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Château d'Écotay (Loire)
 
 

   Le mandement d'Ecotay est cité à la fin du XIIe siècle, et le château n'apparaît nommément dans les textes que dans la deuxième moitié du XIIIe siècle (chatel d'Escotay, Charte du Forez). La construction d'un château fort sur le site d'Ecotay remonte cependant au moins au XIIe siècle (et sans doute au courant du XIe siècle), date à laquelle sont attribuables les vestiges existants. L'édifice est peu documenté dans les textes. Il appartient au comte de Forez. Des personnages portant le nom de cette seigneurie sont cités dès la fin du XIe siècle, puis surtout aux XIIe et XIIIe siècle, dans l'entourage du comte (en particulier Bernard d'Ecotay, sacristain et chanoine de l'église collégiale de Montbrison, qui accompagne Guy V à la septième croisade et obtint en Terre Sainte des fragments de la Vraie Croix). En 1324, le comte cède Ecotay (échangé contre les terres de Vaudragon et de Pizay) à Hugues de Lavieu (Sonyer du Lac). La seigneurie d'Ecotay, que certains auteurs citent comme la troisième baronnie du Forez (Broutin, Dufour), comprend alors les paroisses de Bard, Lézigneux et Verrières, dont la rente noble de Quérézieux et la seigneurie de Beauvoir. A la mort de Jean de Lavieu (avant 1478), époux de Marguerite de Balzac, ses biens sont partagés entre les Lévis-Couzan et les Talaru-Chalmazel, qui possèdent Ecotay jusqu'en 1619.
Mais le château d'Ecotay a vraisemblablement été délaissé dès le XVe siècle. A la fin du XVIIIe siècle, la seigneurie appartient à une famille d'origine Sarde, à qui les biens dépendant d'Ecotay sont restitués en 1793, et qui les revend en 1801 à des marchands de biens. Ils revendent Ecotay à la famille de Meaux en 1804 (voir château de Quérézieux). En 1842, la partie orientale de l'enceinte, dont le tracé est visible sur le cadastre de 1808, est détruite et le rocher de la plateforme du donjon creusé afin de permettre l'agrandissement de l'église, devenue paroissiale quelques années plus tôt (article du Journal de Montbrison 1981). En 1981, la famille de Meaux cède les ruines du château fort à la commune, pour le franc symbolique. Des travaux de consolidation et mise en sécurité (reprise générale des maçonneries du donjon et de l'enceinte: mise hors d'eau des faîtages des murs, rejointoiement, réfection des chaînes d'angle du donjon, construction d'un plancher en béton au sommet du donjon avec escalier d'accès, reprise des ouverture avec création de linteaux en béton) ont été menés sous la direction du Service départemental de l'architecture et du patrimoine de la Loire en 1988.
Le château est construit sur un éperon rocheux qui domine le confluent des vallées profondément découpées du Cotoyet et du Bouchat (dont la réunion donne le Moingt). Il n'est situé qu'à quelques kilomètres au sud-ouest de Montbrison. Il se compose d'un donjon de plan quadrangulaire, dont subsistent quatre niveaux en élévation (sur environ quinze mètres de hauteur; toutes les ouvertures ont été remaniées): un niveau de basse-fosse, sans ouverture à l'origine (porte percée côté ouest); un premier étage dont le plancher était posé sur un retrait du mur (sur les quatre côtés), avec un accès à l'est, face à l'église, ou au sud (actuellement deux percements de la taille de portes à l'ouest et au sud, une fenêtre à l'est); un deuxième étage dont le plancher était posé sur un retrait des murs nord et sud, avec une ouverture à l'ouest et une fenêtre en forme de lancette à l'est); un troisième étage dont le plancher reposait sur des consoles (niveau totalement ruiné, dalle béton coulée au niveau de son plancher; il est impossible de connaître le type de couronnement de la tour).
Des traces d'un toit à deux pans appuyé contre le mur ouest sont encore visibles sur les clichés avant restauration. Le donjon est entouré d'une première enceinte polygonale, qui n'a plus de porte visible: elle se trouvait peut-être à l'est, vers l'ancien portail de l'église, dans la partie démolie en 1842. Aucune construction ne subsiste dans cette première enceinte, ou est creusée une citerne (ouverture au pied du donjon, côté est). Une feuxième enceinte englobait l'église et quelques maisons du village qui s'est développé au-dessous du château et se cantonne aujourd'hui au fond de la vallée. Son tracé est encore perceptible sur le cadastre de 1808 ; elle utilisait sans doute les murs arrière des maisons. Il en reste peu de vestiges en élévation, envahis par la végétation. Les murs du donjon et de la première enceinte sont en moellon de granite, ponctués de trous de boulin, avec des chaînes d'angle en pierre de taille (refaites; angle chanfreiné avec un congé en forme de feuille). La deuxième enceinte n'a pas été repérée. (1)

château d'Écotay 42600 Écotay-l'Olme, lieu-dit Ecotay, propriété de la commune, visite des extérieurs uniquement, vestiges.

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Château d'Écotay  Château d'Écotay
 
 
Château d'Écotay  Château d'Écotay
 
   
 
 


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source de l'historique : https://inventaire.patrimoine.auvergnerhonealpes

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