châteaux de France
       Accueil        châteaux Val de Loire        châteaux pour réceptions        châteaux à l'abandon        Contact        Liens
 
 
 
Château de Villeneuve
 
 

          La maison forte de Villeneuve, dite château, est située sur la commune de la Tourette, au fond d’un petit vallon où circule le ruisseau de Villeneuve. La position d’un château en ce lieu s'explique par le voisinage d’un très ancien chemin tendant de Saint-Rambert à Saint-Bonnet, en passant par Périgneux. Ce dernier traverse l'ancienne basse-cour de la maison forte pour se diriger sur Saint-Bonnet. Le cadastre nous montre clairement la disposition générale du site de Villeneuve : une partie des dépendances actuelles, qui remontent au XVIe siècle, encadrent une basse-cour située au-devant de la maison forte enclos de murs. À l’ouest de cette dernière, et en dessous, de vastes jardins en terrasse surplombent le fond du vallon dans lequel est rejetée l’eau actionnant deux petits moulins en série. Le plan du domaine de Villeneuve de 1904, nous dépeint à son tour, l’état des changements qui se sont opérés sur le site, modifications dont nous pouvons encore, à ce jour, être les témoins. Liste des différents propriétaires de Villeneuve depuis 1200 jusqu’au XXe siècle : vers 1226 - 1287 Guichard Vert, vers 1247 Falcon Vert, vers 1333 - 1352 Falcon Vert, vers 1378 - 1391 Ploton Vert, vers 1395 Humbert Durgel, vers 1445 - 1462 Roland de la Merlée dit Mastin, vers 1470 Antoine de la Merlée dit Mastin, vers 1487 Annet de la Merlée dit Merlaud, vers 1540 Gilbert de la Merlée dit le Mastin, vers 1557 Amé de Saccorray, vers 1572 Antoine de la Merlée dit le Mastin, vers 1618 Jean Du Creux, vers 1646 Antoine Cohade, vers 1731 Pierre de Cohade, vers 1722 - 1758 Pierre de la Vaissiere, vers 1732 - 1753 Jacques de la Vaissiere, vers 1775 Pierre de la Vaissiere, vers 1781 Jean-Annet Molette de Morandies, en 1793 Claude Thomas, en 1814 Pierre-Marie Blanc, Louis-Hippolyte Blanc (1820-1888) Michel-Emile Blanc (1850-...) et la famille Lacroix en 1950.
De plan rectangulaire, l’assise du donjon, reposant sur le rocher, a un fruit relativement important. L'espace aménagé dans son sous-sol est voûté en berceau plein cintre ; ses autres niveaux sont plafonnés. Ces derniers sont actuellement desservis par l'escalier en vis qui se trouve accolé au donjon sur toute sa hauteur. La largeur du mur nord, au niveau du sous-sol, est de 95 cm. L’élévation de sa façade nord comporte un certain nombre d’ouvertures de périodes différentes. De plain-pied, une porte charretière, aujourd’hui occultée par une large baie rectangulaire à volet métallique, liée à une porte piétonne en arc plein cintre, actuellement murée, qui se trouvait percé dans le mur est, à côté du donjon. Aux autres étages nous retrouvons des baies du XVe siècle et XIXe siècle. Le collage de la façade XVIIe contre le donjon, se distingue parfaitement en élévation, où la chaîne d'angle de ce dernier est bien marquée. D’autres bâtiments devaient être liés au donjon, comme en témoigne l’important massif maçonné qui se prolonge au sud de ces fondations, et contre lesquels vont venir s'appuyer une campagne de construction du XVIe siècle Au XVIe siècle, probablement durant son premier quart, s'élèvent, dans l'angle sud-est du donjon, et vraisemblablement contre d’autres bâtiments, un escalier en vis de plan octogonal demi-hors-oeuvre ainsi que deux ailes reliées entre elles par une galerie longeant la façade est du logis. Ainsi, l'aile nord s'élève sur trois niveaux et l'escalier en vis, lié au donjon, sur cinq niveaux ; peut-être en possédait-il d’autres supplémentaires avant qu'il ne soit arasé. L'aile sud, ayant été reconstruite au XIXe siècle, aucun élément permet d'en imaginer l'aspect. La façade s’étirant entre ses deux ailes et recevant la galerie, possédait au XVIe siècle deux niveaux, le troisième datant du XIXe siècle, mais de style XVIIe : on en veut pour preuve la présence d’une baie de cette époque dans l’espace situé au-dessus des rondins de bois, visibles en façade, et du décalage existant entre les nus des murs de ces deux derniers niveaux. De plus l'escalier en vis n’est plus lié à la façade au-delà du second niveau. Les ouvertures de son élévation sur cour ont beaucoup changé. Celle du rez-de-chaussée date vraisemblablement du XVIIe siècle. À l'étage, les deux baies visibles ont été remaniées assez tardivement au XIXe siècle, l’une d’entre elles, dans l'angle de la tour d'escalier contient une tourelle en encorbellement à usage de latrines. Toutes deux étaient des portes ouvrant sur une galerie en façade. Une troisième baie, ayant conservé son caractère du XVIe siècle, communique aujourd’hui, au premier étage, avec l’aile sud.
