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Le château de
Villeneuve, élégamment restauré étale avec orgueil ses antiques tourelles.
Il est situé sur le territoire de Saint-Ferréol et fait partie par
conséquent du département de la Haute-Loire, mais autrefois il dépendait du
Forez. La façade principale, haute de trois étages avec mansardes dans la
toiture, présente de belles ouvertures; on y pénètre par une porte très
élégante, à laquelle conduit un escalier de cinq marches. L’un des angles
est flanqué d’une poivrière du meilleur style; de l’autre émerge une tour
hexagonale à quatre étages avec quatre lucarnes qui prennent jour sur la
toiture de sa flèche élancée. Cette tour est reliée du côté opposé à
plusieurs corps de bâtiment, celui qui est en arrière forme pavillon.
L’ensemble a vraiment grand air; un parc magnifique orné de beaux arbres
complète encore le charme de cette résidence. Tout près du château est la
terre de la "Donne", ainsi nommée, dit-on, parce qu’à une époque de famine,
son propriétaire l’aurait cédée "pour quatre panettes de pain noir". A
l'époque cette terre contenait environ trente métairies.
L’an 1315, le jeudi avant la fête de Saint Marc, sous le règne de Louis, roi
de France, et en présence de Guillaume Pellicier, notaire, comparut
Perronnet de Villeneuve, damoiseau, qui confessa pour lui et ses héritiers,
tenir de Luce de Beaudiner, dame de Cornillon, en fief noble et de la même
manière que le tenait et possédait Jean de Villeneuve, son père, savoir la
grange de Villeneuve avec toutes ses appartenances et ce qu’il possède en la
ville de Saint-Ferréol, plus ce qu’il possède à Loudoyer, près du château d’Oriol.
Pour toutes ces choses, le seigneur de Villeneuve fit hommage lige à la dame
de Cornillon, par le bai ser de la bouche et la jonction des mains en celles
de ladite dame et jura fidélité sur les Saints Evangiles, par lui
manuellement touchés. Pierre de Villeneuve rend le même hommage, le 13
octobre 1367. Cette première famille de Villeneuve fut remplacée par les
Parchas. Le premier connu de cette maison, Jacques, venait de Langeac et
s’installa à Firminy. Son fils Jacques Parchas épousa en 1450, Alix
Michaélis, fille de Simon, notaire de Firminy, dont Benoît de Parchas, marié
à Alix Balmat, fille d’Antoine, notaire de Saint-Didier et d’Alizonne
Pélissier du Coin. De ce mariage naquirent Antoine qui suit; 2° Thomas; 3°
Nicole, mariée à Aymar Coachy, de Montbrison. Antoine de Parchas, seigneur
de Villeneuve, mort en 1589, ayant testé le 19 mars 1558, épousa le 26 mai
1529, Louise Berger, morte en 1586, fille d’Antoine, notaire de Saint-Didier
et de Catherine Bore, dont Antoine, greffier de Feugerolles, marié en 1555,
à Catherine d’Aimais, dont Marc, commissaire de l’artillerie de France, né
en 1564, marié le 30 janvier 1586, à Ursule de Charby, dont Marcellin de
Parchas de Saint-Marc, mort assassiné, le dimanche 14 mai 1656, ayant épousé
le 30 avril 1626, Clémence de la Boue ou Laroux, fille de Claude et de Marie
de Saint-Vidal, dont Charles-Achille, mort jeune; Claude; et Jeanne, mariée
le 25 septembre 1645, à Paul de la Rochette, seigneur de Baubignieu; 2°
Jean, sacristain de Firminy; 3° Aymar, qui suit; 4° Antoine; 5° François,
curé du Chambon; 6° Christophe, marié le 10 novembre 1577, à Anglèze Aubert,
dont postérité; 7° Ursule.
Aymar de Parchas, seigneur de Villeneuve, épouse Claudine de Saint-Pol,
fille de Philippe, seigneur de Chazeletz, et de Claudine de Sainte Colombe.
