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Au XIe siècle,
l’éperon granitique de la Citadelle était le siège d’un château et des
bâtiments nécessaires à l’administration des domaines des
Parthenay-Larchevêque, seigneurs des lieux. Au début du XIIIe siècle, le
château ira se serrer à l’extrémité de l’éperon, sur le promontoire qu’il
occupe actuellement. La Citadelle a conservé la plupart des tours et
courtines qui l’entouraient mais c’est surtout l’ensemble appelé "le front
sud", construit à la fin du premier quart du XIIIe siècle, qui attire
davantage l'attention. Flanquée sur son côté ouest par les trois tours des
prisons, et sur son côté est par la tour du corps de garde, la porte de la
Citadelle s’impose comme la pièce maîtresse, avec ses deux tours à éperon en
amande et son passage voûté protégé d’un assommoir et d’une herse. Chacune
des tours possédait deux niveaux de salles munies chacune de deux archères,
mais seules celles de l’étage supérieur sont restées accessibles.
Désaffectée au XVe siècle, la porte de la Citadelle recevra une cloche (qui
nous est parvenue) datée 1454, et une horloge. En 1727, le toit qui couvrait
l’ensemble fut remplacé par le pavillon actuel.
Le château de Parthenay, dont les vestiges sont peu à peu remis au jour et
restaurés, fut construit au cours de la première moitié du XIIIe siècle. Il
était particulièrement bien défendu sur son front sud, notamment au niveau
de la porte d’entrée. Pour accéder à celle-ci, il fallait traverser une
barbacane, franchir le fossé et passer devant deux massifs fortifiés. Au XVe
siècle, sous Arthur de Richemont, la face sud fut profondément remaniée pour
adapter la défense du site à l'emploi de l’artillerie à poudre, notamment
par la création d’un boulevard d'artillerie accolé aux murs du XIIIe siècle,
et par réaménagement des massifs fortifiés. L’un d'eux nous est parvenu en
bon état, amputé de ses seuls mâchicoulis et crénelage. La tour du Châtelet
qui flanque l’angle sud-ouest du château est édifiée sur les vestiges d'une
tour plus ancienne. Elle se compose de trois niveaux munis chacun de
plusieurs archères à niche. Le niveau intermédiaire qui possédait une
cheminée fit, au cours du Moyen Age, l’objet de divers aménagements pour
rendre la salle plus agréable: ouverture de fenêtres, pose de pavage de
carreaux vernissés. Au XIIIe siècle, la tour était couverte d'une charpente
munie de hourds. Au XIXe siècle, le monument servit de poudrière.
Fleuron de l’architecture fortifiée de la région, cette porte Saint-Jacques
tire son nom de sa position sur une voie secondaire du pèlerinage de
Saint-Jacques-de-Compostelle. Construit dans les toutes premières années du
XIIIe siècle, cet ouvrage fut profondément remanié en 1524, sous Louis II
d'Orléans, duc de Longeville. C’est à cette époque que furent posées les
armoiries qui ornent le dessus du passage voûté. Il s’agit des armoiries de
Louis II d'Orléans et des Parthenay-Larchevêque, anciens seigneurs du lieu.
La ville de Parthenay les conserve comme emblème. La porte se compose d’un
couloir voûté en berceau brisé, pourvu d’un assommoir rudimentaire et d’une
herse dont il ne reste que les rainures. Deux tours à éperon du type en
amande flanquent le passage. Au XVe siècle, des massifs de maçonnerie furent
posés de part et d’autre de l’entrée de la porte afin de recevoir un
pont-levis à flèche. Une pierre tombale fut insérée dans l’un deux. Au XVIe
siècle, la salle de garde fut voûtée et munie d’une cheminée et d’une
canonnière. À la même époque est édifié le massif qui porte l’escalier en
vis ainsi que le crénelage et les mâchicoulis. De l’autre côté du pont
existait une barbacane. (1)
Éléments protégés MH: les vestiges du château : classement par arrêté du 2
septembre 1994. La porte Saint-Jacques: classement par arrêté du 27 août
1885. Le pont de la Porte Saint-Jacques : classement par arrêté du 20
novembre 1920. La porte de la Ville dite porte de la Citadelle ou de
l'Horloge : classement par arrêté du 20 novembre 1920. La parcelle de
terrain sise aux abords immédiats de la porte de la Citadelle : classement
par arrêté du 5 février 195. Les remparts de la ville basse : inscription
par arrêté du 16 juin 1992. Les remparts de la citadelle : classement par
arrêté du 18 septembre 1995. Les remparts avancés de la citadelle, lieudit
La Prée, avec la tour trilobée : classement par arrêté du 20 mars 2003.
château de Parthenay, rue de la Citadelle, 79200 Parthenay, tél. 05 49 64 24
24, visite des extérieurs, la Porte Saint Jacques est le plus beau monument
de la ville. A partir de cette Porte, le long du Thouet, en remontant le
coteau, on peut voir de superbes remparts bien conservés et au fond, le
château.
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