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Il s'agit d'un ancien fief
relevant de Château-Renault. Le plus ancien seigneur connu est Jean
Desselles en 1558. Il appartient à Pierre Targas, écuyer sieur de la
Boisnière, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, en 1621, puis à la
famille Bourguigneau dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Dans la
deuxième moitié du XVIIIe siècle, il appartient à la famille Ménard, dont
Charles Pierre François, fut maire de Villedômer de 1816 à 1821. Le château
est vendu en 1825 à Dominique Lenoir, ancien agent de change parisien qui
s'en sépare peu de temps après au profit d'un Monsieur de Marèze. Au milieu
du XIXe siècle, Louis Félix de Forestier, comte de Coubert, entre en
possession du château, dont il était l'intendant, après le décès de M. de
Marèze, et épouse sa veuve. Le château reste dans cette famille jusqu'au
milieu du XXe siècle, époque à laquelle il est cédé au Conseil général
d'Indre-et-Loire à la condition qu'il ait une utilisation sociale. Des
harkis accueillis par la ville de Château-Renault, y sont logés entre 1962
et 1969. Depuis 1969, il accueille un institut médico-éducatif.
Les bâtiments du château, de la ferme et de l'orangerie sont présents sur le
premier plan cadastral de 1835 mais aucun ne semble présent sur un plan de
1784. Ces bâtiments pourraient donc être datés du dernier quart du XVIIIe
siècle ou du premier quart du XIXe siècle. Le corps de bâtiment du château
situé à l'est de la cour principale pourrait dater du début des années 1830.
Les bâtiments ont profondément été modifiés. Le corps de bâtiment oriental
du château accueille aujourd'hui les services administratifs et le corps de
bâtiment occidental accueille les cuisines et la blanchisserie. Les
bâtiments de la ferme ont également été transformés en salle de réunion,
salle d'activités, ateliers techniques... L'ancienne orangerie a servi de
logement pour le directeur (inutilisé aujourd'hui). Une chapelle dédiée à
saint Michel est mentionnée en 1537, puis en 1787, sans précision sur son
emplacement. Une chapelle construite à la limite du XIXe siècle et du XXe
siècle (1896-1901), sert de chai dans les années 1930 et est aujourd'hui
utilisée comme gymnase. La reconstruction du château, entre 1784 et 1835,
s'accompagne de la création d'un parc boisé traversé par des allées
rectilignes, à l'ouest de l'allée principale, et d'un jardin anglais
(disparu) avec source et fabrique (temple à fronton triangulaire), à l'est.
Le château de la Boisnière se compose de deux corps de logis en L placés de
part et d'autre d'une cour. Le corps de logis, à l'est de la cour, possède
un étage carré avec rez-de-chaussée surélevé (façade est) et étage en
surcroît. Il est construit en moellon enduit et pierre de taille (chaînes
d'angle, encadrements des baies, corniche) et couvert de toits à longs pans
et à croupes en ardoise. Ce corps de logis est prolongé vers le sud par une
aile rectangulaire en rez-de-chaussée et vers le nord par une aile
hexagonale toutes les deux surmontées d'une terrasse. A l'ouest de la cour,
le second corps de logis, à un étage carré et étage de comble, est construit
en moellon enduit et pierre de taille (encadrement des baies, chaînes
d'angle, corniche) et couvert d'un toit brisé en ardoise. A l'intérieur, le
château a conservé quelques éléments d'origine: rampe d'escalier; pilastres
et colonnes doriques, entablement à oves et dards, consoles à feuille et
caissons à rosace; entablement à modillons et entablement à denticules.
L'orangerie en rez-de-chaussée, placée au sud-est du château, est construite
en moellon crépi et couverte d'un toit brisé en ardoise. La brique est
utilisée pour l'encadrement des baies. Une ancienne glacière est présente
dans le bois.
La ferme, située au sud-ouest du château, se compose d'un corps de bâtiment
en L et d'un bâtiment rectangulaire indépendant, organisés autour d'une cour
carrée à l'origine fermée (piliers en pierre). Le bâtiment indépendant au
sud-est de la cour servant à l'origine de grange est construit en moellon
crépi et couvert d'un toit à croupe en tuile plate. Trois lucarnes (deux
lucarnes interrompant l'avant-toit et une lucarne haute) permettent l'accès
au grenier depuis l'extérieur. Le corps de bâtiment en L, qui accueillait
logis et écuries, est construit en moellon enduit et brique (encadrement des
baies, chaînes d'angle) couvert de toits à longs pans et à croupes en tuiles
plates. Un pigeonnier circulaire en moellon enduit et pierre de taille
(encadrement des baies, corniche) couvert d'ardoise est placé à l'extrémité
est de ce corps de bâtiment. Un hangar à charpente sur poteaux couvert d'un
toit en ardoise est situé à l'ouest de la ferme. Un mur de soutènement en
moellon et une tourelle en moellon crépi couverte d'un toit en ardoise sont
situés au sud et à l'est de l'orangerie. La chapelle, au sud de la ferme,
est construite en moellon crépi et couverte d'un toit à longs pans en tuile
mécanique. Les chaînes d'angle sont en brique, et l'encadrement de la porte
en plein cintre est en brique et pierre de taille. Une statue de Notre-Dame
de Lourdes est présente dans une niche du pignon. (1)
château de La Boisnière 37110 Villedômer, tel. 02 47 55 46 55, hébergements
pour Adultes Handicapés.
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