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Ce château est situé sur la rive droite de la Vilaine, à l'ouest du bourg.
Il dépendait autrefois de Noyal sur Vilaine. Il tire vraisemblablement son
nom de la présence d'un gué à cet endroit. Cette seigneurie possédait un
droit de haute justice. Le premier seigneur du lieu connu est Georges du Gué
vers 1350. En 1567, le château passe à la famille de la Marzelière. En 1669,
il est acheté par la famille Marboeuf, puis, par les Picot du Boisfeuillet
en 1745 et enfin par les Gouyon de Thaumatz en 1775. Ce château fut pillé
par les ligueurs en 1589, lors des guerres de Religion. Le château comprend
actuellement plusieurs parties non contemporaines. En effet, la partie la
plus ancienne est le corps de logis situé au nord de la cour. Son origine
remonte vraisemblablement à la fin de l'époque médiévale. Il s'agissait
peut-être d'un logis-porche ou d'un châtelet à l'origine. En effet, les
traces d'une travée centrale sont encore visibles. Cependant, ce corps de
logis a été très remanié au cours des siècles. Ainsi, les tourelles de
brique en encorbellement remontent probablement au XVIIe siècle. De plus, ce
logis a été amputé d'un étage au début du XXe siècle. Les ouvertures ont été
également transformées car selon Paul Banéat, au début du XXe siècle, il
existait encore des fenêtres en arcs brisés et des portes à accolades sur
cette partie. La galerie, élevée à l'ouest du logis date de la première
moitié du 18e siècle, elle a été construite afin de relier le logis et la
chapelle, pour pouvoir se rendre à cet endroit en étant à l'abri des
intempéries. Cette galerie se termine par une chapelle de forme octogonale
construite en 1728, dotée à l'origine d'un toit en dôme surmonté d'un
campanile. Cette couverture a disparu au début du XXe siècle également car,
sur les cartes postales anciennes, elle existe encore. Ces trois éléments
étaient entourées de douves qu'un pont-levis disparu enjambait. Par
ailleurs, les écuries datent du début du XIXe siècle, en effet, elles
n'existaient pas encore lors de la réalisation du cadastre de 1809, par
contre, elles sont figurées sur celui de 1849. Elles ont été élevées sur le
même modèle que la galerie, en effet, elles présentent un toit à la Mansart,
des encadrements en tufeau... Au nord, à l'ouest et à l'est du château se
trouvent des vestiges de murs en terre et en pierre qui sont des
réminiscences de bâtiments qui existaient autrefois : écuries, orangerie,
chenil... En effet, ces bâtiments existaient encore lors de la réalisation
du cadastre de 1849.
Ce château est composé d'un corps de logis principal élevé en pierre de
taille de schiste et couvert d'un toit à croupes en ardoise. Les angles de
ce bâtiment présentent des tourelles en encorbellement, construites en
petites briques et couvertes d'un toit d'ardoise en poivrière. Le toit à
croupes du logis et les toits en poivrière des tourelles possèdent des épis
de faîtage. Ce corps de logis est relié à la chapelle du château par un
galerie située à l'ouest de ce dernier. Cette galerie est construite en
moellon de schiste et possède un toit à la Mansart couvert d'ardoise. Les
encadrements de baies et la corniche sont en tufeau. Le comble à la Mansart
est éclairé par des lucarnes en tufeau à frontons triangulaires pour
certaines et décorées de volutes. La chapelle, située au sud-ouest du logis,
possède un plan octogonal. Elle est élevée en moellon de schiste et les
encadrements de baies, les chaînages d'angle sont en tufeau. Les baies de
l'étage sont des fenêtres en plein cintre. Ces trois éléments reliés entre
eux : corps de logis, galerie et chapelle sont entourées de douves
empierrées qui forment un espace central quadrangulaire. Aux angles de cet
espace, existaient des constructions circulaires en pierre,
vraisemblablement des tours. Hors de cet espace clos de douves, s'élèvent,
au sud-ouest, les écuries du château. Elles sont construites sur le même
modèle que la galerie : maçonnerie de schiste, encadrements et chaînages en
tufeau, toit à la Mansart. Il existe deux avant-corps aux extrémités du
bâtiment, ils sont couverts d'un toit en pavillon. De plus, ce bâtiment
possède une corniche composée de corbelets en bois sculptés. A l'est du
château, se trouvent un vivier de forme quadrangulaire ainsi que le moulin
du Gué. (1)
château du Gué 35530 Servon-sur-Vilaine,
propriété privée, ne se visite pas, visible de l'extérieur.
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