châteaux de France
       Accueil        châteaux Val de Loire        châteaux pour réceptions        châteaux à l'abandon        Contact        Liens
 
 
 
Château de Puellemontier à Rives Dervoises
 
 

           Un château, dans un village, est généralement un complément très désirable et fort avantageux. Toute commune rurale, qui possède au moins une vaste propriété, couronnée d’un château dignement habité, y trouvera toujours un élément de bien-être, de moralisation et de vertu. En effet, le château est pour le village comme une fontaine publique, où tous les habitants viennent puiser: les ouvriers y trouvent le travail, le journalier l’occupation quotidienne, l’indigent le secours, le malade le remède, l’homme embarrassé dans une affaire épineuse le conseil, enfin l’opprimé un appui pour le soutien de sa cause. Pour représenter et défendre les besoins et les intérêts généraux de la localité, le châtelain est toujours un intelligent et puissant interprète. Sous le rapport matériel, les serviteurs, les commis, les gardes, etc., trouvent au château leur gagne-pain; les commerçants y vendent largement leurs marchandises; aussi peut-on dire avec vérité que plus la bourse du seigneur du bourg se vide, plus la bourse du peuple qui l’entoure se remplit, et alors la fortune du château fait la fortune de tous. Sous le rapport religieux, un bon château donne à toute une population des exemples qui font autorité. La vertu a beaucoup d’ascendant sur les masses, quand elle vient de haut lieu. Sous le rapport social, quel beau et louable rapprochement dans ces charitables rencontres entre les pieuses châtelaines et les simples villageoises! La charité en est toujours le mobile. Tantôt ce sont des bas moelleux et des bonnets de laine, tricotés par ces dames du château, qu’on va distribuer aux enfants des modestes ouvriers; un autre jour ce sont de belles vestes et de solides pantalons pour les garçons, des jupes et des robes pour les jeunes tilles...
Après ces considérations, applicables à tout château en général, traçons l’histoire de nos châtelains en particulier les seigneurs de Hault. Le château de Puolleinontier remonte au XVIe siècle. Il fut primitivement habité par les seigneurs de Hault, dont les rares manuscrits parlent peu. La pièce la plus ancienne, qui nous soit tombée sous la main remonte à près de trois siècles et constate déjà l’existence de la seigneurie du village. Cette pièce est datée de 1575. Elle rappelle qu’il y eut alors une transaction importante relative à un échange fait entre les religieux de Montier-en-Der et le seigneur de Puellemontior, Louis de Hault. Cette transaction concernait le fief de Puellemontier, Hamtel, Laborde, Gervillers, avec leurs dépendances. On y voit la nomenclature très détaillée de tous les droits seigneuriaux qui étaient l’objet de cet échange. Nous allons citer quels étaient ces droits, pour la connaissance des personnes qui les ignorent, et dire au juste en quoi consistaient ces droits seigneuriaux. En voici la nomenclature: 1° mairie; 2° greffe; 3° gros et menus exploits; 4° confiscations; 5° épaves; 6° aubaines; 7° amendes arbitraires; 8° lots et ventes; 9° droit de retenue pour les héritages censables; 10° taille de 12 sols tournois par an; 11° droit de main-morte à défaut de paiement desdits 12 sols tournois; 12° droit de quatrain; 13° pacage des porcs; 14° droit de gruerie; 15° droit de banvin; 16° censives dues sur les héritages; 17° défauts; 18° amendes; 19° les émoluments de la justice haute, moyenne et basse; 20° enfin, droits sur la rivière qui traverse le finage de la seigneurie, sans que qui que ce soit puisse bâtir un moulin sur cette partie de la rivière, ni construire un moulin à vent sur la terre sans le consentement du seigneur du lieu, ni dériver ni retenir en aucune manière le cours de ses eaux.
Les droits seigneuriaux renfermaient tout ce que nous venons d’énumérer. Donc le 18 mai 1575, il y eut aliénation des biens de Puellemontier, Gervillers, Laborde, par suite de l’échange fait entre Louis de Lorraine II, archevêque de Reims, quatrième abbé commandataire de l’abbaye de Montier-en-Der, et Louis de llault, écuyer, commissaire ordinaire des guerres, par lequel échange ledit abbé, par le ministère des commissaires du Saint-Siège et aussi du roi Henri III, donne audit de Hault la seigneurie desdits lieux avec les droits en dépendant et détaillés ci-dessus; en contre échange des quels ledit de Hault donne audit abbé: I. La moitié du fief du Petit-Ham (consistant en 36 journaux de terres labourables), soit 18 journaux. II. Un gagnage de 27 journaux 1/4. III. Un autre gagnage de 45journaux. Faisant un total de 90 journaux 1/4. Le tout estimé 150 francs de revenus annuels. IV. Une mieux value, une fois payée de 3,000 fr. Telle est l’origine de l’importante seigneurie de Puellemontier. Quarante-cinq ans après cette transaction, vers 1620, notre château avait pour seigneur Réné de Hault, écuyer. Ces de Hault étaient nombreux, car à cette époque nous en voyons un, Nicolas de Hault, seigneur de Lignol (Aube); également une femme, Jeanne de Hault, veuve d’un écuyer. Nous trouvons, sur les mêmes parchemins, le nom de Marguerite de Hault, épouse de Pierre de Beurville, écuyer et gentilhomme ordinaire du roi. Pierre de Beurville était beau-frère du seigneur de Puellemontier et avait dans le village, vers 1620, une terre achetée, pendant les guerres de la réforme, aux religieux de Montier-en-Der. Mais si M. de Hault avait des terres, il avait peu d’argent dans sa bourse, car nous voyons qu’en 1622, n’ayant pas payé ses failles (impôts), montant à la somme de 150 livres, il vit son domaine saisi de par le roi et mis en vente. Le procureur fiscal était Nicolas Pillet, demeurant à Droyes. L’affiche de la vente fut apposée aux murs du palais de justice de Chaumont, et la vente eut lieu.
