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Au sud-ouest de Roche-la-Molière, on
aperçoit un château entouré d’un vaste parc; c’est l’ancien manoir de la
Roëre. La grille en fer forgé qui donne accès dans le parc, est décorée du
blason des Neyron: d’azur au héron d'argent terrassé de sinople; au chef
cousu de gueules, chargé d’un soleil d’or. Le château a été complètement
transformé au XIXe siècle par l’architecte Boisson. La demeure actuelle,
flanquée de deux pavillons rectangulaires et coiffée d’une lourde toiture
d'ardoises, semble bien réaliser le plus heureux mélange de confort et
d’agrément. La chapelle, l’orangerie, portent le même cachet d’élégance et
de robustesse. L’antique manoir des la Roëre, a, d’autre part, été conservé
et intelligemment restauré. Il est flanqué, à l’un de ses angles, d’une
jolie poivrière du XVIe siècle dont le cul-de-lampe èst soutenu par une
figure grimaçante. Les anciennes ouvertures moulurées existent encore. En
face, à quelques mètres des bâtiments, l’architecte a restauré et exhaussé
une tour carrée qui était adjacente aux anciennes écuries, qui étaient sans
caractère et n’existent plus. Cette tour, haute de trois étages est ornée
d’une splendide porte sculptée. Au troisième étage une gargouille la
surmonte et les débris d’une poivrière flanquent encore l’un de ses angles.
Dans le côté de la tour qui regarde le château est encastrée une pierre sur
laquelle on lit: Fait l’année de la paix et du mariage du Roi, 1660. Les
verdoyantes prairies et les massifs fleuris qui entourent le manoir en font
une résidence des plus agréables.
La première famille qui posséda la Roare a formé un grand nombre de rameaux.
Le 31 mai 1361, Jean de la Roëre, de la paroisse de Firminy, élit sa
sépulture à Saint-Pierre de Firminy, au tombeau de ses pères, mentionnant
Jeanne et Mathiève, ses filles et faisant son fils, Antoine, héritier
universel. En 1444, nous trouvons Jacques de la Roëre, fils d’Antoine,
notaire. Le terrier de Firminy fait mention, au début du XVIe siècle, de
Lyonet de la Roëre, notaire royal, qui paraît avoir laissé trois fils,
vivant à la même époque: Claude de la Roëre, notaire de Firminy, marié à
Jeanne des Noyers, fille de Guillaume, dont Jeanne, mariée à Béraud Cornet;
Antoine de la Roëre, greffier de Firminy, marié à Souveraine Jocellin; Denys
de la Roëre. On trouve encore mentionnés Michel de la Roëre, prêtre de
Saint-Genest-Lerpt; Philibert de la Roëre et Jean de la Roëre, notaires. Au
début du XVIIe siècle, nous trouvons Jean de la Roëre, marié à Fleurye de la
Guiolle, dont François, né le le 20 mai 1618; Denys, marié à Marie de la
Guiolle, dont Jeanne, née le 14 octobre 1618. Claude de la Roëre, sergent
royal de Firminy, épousa Catherine Guichetty, dont Marcellin, né le 6
décembre 1618. Etienne de la Roëre, du Chambon, et Clémence de la Roëre, de
Fraisse, avaient pour frère Jean de la Roëre, marié à Anne Basset, dont
Etienne, né le 8 janvier 1633. A la même époque vivaient Gabrielle de la
Roëre, épouse de Simon Despréaux; Françoise de la Roëre, femme de Georges
Encellin; Jeanne de la Roëre, servante à la Beynodière; Jacques delà Roëre,
gendarme de M. le marquis de Polignac; Jean de la Roëre, marié à Jeanne Gay,
dont Fleurie, née le 23 décembre 1644; Jacques de la Roëre, marié le 8
janvier 1676 à Marie Montélimard, dont Pierre, né le 21 mars 1677; Jean de
la Roëre, marié à Marie Blanc, dont Jacques de la Roëre, cloutier, marié le
2 février 1686, à Jeanne Delage.
Pierre de la Roëre, marchand bourgeois de Lyon, était frère de Jeanne de la
Roëre et de honorable Jacques de la Roëre, notaire royal de Côte-Martin,
marié à Hélène de la Roëre, dont Claude de la Roëre, notaire royal et
procureur de Firminy, marié à Claudine Morel de Chazellet, dont Louise,
mariée le 16 septembre 1683, à Jean-Baptiste de Flachères; 2° Gabrielle,
mariée le 5 juin 1685, à Jacques de Jerphanion; 3° Claude. Le dernier des de
la Roëre était avoué à Saint-Etienne sous la Restauration; sa fille épousa
M. Quantin, maire de St-Etienne pendant les premières années du second
Empire. Jean-François Caze possédait la Roëre, au début du XVIIIe siècle. Il
passa ensuite à son fils, Marie-Joseph-François Caze, écuyer, marié à
Marie-Anne-Pierrette Thoynet de Bigny, lequel le vendit en mars 1767, à
Armand-Joseph de Béthune, duc de Charost, qui le céda à son tour, le 26
février 1772, à Jacques Neyron, en même temps que Roche-la-Molière.
Pierre-Antoine-Louis Neyron des Granges, fils cadet de Jacques, seigneur de
Roche-la-Molière, épousa le 4 avril 1807, Made-Reine-Claire-Amey de Vincent
de Saint-Bonnet, dont Félix Neyron des Granges, marié en 1837 à Antoinette
Duplay, dont Louis Neyron des Granges, marié le 16 mai 1868, à Camille
Aynard, propriétaire du château de la Roëre au début du XXe siècle, dont
Jeanne, mariée à Joseph Ginot; 2° Henri; 3° Paul; 4° Marie; 5° Marthe. (1)
château de la Roare 42230 Roche-la-Molière, en 1950, la Compagnie des mines
fit son acquisition. Il servit de logement à des ingénieurs des mines et les
luxueux salons du bas, de salles de réception. Au moment de la fermeture des
mines, les Houillières revendirent le parc de 18 hectares à un promoteur qui
construisit des villas... Le château, lui même, fut acquis par M. et Mme
Ceysson. Ces derniers le quittèrent vers 2009 et il fut reconditionné en
plusieurs appartements séparés...
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