Il testa le 2 juillet 1575, laissant Marc, seigneur de Villeneuve et Malmont,
archer de la Compagnie de Mandelot, capitaine de 50 lances; 2° Antoine, qui
reçoit 2.500 livres de son père, qui le fait son héritier; 3° Claude; 4°
Ursule; 5° Clauda de Parchas, qui porta Villeneuve à Marcellin de Bayle, le
17 novembre 1588. Ce dernier, que de nombreux actes qualifient de seigneur
de Villeneuve, mourut le 22 octobre 1626. Il était fils de Bermond Baille,
seigneur de Malmont, qui testa le 4 avril 1595, et d’Augaye Tourton. De
cette union étaient nés en outre, Claude, fils aîné, seigneur de Chantemule,
marié à Antoinette de Bertrand, d’où Charlotte; Charles, et Pierre, marié le
14 janvier 1638, à Catherine Anselmet, dont postérité. Par son testament du
28 janvier 1556, Claude Tourton, leur aïeul maternel, avait fait héritier
Claude Baille, avec substitutions en faveur de Marcellin. Ledit Claude
devait porter le surnom de Tourton, mais Marcellin, prétendant que cette
clause n’avait pas été remplie, réclama l’héritage. Par acte du 13 septembre
1627, mentionnant en outre Marguerite Baille, veuve de Claude Crestien, et
Charlotte Baille, femme de François de la Molette, "sieur de Mourangier ",
les parties transigèrent. Pierre Baille, conseiller du Roi, juge au
bailliage de Velay, au nom de Marcellin Baille, sieur de Villeneuve, et
Charles Baille, bourgeois de Lyon, ses frères, Jean Mialhet, seigneur de
Donaze et Anne Crestien, sa femme, de l’avis de Hugues de Filère, seigneur
de Charroul, la demoiselle de Bertrand, mère de Charlotte Baille, décidèrent
que le testament de Claude Tourton serait valable, et la terre de Champaulx
léguée à Marcellin, par Barmond, son père, qui était décédé "dans la maison
du seigneur de Villeneuve", restait à ce dernier.
Marcellin Baille eut Balmond de Bayle, seigneur de Malmont et Villeneuve (19
février 1592-21 novembre 1663), marié le 3 juillet 1633, à Claudine Anselmet
des Bruneaux, dont Marcellin, né le 18 mai 1634; et Catherine, née le 5
janvier 1636; 2° François de Bayle, seigneur de Villeneuve, marié le 20 mai
1684, à Marguerite Gauchier, et mort le 17 novembre 1685; 3° Catherine,
d'abord mariée le 20 janvier 1630, à Charles de Chabannes, puis en 1639, à
Louis de Navette, seigneur de la Dorelière, à Beauzac, où elle mourut; elle
fut inhumée à Firminy, le 14 mars 1653. Les armes des Bayle sont d’azur, au
lévrier courant d’argent, et celles des Parchas: d’argent, alias d’or, à
trois cœurs de gueules, accompagnés en chef d’un lambel de trois pendants
d’azur, chargé d’une étoile d’argent: sur une cheminée, à Saint-Didier, il
n’y a qu’une étoile en chef; alias: de gueules, au chevron d’or, accompagné
de 3 cœurs du même. Marguerite Gauchier hérita-t-elle de Villeneuve, après
la mort de son mari? Le fait paraît peu probable, cependant ce n’est qu’en
1712, que les Parchas sont qualifiés de nouveaux, sur les registres de
Firminy, de seigneurs de Villeneuve. La famille de Bayle n’était plus
représentée que par le rameau des seigneurs de Malmont et la Chaux, dont le
chef était Antoine de Bayle, fils de François et de Marie de Marnas de
Chabanacy. Claude Parchas de Saint-Marc, seigneur dudit lieu, Mallevai, les
Perrots, mort le 18 janvier 1700, épousa le 2 février 1659, Catherine de
Chazeletz,fille de Jean et de Louise de la Filhe, dont Marcellin-Joseph,
seigneur de Maleval, ancien capitaine au Régiment d'Esparron-Infanterie
(1659-1709), épousa le 5 septembre 1700, Claudine d'Ecotay; 2°
Marcellin-Balmond, qui suit; 3° Jean-Antoine Bruno, né le 26 mars 1661; 4°
Michel, né le 19 mai 1662, prêtre prébendier de Firminy, bachelier en
droits; 5° Catherine, née en 1664; 6° Marc-Antoine, né en 1666, capitaine
d’infanterie au Régiment de Larmois; 7° Anne-Marguerite, née en 1667; 8°
Jean-François (1669-1686); 9° Marie, née en 1672; 10° Claude, 6 mars 1673;
11° Marie-Anne, née le 1er décembre 1677.