Pierre de Beurville acheta le domaine pour la somme de 5,250 livres, somme assez énorme pour l’époque. Le château alors consistait en un grand corps de logis, avec portail pour levis, colombier à pied, grange, étables, cours, jardins entourés de fossés, parc et terres assez nombreuses. A partir de cette époque, il n’est plus question de René de Hault, Puellemontier eut pour seigneur Pierre de Beurville, son beau-frère. En 1623 nous le voyons, avec son épouse Marguerite de Hault, se rendre devant Henri II de Lorraine, alors abbé commandataire de Montier-en-Der, pour lui rendre foi et hommage et lui prêter serment de fidélité, parce que les biens dont il était seigneur, se trouvaient sous la haute main de l’abbaye du Der. Vingt ans plus tard, en 1643, nous voyons un arrêt du parlement, et signé Louis de Beurville, au sujet des droits du seigneur de Puellemontier sur le cours d’eau du pays, afin de maintenir les privilèges de haut justicier dont il jouissait et interdire la pêche à ceux qui y allaient le jour et la nuit. En cette même année, Louis de Beurville fit restaurer et compléter son château, comme on le voit par le chiffre d’inscription de 1643, placé au-dessus de la façade du pavillon du côté du midi. Au bas du millésime, sur une large pierre, ses armes étaient représentées; mais elles furent mutilées pendant la révolution. En 1649, nous trouvons un bail pour les moulins de Lutin et de Gervillers. Ce dernier moulin avait été construit par un nommé Pigeot, avec la permission des religieux du Der, qui étaient propriétaires de ce cours d’eau. Pigeot, en retour, devait leur payer une rente annuelle de 39 livres. Après avoir longtemps existé, ce moulin fut détruit au commencement de ce siècle, M. de Bienville, seigneur de Puellemontier, en fil transporter la roue dans son moulin de Lutin, qui depuis lors eut bien plus d’importance.
Vers 1661, il y eut un projet d’accommodement et de transaction entre les religieux du Der et M. de Beurville, au sujet de la seigneurie de Puellemontier, Gervillers et Laborde. Sans doute que les religieux n’y cédèrent pas tous leurs droits, car plus tard, le 11 août 1688, nous voyons qu’il y eut un nouvel accommodement et cession complète de la justice de Puellemontier et d’autres droits en général sur tout le finage par MM. les religieux du Der. Comme le lecteur le remarque, il fallut un siècle aux seigneurs du village pour jouir complètement de tous les droits de leur seigneurie, droits que les religieux du Der ne cédèrent que bien lentement. A cette époque, les communications entre les habitants de Puellemontier étaient fort difficiles, les chemins étant dans un état pitoyable. Ce qui le prouve, c’est une lettre écrite en 1663, par le meunier du moulin de Lutin, à Madame de Beurville, douairière, pour la prier de lui permettre de voguer sur la rivière de Voire avec une nacelle, afin d’aller chercher le blé et conduire la farine dans les maisons. Son devancier, ajoute-t-il, avait eu cette permission. Après Pierre et Louis de Beurville, nous voyons figurer, vers 1680, un autre seigneur de ce nom; c’est François Guichard de Beurville, gentilhomme ordinaire de la maison du roi et époux de Marie-Jeanne Le Corgne. En 1680, le 1er juin, il eut une fille qui eut pour nom Elisabeth; deux ans après, le 9 octobre 1682, une autre fille naquit et fut appelée Marie-Henriette. Un autre seigneur nous apparaît, Joseph de Thomassin, dont l’épouse est Madeleine Pesme. Le 29 juin 1686, leur fille Marie de Thomassin épouse Pierre de Maisoux, fils de Michel de Maisoux et de Marguerite Phlisot.
Au commencement du XVIIIe siècle, vers 1710, le château de Puellemontier a pour seigneur Louis-Jean de Beurville, marié à Anne-Thérèse de Poivresson. C’est à eux et à leurs successeurs que les habitants de Broyés adressèrent annuellement, pendant 50 ans environ, une supplique pour leur demander la permission de jeter un pont volant sur la Voire, afin de pouvoir aller dans la prairie enlever le foin. Dans ces lettres, M. de Beurville est désigné, de 1710 jusqu’en 1720, comme étant capitaine du roi dans l’infanterie. Il prit ensuite sa retraite et se retira dans son château. Ce fut vers cette époque que le grand corps de bâtiment du château, dont la double façade donne au levant et au couchant, fut construit. Un écusson, donnant sur la cour, figurait les armes de la famille de Beurville. La révolution, qui ne respectait rien, les fit disparaître. Louis-Jean de Beurville eut, de son mariage avec Thérèse de Poivresson, d’abord une fille, Marie-Anne-Adrienne de Beurville, qui épousa, le 11 août 1738, Jean-Baptiste-Maurice de Thomassin de Bienville, fils de Nicolas de Thomassin de Bienville et de Marie-Anne du Barre. Leur seconde fille, Anne-Louise-Françoise de Beurville, épousa le 26 janvier 1756 (18 ans après le mariage de sa sœur), Charles de Cointet, fils de Emmanuel-Lucien de Fillain de Cointet et de Marie-Anne Baradin de Perchey. Un troisième enfant fut un garçon, qui resta célibataire et habita le château. Nous trouvons également dans les registres l’acte d’un mariage célébré le 23 mai 1768 à Puellemontier et dont les noms sont nouveaux. La mariée était peut-être parente du seigneur du lieu et habitait en son château. Il s’agit d’un mariage entre Louis-Marie de Noël, seigneur de Buschère, fils de François de Noël et de Marie-Madeleine de Bilcault avec Elisabeth de Pancy de Morsot, fille de Lazare de Morsot et de Gabrielle Gouault. Nous n’avons rien trouvé pour éclaircir l’origine de cette double lignée et sa parenté avec nos châtelains.