Le bâtiment principal qui s’étend à l’ouest, dont les angles sud-ouest et nord-ouest sont surmontés par des échauguettes écrêtées à leur sommet et dont le soubassement comporte un important fruit, date du XVIIe siècle. Il a peut-être "rhabillé" des bâtiments plus anciens ou s’est substitué à eux. L'élévation est ordonnancée et les baies côté nord sont plus étroites que celles, côté sud, qui ont des meneaux et des traverses. C'est à la fin du XIXe siècle puis au début du XXe siècle que les deux baies supérieures de la travée située sur la droite de la porte à arc en plein cintre, qui ouvre sur le jardin, sont percées. Les échauguettes en encorbellement n’avaient sans doute aucun caractère défensif , elles avaient surtout pour rôle de marquer l'appartenance de cette propriété à une famille noble ; leur construction en pierre de taille est soignée. En 1892, un texte précise que "les angles et les murs d'enceinte étaient flanquées de culs de lampe et d'échauguettes et la porte donnant dans la cour intérieure était défendue par des créneaux et des mâchicoulis existant encore il y a une soixantaine d'année, et les échauguettes portées en encorbellement, le donjon" et "la tour furent étêtés, les uns durant les Guerres de Religion, les autres à la Révolution. La cour intérieur avec sa galerie desservant les appartements du premier étage, la chapelle n'existent plus. La courtine et la porte d'entrée fortifiée ont disparu (au début du XIXe siècle, après 1824)". Un extrait d'une généalogie en 1891, signale que "la courtine, où était la porte d'entrée et le pont-levis, a disparu pour donner plus d’air et de lumière, suivant d’autres usages". Un document d'archives de 1681 indique que la maison forte était composée de plusieurs chambres, de deux tours, colombier et moulin. Enfin un inventaire effectué à la suite du décès de Pierre de Cohade, seigneur de Villeneuve, survenu en 1736, précise qu'il n’y avait pas de calice dans la chapelle.
Ainsi au XVIIe siècle déjà, un haut mur à caractère défensif protégeait l'entrée de la cour intérieure, comme l'indique encore le plan cadastral de 1824, et une tour comportant peut-être une chapelle et un colombier, comme celle existant encore à la maison forte de Brassolard, devait se dresser dans l’angle sud-est de la cour. Au XIXe siècle, l'aile sud de la maison forte est donc reconstruite et réaménagée ; son élévation sud comporte plusieurs baies du XVIe siècle remployées à l’étage et d’autres du XIXe siècle. La galerie disparaît et des latrines, aménagées dans une tourelle en briques et en encorbellement, sont aménagées contre l'escalier en vis. D'autres baies, sur l'ensemble des façades et comme déjà signalé précédemment, sont percées ou remaniées. Dans le prolongement de l'aile nord, une remise est ajoutée. Aujourd'hui, dans l’axe de la façade Est se trouve une porte, à encadrement mouluré datant probablement du XVIIe siècle, qui ouvre sur un large couloir voûté en berceau qui traverse le logis d'est en ouest. Sur la façade ouest, à l'extrémité ouest du couloir, une porte haute, en arc plein cintre. est accessible par un escalier droit en pierre composé de dix marches depuis les jardins en terrasse, au début du siècle deux rampes d'appui en brique encadraient l'escalier. A droite du couloir en entrant (au nord), se trouvent les caves, voûtées en berceau, dont une est aménagée dans le soubassement de l’ancien donjon. A gauche du couloir, une porte, à la modénature semblable à celle qui ouvre sur le dit couloir, donne accès à une profonde cuisine voûtée en berceau à pénétrations datant du XVIIe siècle. Une cheminée devait s'appuyer contre le mur est, à l'endroit même où une porte a été aménagée afin de communiquer avec l'aile sud ; une cheminée monumentale du XVe siècle et provenant d’une des maisons de Saint-Bonnet-le-Château, y a été déposée, la base des piédroits manque. Contre le mur sud de la cuisine, la baie de gauche a été percée, dans ce qui devait être un placard, au XIXe siècle, celle de droite reçoit un évier en pierre. L'aile nord, accessible depuis l'escalier en vis, comporte un espace dit technique, mais dont la fonction d’origine n’a pas pu être identifiée. Le premier étage est desservit par l'escalier en vis, il comporte un certain nombre de pièces lambrissées au XXe siècle par des compagnons : bibliothèque, bureau, chambres. Celle qui est située à l’ouest du donjon est voûtée d’arêtes en plâtre.