Marcellin-Balmond de Parchas de Saint-Marc, seigneur de Fraisse-Grand et
Villeneuve (11 mai 1663-15 janvier 1748), épousa le 20 février 1695,
Claudine Tardy de Montravel, fille de Marc-Antoine et de Françoise-Marie de
Luzy-Pélissac, dont Anne Marie, née le 31 juillet 1706, qui épousa le 25
août 1725, Jacques-Etienne de Jullien-Chomat. Le nouveau seigneur de
Villeneuve était fils d’Antoine, mort le 11 juin 1702 et de
Virginie-Françoise de Tréméolles de Barges. Deux siècles auparavant cette
famille qui porte coupé d’azur au lion d’or, armé et lampassé de gueules, et
de gueules au pal d’argent, possédait la seigneurie de Varissan, près
Givors, qui passa ensuite aux Croppet. Jacques-Etienne fut père de
Claude-Marcellin, qui suit; 2° Françoise-Virginie, née le 30 août 1731,
mariée le 20 janvier 1761, à Pierre-Joseph d'Arloz, comte d’Entremont, baron
de Saint-Victor, remariée le 8 septembre 1769, à Louis-Joseph de la
Rochette; 3° Emilie (16 octobre 1732-2 septembre 1791), mariée le 4
septembre 1753, à Nicolas de Ville, seigneur de Vaux. Claude-Marcellin de
Jullien de Villeneuve, seigneur dudit lieu, né le 12 juin 1726, marié le 29
janvier 1749, à Marguerite de Beget, dont Armand-François,qui suit; 2°
Nicolas-François-Marie, marié le 4 janvier 1796, à Marguerite-Sophie de
Dienne, dont Clotilde, morte le 21 novembre 1833, mariée à Nicolas-Marie de
Jullien de Villeneuve. Armand-Marie de Jullien de Villeneuve, seigneur dudit
lieu, etc, mort le 17 mars 1828, épousa d'abord le 3 septembre 1782,
Marie-Margueritede la Rochette, morte le 30 mai 1783; puis le 20 avril 1784,
Claudine-Hélène de Mayol de Lupé, dont Claude-Marie-François de Sales, baron
de Jullien de Villeneuve, par Lettres Patentes du Roi Louis XVIII, du 4
décembre 1819.
Claude-Marie-François de Sales, né le 22 janvier 1785, épousa le 25 juillet
1815, Jeanne-Christine Gaudet, veuve du baron Dallemagne dont
Marie-Anthelmette-Olympe (1816-28 mars 1888); 2° François, qui suit; 3°
Antoine-Marie-Fleury-Zéphirin, chevalier de la Légion d’honneur.
Eugène-François-Nicolas-Marie de Jullien de Villeneuve, né le 28 octobre
1788, épousa le 15 septembre 1816, sa cousine Jeanne-Marie-Clotilde de
Jullien de Villeneuve; puis le 10 février 1836, Marie-Suzanne-Polyxène Puy
du Roseil, fille de Julien-Simon Ferdinand et d’Anne-Diane de Charpin, dont
Abel, qui suit; 2° Marie-Séraphie Adolphine, née le 1er janvier 1837, mariée
le 14 mai 1860, à Charles Dufaure de Cîtres. Armand-Antoine-Abel-Marie,
baron de Jullien de Villeneuve (9 août 1842-18 septembre 1901), épousa le 4
avril 1866, Louise-Aimée-Léonie de Cotton, fille de Jean-Marie-Eusèbe et d’Anne-Claudine
Bottu de Limas, dont Armand-Jean-Marie Anne-Abel, né le 2 février 1864,
Jésuite; 2° Jacques-Ferdinand-Joseph-Marie (6 mars 1878-26 mars 1893); 3°
Louis; 4° Marie, née le 3 février 1868; 5° Joséphine, née le 9 mars 1870,
mariée le 19 février 1894, à Marc Besson de la Rochette; 6° Berthe, mariée
le 7 juillet 1910, à René Marandat; 7° Annabelle-Emilie-Joséphine-Marie, née
le 26 octobre 1881. Cette famille continue la possession du château de
Villeneuve. (1)
château de Villeneuve 43330 Saint-Ferréol-d'Auroure, propriété privée, ne se
visite pas.
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