Vers 1775 le château est habité par un nouveau seigneur. C’est un membre de la famille de Bienville, qui l’obtient en héritage, après la mort du dernier seigneur de Beurville, resté célibataire. Louis-Jean-François-Adrien de Thomassin, comte de Bienville, lieutenant-colonel de cavalerie, épousa vers 1772, Marie Eléonore Valburge Irénée de Ferrette. Après le mariage ils vinrent habiter le château de Puellemontier. Ils émigrèrent pendant la révolution, et rentrèrent en France après les mauvais jours. Deux filles naquirent de ce mariage. La première, Françoise de Bienville, mariée plus tard à M. de Monthureux, et qui habita Saint-Dizier; la seconde, qui épousa un noble, né dans le midi de la France, l'emmena dans le château de Puellemontier et donna ainsi au pays un nouveau châtelain. En effet le 8 juillet 1801, Paul-Alphonse-Jean-Baptiste, marquis de Meyronnet, fils de Paul-Joseph de Meyronnet et de Dorothée-Thérèse de Bruny d’Entrecastaux, épousa Mario-Antoinette-Adrienne de Thoniassin de Bienville. Pendant 49 ans maire de la commune, et tout en s’occupant de Puellemontier, il augmentait en même temps son domaine et embellissait son château. Vers 1815, il acheta à l’Etat la foret de la Chapelle-aux-Planches, qui appartenait aux moines et qui, pendant la révolution, avait été vendue comme bien national. En 1836, il fit construire le pavillon du château (pavillon de la bibliothèque), et entassa dans ce bel appartement, consacré à la science et aux lettres, une grande quantité d’ouvrages remarquables, que ses descendants ont soin d’augmenter. Il eut deux enfants. D’abord une fille, née en 1802, Pauline-Adrienne, qui épousa le 1e 7 octobre 1818 Achille-Charles-Auguste Pechpeyrou Comminges, comte de Guitaud. Elle habite le château de Souhayes, près Semur (Côte-d’Or).
L’autre enfant naquit en 1804 et fut appelé Alphonse-Antoine-Jean, comte de Meyronnet. Ses études terminées, il entra à l’école Saint-Cyr. Il en sortit officier dans les carabiniers. En 1830, il était lieutenant quand la révolution éclata. Peu partisan du gouvernement nouveau, il déposa son épée et rentra dans la vie civile. Il épousa, en 1832, Léopoldine-Louise Dupont de Compiègne. Après la mort de son père, en 1855, il le remplaça comme maire de la commune, et sept ans après, en 1862, il le rejoignit dans la tombe. Ils eurent deux fils: Alphonse-Louis-Georges, né le 24 mai 1833, et Ludovic-Paul-Victor, né le 14 juillet 1834. Ce dernier, qui serait devenu un marin célèbre, mourut à la fleur de l’âge à 17 ans, le 21 janvier 1851, à Rio-de-Janeiro, peu après son débarquement sur la terre lointaine de l’Amérique. Son frère, ses études achevées, entra dans la diplomatie. Il passa dix ans dans les ambassades de Suisse, de Naples, de Russie et d’Autriche. Après la mort de son père, en 1862, il quitta celte carrière pour recueillir le beau domaine et le titre de marquis que lui léguait son père. Il lui succéda comme maire de Puellemontier. Plus tard, en 1865, après le décès du docteur des Etangs, maire de Ceffonds, il fut nommé lieutenant de louveterie, et quelques mois après conseiller d’arrondissement. Il épousa le 29 juin 1864, Gabrielle-Laure du Quesne. De ce mariage naquirent: Marie-Thérèse-Clotilde, le 28 août 1865; et le 1er décembre 1866, une seconde fille nommée Louise-Marie-Thérèse.
M. le marquis de Meyronnet est actuellement le seul représentant de cette ancienne et noble famille qui, dans ces derniers siècles, donna plusieurs hommes distingués à la magistrature et à l’armée. Son grand-père n’avait qu’un frère, M. Balthazar, comte de Meyronnet (issus l’un et l’autre de la branche de Châteauneuf), lieutenant-colonel de cavalerie, qui laissa deux filles: l’une fut mariée à M. le marquis de Compiègne; l’autre épousa le marquis de Gourgues; toutes deux sont veuves. Une autre branche de Meyronnet, dite de Saint-Marc, n’avait plus qu’un représentant, qui est mort en 1866 sans postérité. Voici le résumé de ce que divers journaux de France ont dit de ce dernier rejeton des de Meyronnet Saint-Marc, en annonçant sa mort: "M. Philippe-Louis de Meyronnet, baron de Saint-Marc, vieil I de mourir à l’âge de 86 ans. Il était né à Aix, le 24 décembre 1780. Il fut substitut en 1811, avocat-général à la cour impériale d’Aix en 1814, procureur-général à la cour royale de Besançon en 1816, secrétaire-général du ministère de la justice et conseiller d’Etat en 1828, conseiller à la cour de cassation eu 1829, commandeur de l’ordre de la Légion-d’honneur. Il habitait en Provence, aux environs d’Aix, le château de Saint-Marc, siège du fief érigé en baronnie en faveur de ses ascendants. Sa famille, distinguée dans la noblesse avignonnaise et provençale, alliée aux Piolenc, Cabanes, Clapiers (Vauvenargues), Faurès de Saint-Vincent, etc., a fourni des officiers de terre et de mer et des conseillers au parlement d’Aix". On voit, au château de Puellemontier, les portraits de ces hommes distingués. "Ce beau nom s’éteindrait avec lui, si la branche de Châteauneuf, transplantée en Champagne, n’y était encore représentée à Pucllemontier, près de Montier-en-Der (Haute-Marne), par M. le marquis de! Mevronnet". (1)