Les origines de la ferme du château semblent être du XVIe siècle. Le portail, mouluré et orné d’une clef d’arc sculptée d’un écusson aujourd'hui aveugle, ouvre sur un espace couvert par un toit à deux pans qui précède l’ancienne basse-cour de la maison forte. C’est dans l’angle nord-ouest de la ferme que se trouve le logis primitif ; au rez-de-chaussée. la cuisine abrite encore une vaste cheminée avec une poutre en bois et un four à pain. Dans son prolongement, vers l’est, plusieurs porcheries le relie à la grange-étable qui ferme l'angle nord-est de la ferme. Le portail de la grange, en retrait, est abritée par l’avant-toit, et une corniche composée de petites dalles de granite, coiffe le haut du mur situé côté cour. En tête des porcheries, côté logis, un petit espace anciennement habité, possède une bouche de four à pain percée dans le mur extérieur et donnant sur la cour. Face au logis, dans l’angle opposé, se trouve un édifice ayant été très largement modifié, il sert aujourd’hui de logis aux fermiers qui travaillent les terres du domaine. Sa façade ouest était, jusque vers 1900, percée de travées composées de plusieurs petites baies rectangulaires dont plusieurs existent encore, murées. Sur le cadastre ancien de 1824, ce bâtiment était deux fois moins large et cependant aucune trace d'agrandissement est visible, il se pourrait qu'il ait été entièrement reconstruit après cette date là, ce qui impliquerait alors que le portail XVIe de la cour ait été partiellement remonté, ce qui paraît fort probable. Enfin, dans l’angle sud-est de l’ancienne basse-cour se trouvait un édifice barlong qui encadrait, avec la grange-étable, l'entrée du domaine. De cette construction il ne reste que le soubassement, lequel comportait un important fruit. Un mur de soutènement, dans son prolongement, fermait au sud la basse-cour. Au XIXe siècle, après 1824, une grange-étable, de plan carré, s'élève en travers de l'ancienne bâtisse, en ayant réemployé un bon nombre d'encadrement de baies. Trois contreforts épaulent sa face sud au niveau de l'étage de soubassement, lequel abrite un large espace voûté en berceau plein cintre pouvant servir de remise à matériel agricole, de cave ou autre. Sous l'important montoir de la grange, un passage voûté traversant est aménagé. Au droit du montoir se trouve un bûcher.
La maison forte est située en fond de vallon, sur une pente assez forte, aussi est-il logique qu’il y ait eu un certain nombre d'édifice avec un soubassement, comme le logis XVIIe siècle et la grange-étable XIXe siècle ci-dessus décrite, mais également de murs de soutènement destinés à retenir les espaces aplanis. Il en est ainsi des jardins et cours de la propriété. Un important mur de soutènement, épaulé d’un contrefort à l'endroit où devait se trouver une tour contenant un colombier et / ou une chapelle, contient la poussée des terres de l’ancienne basse-cour de la maison forte. Il en est de même concernant les jardins en terrasse qui s’étagent sur deux niveaux, le mur de soutènement du jardin supérieur comprend dans son épaisseur une glacière voûtée en berceau en anse de panier; celui qui est en contrebas est contrebuté par quatre volumineux contreforts percés à leur base dans la largeur, pour permettre l'écoulement des eaux qui provenaient de la retenue d’eau supérieure, l’autre servant au moulin, que l’on remarque sur le plan de 1904 seulement, et qui devait permettre l'irrigation des jardins et des terres. Ce même plan nous renseigne sur la nature des plantations du domaine mais également des jardins: à l'ouest, terrasse supérieure : massif : terrasse inférieure partie de gauche, accessible par un escalier droit de plan circulaire, parterre ; terrasse inférieure partie de droite : jardin potager, et enfin à l’est, en contrebas de la cour centrale, le jardin des houches (jardin maraîcher). Sur le cadastre de 1824, à l'ouest des jardins en terrasse, figurent deux moulins, actionnés par l’eau conduite dans une retenue par un bief prenant sa source dans le ruisseau de Villeneuve. Déjà en 1904, un seul moulin subsistait, lequel, aujourd’hui, n'est plus en fonction. Les quelques vestiges de son mécanisme nous permettent de savoir qu'il s'agissait d'un moulin à farine à roue horizontale. La construction, de plan rectangulaire possède également un étage de soubassement.

