifié du Coteau, construit sous François 1er vers 1520 et ayant appartenu
aux familles Collindeau, Thenin, Paën, Doyneau, Turpin, de Nuchèze, de
Thiard et Palustre. Jacques Turpin, baron de Sainte-Soline, marquis de
Crissé, était le fils de Catherine Doyneau et de Charles Turpin son époux,
chevalier, comte de Crissé et de Vihiers. Son père décéda et il hérita du
Coteau à la mort de sa mère en 1643. Le 12 août 1675, on le trouve affermant
pour 400 livres à François Mathé, maître imprimeur et libraire, les maisons
nobles et métairies du Coteau de Breloux. Jacques Turpin décéda vers 1680,
ne laissant pas d’enfant. C’est sa nièce, fille d’Eléonore Turpin et de
Henri de Nuchèze, qui devint dame du Coteau. En 1698, Marie de Nuchèze
demeurait au Coteau, paroisse de Breloux. Elle mourut le 19 novembre 1700,
le laissant aux enfants de sa sœur, Marie Angélique de Nuchèze et Claude
François de Thiard, son époux, comte de Bussy-sur-Fleix. Le Coteau passa
ensuite à Pierre Palustre. La famille Palustre, originaire de Nîmes, est
venue se fixer en Poitou au XIVe siècle. Le premier que l’on trouve à
Saint-Maixent est Bernard, écuyer, seigneur de Montifault, qui fut maire de
Saint-Maixent en 1521 et l’ancêtre à la cinquième génération de Pierre cité
plus haut. Au siècle suivant, en 1659, Pierre Palustre fut maire de
Saint-Maixent en 1659, et son fils, également Pierre, devint conseiller au
siège royal de Niort et maire de cette ville en 1723.
Le logis fortifié du Coteau est rectangulaire, comme la cour d’accès sur
laquelle est sa façade nord où, à l’angle gauche en haut des murs, surgit
une échauguette percée de quatre meurtrières, assise sur de belles consoles.
À gauche aussi, en appentis sur le pignon, était la chapelle dont la clef de
voûte de la fenêtre est gravée de l’un des éléments des armoiries des
Palustre, le cygne. Les armoiries complètes étaient de gueules au cygne
d'argent, nageant sur une rivière de même au chef d’or, chargé d’une étoile
d'azur. À l'angle opposé vers la rivière, une échauguette semblable est
accrochée d’une façon un peu vertigineuse au-dessus du ravin. Dans l’angle à
droite de la cour lorsqu'on y pénètre, en face de la maison, la tour-fuie
complète ces moyens de défense avec ses trois meurtrières percées dans sa
cave. Au premier, on découvre le pigeonnier avec ses 800 boulins. Cette tour
est d’élégantes proportions. A l’intérieur de l’habitation, on trouve deux
grandes pièces au rez-de-chaussée, deux au premier, munies de leurs belles
cheminées bien conservées, et un vestibule où s’ouvrent les voûtes. Un
escalier en vis dessert les deux étages. À noter que le vestibule est muni
d’un guichet-meurtrière. Au deuxième, on remarque également que les
solivages d’époque sont dans l’ensemble bien conservés. (1)
château du Coteau 79260 La Crèche, propriété privée, ne se visite pas.
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