château de Puellemontier 52220 Rives Dervoises, propriété privée, ne se visite pas.


Ce site recense tous les châteaux de France, si vous possédez des documents concernant ce château (architecture, historique, photos) ou si vous constatez une erreur, contactez nous. Propriétaire de cet édifice, vous pouvez enrichir notre base de données en nous adressant des photos pour illustrer cette page, merci.

A voir sur cette page "châteaux de Haute Marne" tous les châteaux répertoriés à ce jour dans ce département.

 
 
 
 
   

source de la photo par satellite : https://www.google.fr/maps

 
 


(1)
                      Notice historique sur les deux monastères et le château de Puellemontier par M. l'abbé Charles Didier (1829-1915). Éditeur: Bertrand-Hu (Troyes) 1867.

Sur ce site nous recensons tous les châteaux, châteaux forts, manoirs, maisons-fortes, ruines et vestiges importants, chateau hôtel-restaurant, chateaux avec chambres d'hôtes, gîtes, et les châteaux avec salles pour réceptions, vous trouverez la liste de tous les départements en page d'Accueil, mais également une page réservée aux châteaux à l'abandon, en péril, et les châteaux du val de Loire nous avons recensés aussi les châteaux dans les pays francophones, Suisse, Belgique et Grand Duché du Luxembourg voir châteaux Étrangers, et également les châteaux dans des bourgs classés parmi les plus beaux villages de France.

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique
Nos sources proviennent à 60% de la base Mérimée, culture.gouv.fr/culture/inventaire/patrimoine, que nous remercions vivement
Copyright ©chateauxdefrance@orange.fr     Tous droits réservés.