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A une courte distance de Feurs, sur le territoire
de Salt-en-Donzy, le château de la Varenne, s’élève au milieu des fécondes
terres de la plaine. C’est une construction rectangulaire, sans caractère,
dont l’extrémité méridionale est flanquée d’une petite tourelle. Au nord, on
remarque un pavillon assez imposant, construit par Théodore du Rosier. En
1674, l’aspect de la Varenne était différent, il était clos par des
murailles crénelées et flanqué de trois tourelles rondes. En 1322, la
Varenne appartenait à Paches, secrétaire des fils du comte Jean 1er. En
1349, Jean Coquet, prévôt de Saint-Héand, y habite. Broutin signale, d’autre
part, les Graulat, comme seigneurs de la Varenne. Jean de la Varenne, qui
appartenait à cette famille se trouva compromis dans une attaque à main
armée qu’il fit, avec le fils mineur du comte de Forez, contre Gilles
Asselin, président du Parlement de Paris. Le terrier Morette cite encore les
Graulat comme seigneurs de la Varenne, en 1411. Un demi siècle plus tard, le
seigneur de la Varenne était Jean de la Forge, qui eut de Souveraine de
Villeneufve, une fille Françoise de la Forge, qui porta la Varenne, le 15
janvier 1522, à Claude de Flachat, écuyer, fils d’Antoine et de Jacqueline
de Montdor. Leur fils aîné Bertrand, fut seigneur de la Varenne, qu’il
laissa à son frère Etienne, lequel testa le 26 novembre 1577. Le 14 février
1638, Jacques du Verney, époux de Colombe Tricaud, acheta la Varenne des
enfants mineurs de Jacques de Flachat. En 1557, Claude de la Varenne, mère
d’Etienne de Flachat, fut comprise au rôle du banc de Forez, pour la terre
de la Varenne. Les armes des du Verney sont d'or au verne arraché de
sinople.
Les du Verney remontent à Jacques du Verney, médecin à Feurs, qui épousa
Antoinette Pitre, dont Joseph-Guichard, qui suit; 2° Pierre, maître en
chirurgie, mort en 1728 à 78 ans. Joseph-Guichard du Verney, né le 5 août
1648, reçu docteur en 1669, (université d’Avignon) mort le 10 septembre
1730, marié à Marie Chauvin, dont un fils né en 1680; 2° Emmanuel-Maurice,
qui suit; 3° Jean-François-Marie. Emmanuel-Maurice du Verney, docteur en
1718, mort le 28 novembre 1761, à 83 ans, inhumé à Saint-Nicolas du
Chardonnet, à Paris, régent de la Faculté de Médecine de Paris, l’une des
grandes personnalités scientifiques de son temps. Ce rameau s’était fixé à
Paris, tandis que la famille se perpétuent à la Varenne par Benoit du Verney,
marié à Jeanne de Lafond, dont Claudine du Vernay, mariée le 29 janvier
1714, à François Gérentet. Jean Barjot de Carville était seigneur de la
Varenne en 1715, il avait épousé, le 8 janvier 1707, Denise du Verney, tante
de Claudine, laquelle Denise fit Claudine héritière universelle. Les Barjot,
originaires du Beaujolais, portaient d'azur, alias de sable au griffon d’or,
accompagné d'une étoile du même au franc canton dextre. François Gérentet
(1686-1772) seigneur de la Varenne Le 28 octobre 1725, permission fut donnée
à M. Ponehon, curé de Panissiéres, de bénir la chapelle domestique de M.
Gérentet, médecin de Montbrison, dans son château de la Varenne, "pourvu que
le sieur curé de Panissiéres, la trouve ornée et construite suivant les
ordonnances du diocèse " (Terrasson, vicaire général). Le 10 juillet 1726,
eut lieu la bénédiction par Sébastien Ponchon, docteur en théologie, sous le
vocable de la Sainte Famille, Jésus, Marie, Joseph, avec Benoit Nodin,
docteur en théologie, curé de Salt-en-Donzy, tous deux y célébrèrent la
messe, immédiatement après ladite bénédiction.
François Gérentet eut de Claudine du Verney, qu’il avait épousé le 6 janvier
1714: Antoinette-Jeanne, née en 1714; 2° Antoine-François, qui suit; 3°
Jean-Marie, né le 11 février 1731, chanoine de Notre-Dame de Montbrison.
Antoine-François Gérentet fut père de Jacques-François, qui suit; 2°
Elisabeth; 3° Lucrèce; 4° Jeanne; 5° Marie. Jacques-François Gérentet,
avocat au bailliage de Forez à Montbrison, épousa le 19 octobre 1707,
Antoinette Mathon de Sauvain, dont Claude-François et Guillaume. En 1793, la
Varenne appartenait à Anne-Adélaïde-Victoire Miehon de Vougy, dont le mari,
Jean-Baptiste-François-Théodore du Rozier était mort martyr de la
Révolution, le 30 septembre 1793. Leur fils, Jean-Théodore, né le 24
décembre 1793, se fixa à la Varenne où sa mère était déjà venue oublier sa
douleur. C’est lui qui fit construire le grand corps de bâtiment flanqué à
ses extrémités de deux ailes en retour, enfermant une cour carrée. Il n’eut
pas le loisir, retenu à Paris de 1834 à 1848, par sa nomination de député de
la Loire, d’achever les embellissements qu’il se proposait d’apporter encore
à la Varenne, il se contenta de la construction d’une aile ou pavillon dans
la partie nord et mourut dans son château de la Varenne, le 28 août 1855. Il
avait épousé Henriette-Sabine de Riverieulx de Chambost (18 novembre 1803-13
février 1887) veuve du baron de Brosses. Les enfants qu’elle avait eu du
premier lit héritèrent de M. du Rozier. La famille de Brosses a gardé la
Varenne jusqu’à la fin du XIXe siècle, où elle fut vendue à M. Boiron,
possesseur au début du XXe siècle. (1)
château de la Varenne 42110 Salt-en-Donzy, propriété privée, ne se visite
pas.
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