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Ce beau petit village, perchée sur une colline de granit, doit son
développement au repli, vers 974, en ce lieu naturellement protégé, de
religieux installés à Sacierges depuis 670. Au nom du bourg ancien, appelé
Salis où castrum Salense par Aimoin au début du XIe siècle (Sault), fut
ajouté le nom de saint Benoît, car le nouveau prieuré dépendait de
Saint-Benoît-sur-Loire. Cette seigneurie ecclésiastique relevait de Brosse,
et eut de nombreux conflits avec les vicomtes de Brosse. Toutefois, en 1170,
les religieux reçurent d'eux les droits seigneuriaux sur la ville et ses
environs. Seule la haute justice était partagée avec le vicomte. L'abbaye,
située à la pointe sud de l'éminence naturelle qui domine de trente mètres
vers le sud-est le cours du Portefeuille, était entourée avec ses
dépendances de remparts. L'église, reconstruite dans le premier quart du XIe
siècle, est un rare témoignage des débuts de l'architecture romane dans
cette région. Le portail et le clocher sont des XIIIe et XIVe siècles. À
côté se trouvent les bâtiments conventuels. En contrebas, il y avait un
pigeonnier, et au fond de la vallée un vaste étang retenu par une forte
chaussée, sur laquelle passait avant 1749 la route Paris-Limoges et sous
laquelle était un mourlin. Au nord de l'église, l'éperon se resserre;
l'enceinte se refermait à cet endroit par une coupure pratiquée dans le
granit et des maisons fortifiées, dotées de murs de deux mètres d'épaisseur.
Cet étranglement marque la séparation entre la partie méridionale de
l'enclos des religieux, retirée du monde et réservée au culte, et la partie
septentrionale, dite le fort, où se trouvaient la maison du gouverneur, le
four et la porte ouvrant vers la ville.
Les remparts du fort, dans leur dernier état, sont attribués au début du XVe
siècle. Ils avaient deux mètres d'épaisseur et sept mètres de haut. Ils
étaient surmontés de deux parapets de un mètre de haut. On pouvait y accéder
du portail, de la maison du gouverneur et de la tour de l'horloge. L'entrée
du fort comprenait une grande et une petite baie, munie chacurne d'un
pont-levis et était protégée par un bâtiment pourvu de mâchicoulis. À
l'angle sud-ouest du fort, une étroite poterne donnait accès à l'extérieur.
La ville s'est développée au nord du fort. Elle était protégée par un
important dénivelé au sud et à l'est, mais ne l'était guère vers l'ouest.
Elle fut la proie des flammes à plusieurs reprises, dont une fois vers l'an
mille, lors d'un conflit avec le fils du vicomte de Limoges à qui il fallut
que le prieur et ses alliés reprennent le prieuré, et une autre au XIIIe
siècle. L'enceinte de ville, postérieure à celle du fort, avait un mètre
d'épaisseur, était munie de quatre portes et flanquée de tours. La porte des
Guichets, au sud-ouest, démolie en 1825, avait une baie en plein cintre. La
porte du Brumalier, au nord-ouest, démolie en 1835, comportait une large
porte en plein cintre et une petite rectangulaire et était défendue par une
tour latérale à quatre étages. La porte Saint-Michel, au nord-est, démolie
en 1790, avait aussi deux baies. Ces trois portes étaient pourvues de
terrasses à mâchicoulis. À l'est, la porte Inégale permettait d'accéder au
Portefeuille. Trois fausses portes ont été pratiquées dans l'enceinte à une
date indéterminée. Au centre-ville, se trouvaient les Halles, détruites par
le feu à deux reprises, au XIIIe siècle, puis, définitivement, au XVIIIe
siècle. Elles renfermaient la salle de justice de Brosse, qui fut transférée
dans la maison dite des Audoucet, située à côté. Plusieurs maisons des XVe
et XVIe siècles sont bien conservées. Un faubourg Saint-Michel se développa
au-delà de la porte du même nom. S'y trouvaient une chapelle Saint-Michel,
l'hôpital et sa chapelle, une grange aux dîmes, un couvent d'Augustins fondé
en 1615, le cimetière des catholiques et celui des protestants. Un autre dit
du Portugal s'est créé près de la porte dite Inégale où Portingal. (1)
Éléments protégés MH : la porte de la Maison de l'Argentier rue de la Roche
: inscription par arrêté du 1er octobre 1926. L'église en totalité ; les
bâtiments conventuels en totalité ; les sols des cours ; les terrasses et
leurs murs de soutènement ; l'ancien chemin d'accès anciennement appelé le
Gabion, aujourd'hui place de l'Eglise : classement par arrêté du 21 octobre
2011.
bourg castral de Saint Benoît du Sault 36170 Saint Benoît du Sault, classé
parmi les plus beaux villages de France, à visiter impérativement.
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