château de Villeneuve 42380 La Tourette, propriété privée, ne se visite pas.

Ce site recense tous les châteaux de France, si vous possédez des documents concernant ce château (architecture, historique, photos) ou si vous constatez une erreur, contactez nous. Propriétaire de cet édifice, vous pouvez enrichir notre base de données en nous adressant des photos pour illustrer cette page, merci.

A voir sur cette page "châteaux de la Loire" tous les châteaux répertoriés à ce jour dans ce département.

 
 
 
 
 
 
 
   
 
 


(1)   
Texte de loi sur le droit à l'image des biens (photos)


Sur ce site, tous les châteaux, châteaux forts, manoirs, maisons-fortes, ruines et vestiges importants, chateau hôtel-restaurant, chateaux avec chambres d'hôtes, gîtes, et les châteaux avec salles pour réceptions, vous trouverez la liste de tous les départements en page d'Accueil, mais également une page réservée aux châteaux à l'abandon, en péril, et les châteaux du val de Loire nous avons recensés aussi les châteaux dans les pays francophones, Suisse, Belgique et Grand Duché du Luxembourg voir châteaux Étrangers, et également les châteaux dans des bourgs classés parmi les plus beaux villages de France.

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique
Nos sources proviennent à 60% de la base Mérimée, culture.gouv.fr/culture/inventaire/patrimoine, que nous remercions vivement
Copyright ©chateauxdefrance@orange.fr     Tous droits réservés.