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Château du Grand Saint Mars
 
 

   La "Maison à Chalo-Saint-Mars, bâtiments et clos est dite rebâtie à neuf en 1682". Toutefois l'état actuel du bâtiment, agrandi et transformé au cours des XIXe et XXe siècles, n'a pas permis d'identifier avec certitude cette "maison" ou des vestiges de celle-ci. Au début du XVIIe siècle, le Grand Saint-Mars aurait été habité par Marie Crestard, appelée dame de Chalo-Saint-Mars. Le domaine figure peut-être parmi les "acquisitions faites le 30 avril 1600 par Marie Crestard, veuve Philémon Danfroy et depuis femme de Jean Delacroix, de Claude et Frangois Chaudé". En 1695, le domaine appartient à une héritière de celle-ci, Marie de Savoye, qui épouse cette année-la Jacques Philippe de Prunelé : "la maison de Saint-Mars était propre de ladite Marie Desavoye comme fille et héritière de Benoist Desavoye, son père, lequel possédait tout lesdits biens (sauf quelques acquisitions qu'il avait personnellement faites) en qualité de donataire de Jehan Delacroix son oncle, qui avait épousé Marie Crestard (première acquéreur de la maison de Saint-Mars) suivant le testament olographe dudit Jean Delacroix en datte du 7 mai 1659 (Etampes, Etude Gangnard, Donation entre vifs du 4 mai 1750)". En 1750, à L'occasion de la donation en faveur d'Henri de Prunelé, père d'Augustin Marie Etienne de Prunelé, une description sommaire fournit quelques indications sur les parties constituantes "la maison ou château de Saint-Mars située entre les deux rivières dudit lieu avec tous les bastiments, cour, jardin potager, aunois clos de murs, jardin et pré devant la rue". Le partage de la succession de M. Jacques Philippe de Prunelé (1759) n'apporte aucune précision supplémentaire.
L'inventaire du mobilier établi à partir du 5 novembre 1792 ne donne que peu de détails sur le bâtiment lui-même; on apprend toutefois qu'il comportait deux étages. Les communs, sommairement localisés, sont énumérés : deux vacheries l'une à coté de l'autre; une grange; deux écuries; deux remises; un bûcher; un toit a porcs. En 1761, la présence d'un colombier était attestée. Le 7 décembre 1858, devant Me Renou notaire à Châteaudun, Ernest-Henri de Prunelé vend au Comte Marcellin Masse de Combles un château appelé le château de Chalo-Saint-Mars qui est dit alors construit a la moderne. En effet, par rapport au cadastre de 1824, le plan actuel du château se compose d'un corps central flanqué de deux pavillons en légère saillie. La date de ces travaux doit se situer autour de 1827, année d'établissement de la matrice cadastrale. Les ventes successives (1928, 1948 et 1962) ne fournissent pas d'informations complémentaires sur le logis principal. Quant àa la chapelle, la première semble avoir été construite peu avant 1838. L'autorisation d'y célébrer la messe est accordée jusqu'au 1er décembre 1838 et renouvelée jusqu’en 1863. Il n'a toutefois pas été possible de localiser cette chapelle. En revanche, les informations concernant la chapelle actuelle sont un peu plus nombreuses. Confié à un tout jeune architecte, M. Eugène Méhu, ce travail, qui a demandé des soins constants et éclairés, commencé en février 1895, fut terminé en septembre 1898, époque a laquelle eut lieu l'inauguration solennelle. A cause du sol tourbeux, on a du établir un pilotis, sur les têtes des pilots un radier, et au-dessus du radier noyer encore sous terre des masses énormes de béton.
Il apparaît toutefois que Méhu a réalisé ce projet on collaboration avec Julien Barbier. En effet, la chapelle du château figure en tête des travaux de ce dernier dans la demande d'admission qu'il adresse le 8 septembre 1934 à la Société Centrale des Architectes. Quant au logis principal, Barbier avait effectué des travaux consistant dans le "lancement en sous-oeuvre d'un plateau en béton armé sous tout le château (les pieux et longrines de fondations étant pourris par suite de l'abaissement des eaux du sol dans la région)". Enfin, l'agrandissement des communs du château fut également réalisé par Julien Barbier en 1897-1900. D'après les matrices cadastrales, seule la maison appartenait au vicomte de Prunelé en 1827. A cette époque, les trois maisons voisines ne semblent pas faire partie du domaine. C'est seulement en 1898, que ces bâtiments sont indiqués comme appartenant à Madame Masse de Combles, puis a son fils. Comme pour la chapelle, c'est a ce dernier qu'il faut attribuer l'initiative des travaux réalisés par Barbier. La description de la matrice porte pour 1900 : maison, écurie, remise, ce qui correspond bien aux agrandissements de 1897-1900. Ces indications sont par ailleurs confirmées par Legrand : le propriétaire actuel eut tout récemment l'excellente idée de raser les vieux bâtiments qui tombaient en ruines, de reporter sur la droite les écuries et remises et d'édifier à leur place en retour d'équerre une chapelle.
A L'entrée du village, le domaine est aujourd'hui délimité au nord par le chemin départemental de Chalo-Saint-Mars à Etampes; à l'ouest par la Chalouette; à l'est la Marette et par un chemin rural au sud. Le corps central du château (élévation est) possède trois niveaux flanqué de deux pavillons en légère saillie de deux niveaux. Les ouvertures rectangulaires sont disposées en travées ; trois dans le corps central et deux dans les pavillons latéraux. Au rez-de-chaussée cinq portes donnent accès au bâtiment. Alors que les deux portes ouvertes dans chacun des pavillons, précédées d'un perron de quatre marches, correspondent à la disposition d'origine, la porte du corps central était primitivement une fenêtre. Le comble est éclairé par une lucarne placée dans l'axe du corps central et des deux pavillons. A l'angle extérieur des deux pavillons, une tourelle en encorbellement comporte une petite fenêtre en plein cintre. L'élévation sud comporte deux portes au rez-de-chaussée précédées d'un perron de cinq marches, une troisième porte a été percée récemment ; trois fenêtres a l'étage et une lucarne au niveau du comble. L'organisation des percements sur l'élévation ouest est semblable à celle de la face est, mais ici l’accès s'effectue par une porte placée dans l'axe du corps central, précédée d'un perron de six marches. La chapelle est un édifice à vaisseau unique de quatre travées terminé par une abside a cinq pans. Une porte donnant sur la tribune conduisait directement au château au moyen d'un couloir a l'étage. Le décor architectural s'inspire pour l'essentiel du vocabulaire ornemental flamboyant (soufflets, mouchettes, choux frisés). Il se situe autour des fenêtres et sur les gables, sous le larmier a la base de la toiture et sur les parties non vitrées de la tourelle d’escalier.
Tel qu’il se présente aujourd'hui, le château date donc pour l’essentiel des années 1620-1830. Il semble probable que l’on ait alors conservé le pavillon central préexistant et dans lequel il faut sans doute reconnaître la maison de 1682. Seules les lucarnes de style troubadour sont vraisemblablement contemporaines de la construction de la chapelle, celle-ci constitue indéniablement un témoignage unique dans le canton d’Etampes de néo-gothique aussi tardif. La résonance que cette construction connut sur le plan local est attestée dans le récit apparemment contemporain qu’en fit Jean Derasse, habitant de Chalo-Saint-Mars. Mais les innovations techniques comme l'originalité stylistique ont aussi fait l’objet de notices dans les revues nationales. Il est intéressant de constater que le choix du style flamboyant soit entièrement attribué au propriétaire, qui marquait ainsi son souci de lier le nouvel édifice avec ce qui fut peut-être la partie la plus ancienne et qui était encore visible à son époque (le bâtiment annexe qui se caractérise par la tour légèrement saillante et les ouvertures très petites). L'architecte devait se confiner dans un type d'architecture déterminé. Le propriétaire du château lui imposa lui-même le style de cette chapelle, afin de le rapprocher autant que possible du style général de l’aile voisine des bâtiments existants; aussi ce petit édifice oftre-t-il un extérieur d'une richesse de décoration tout a fait somptueuse et bien faite pour séduire un opulent propriétaire.

Éléments protégés MH : la chapelle : inscription par arrêté du 20 novembre 1990.

château du Grand Saint Mars, rue Masse de Comble, 91760 Chalo-Saint-Mars, maison familiale horticole.

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