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Le château de Pélussieux est situé sur la commune
actuelle de Salvizinet mais les vieux registres paroissiaux indiquent qu’au
XVIIe siècle, il faisait partie de la paroisse de Feurs. On voit de très
loin la masse imposante de ses bâtiments. La partie sud du château qui
regarde la rivière de Loise se compose d’une longue façade du XVIIIe siècle,
avec fronton triangulaire. De ce côté, de grands jardins et de belles
plantations d arbres s'étendaient jusqu à la rivière. Dans la partie nord,
bien plus ancienne, on retrouve des traces de tours rasées au premier étage
et de fossés à demi comblés. L’une de ces tours, encore massive, est ronde à
la base et hexagonale au sommet, elle commande encore la cour intérieure
dont les bâtiments à angle droit ont conservé tout leur cachet. Le château
aurait été édifié vers 1308, par Mathieu de Boisvair, juge de Forez. Son
fils Jean de Boisvair, seigneur de Pélussieux, testa en 1377. Les armes de
cette famille sont coupé d'or et de gueules à un arbre de sinople brochant.
Selon Broutin, Antoine de Vestonar, était seigneur de Pélussieux, au
mandement de Donzy, en 1369; il avait sans doute épousé une demoiselle de
Boisvair. Pierre de Boisvair avait fondé une prébende dans l’église de
Pouilly-les-Feurs, en 1357. Le droit de collation à cette prébende
appartenait aux seigneurs de Pélussieux et de Pravieux. En 1441, Antoine de
Boisvair rend hommage pour la maison-forte de Pélussieux. En 1557, Claude de
Chazeron est seigneur de Pélussieux. Les armes de cette famille sont d'or,
au chef emmanché de trois pointes d'azur. Claude de Chazeron épousa Jeanne
de Thélis, fille de Guillaume, chevalier et de Françoise de Rougemént, dont
Jean de Chazeron, seigneur de Pélussieux, qui épousa Françoise de Carlat,
dont Renée de Chazeron, mariée à noble Jean de Pontevès, seigneur de
Pélussieux en 1594. Les armes des Pontevès sont écartelé aux 1 et 4: de
sable au pont d’or; aux 2 et 3, d'azur au loup rampant d'or.
Pélussieux, nous ne savons pour quel motif, passa momentanément en d’autres
mains. Il appartenait en 1600, à Louis Dodieu, seigneur d’Epercieu et de
Thorigny. Celui-ci, de concert avec Françoise de Galles de Saint-Marcel, son
épouse, le vendit le 26 mars 1611 (Plaisançon, notaire) à Renée de Chazeron,
veuve de Jean de Pontevès et à Claude de Pontevès, leur fils, époux de
Claudine de Rébé. Celle-ci, fille de Jacques de Rébé et de Sybille de la
Court, se remaria au seigneur de Mocacel, qui s’identifie sans doute avec
Guichard de la Salle, seigneur de Pélussieux en 1647, du chef de Claudine de
Rébé, sa femme et probablement fils de Guillaume de la Salle, seigneur de
Genouilly, Amaranthe, etc, bailli de Beaujolais, capitaine au Régiment de
Nérestang, d'abord marié vers 1610, à Philiberte de Gayardon, fille de
Pierre et de Philiberte Cotton; et en secondes noces après 1622, à Claire de
Nompère, fille de Benoît, seigneur du Mont et de Philiberte de Bersac, et
veuve de Gilbert de Poussard, seigneur de la Fay. La belle-sœur de Claudine
de Rébé, Jeanne de Pontevès avait épousé le 10 février 1603, Philippe de
Riverie de la Rivière, fils de Jean et de Florie de la Rivière, qui est
seigneur de Pélussieux en 1625. Les deux époux eurent un fils Pierre, le 23
mars 1608, tenu sur les fonts baptismaux par dame Renée de Chazeron, sa
grand-mère, un autre fils Barthélemy, épousa le 19 janvier 1640, Florie
Cognât de la Vaure et continua la filiation, enfin Marguerite de la Rivière,
morte le 13 avril 1688, épousa en premières noces noble Charles de la Salle,
puis en 1665, Jean des Gouttes, et en troisièmes noces Jean-Jacques de la
Chaise d’Aix. La maison de la Salle, originaire d’Auvergne, qui arrivait
ainsi à la possession de Pélussieux par deux alliance succesives porte de
gueules à la tour d’argent, soutenue de deux troncs écotés d'or, mis en
sautoir.
On trouve encore, le 23 février 1607, le baptême de Jean-Baptiste de
Laurencin, fils de Philippe de Laurencin et de Jeanne de Pellussieux, le
parrain est noble Jehan de Pellussieux, père de Jeanne. En 1635, le ban de
la noblesse dressé par le châtelain de Donzy, mentionne le sieur de
Mauvernet, comme seigneur de Pélussieux. C’était alors un château formé de
trois corps de bâtiment, entouré de fossés, avec tours, pont-levis; cour et
avant-cour, domaines, moulins, rentes et dîmes; le fief avait la moyenne
justice. En 1660, Marguerite de la Rivière, veuve de noble Charles de la
Salle est dame de Pélussieux. Le 25 avril 1670, est parrain de
Jacques-Laurent Coignet: Jean de la Chaize d’Aix, seigneur dudit lieu,
Chassagny, Pélussieux et autres places. Marie-Madeleine de la Salle de
Pélussieux porta ce fief par mariage à Anthoine de Montchanin de la
Garde-Malsac. Le 17 juin 1705, on trouve mention de Jean-Baptiste-Gaston de
Montchanin de Malzac, chevalier, seigneur de Pélussieux et autres places,
capitaine de cavalerie, demeurant en son château de Pélussieux, paroisse de
Feurs. Il avait épousé Louise-Anne de Belcassel, qui est veuve en 1711. Leur
fils, Antoine de Montchanin de la Garde-Malsac, seigneur de Pélussieux,
épousa Eléonore de Fay de la Tour-Maubourg. De cette union vint une fille:
Françoise-Eléonore de Montchanin-la-Garde, dame de Pélussieux, mariée le 26
septembre 1729, â Claude de Saint-Georges, chevalier, marquis de
Saint-André, né le 2 octobre 1701, mort le 15 novembre 1789, seigneur entre
autres terres de Pélussieux et Beauvernay, capitaine au Régiment du
Roi-Infanterie, chevalier de Saint-Louis, fils de Marc-Antoine et de
Charlotte-Elisabeth d’Apchon. Sa femme avait testé en sa faveur, le 25 juin
1761. Le marquis de Saint-Georges vendit peu avant sa mort, le château de
Pélussieux à Jean-Claude-Joseph Thiollière, époux de Marie-Renée Gras de la
Bauche.
Pélussieux vit pendant la Révolution la triste figure de Javogues, reçu en
familier par la maîtresse de maison. Une telle conduite sauva sa tête, mais
rien de plus. Vers 1800, M. Thiollière revendit Pélussieux à Jean-Tristan
Gémier des Périchons de la Bruyère, mais Pélussieux ne demeura dans cette
famille qu’un quart de siècle. Acquis par Madame de Forbin, née Pinelly,
artiste peintre de valeur, le château vit malheureusement disparaître ses
beaux ombrages et ses remarquables avenues. Madame de Forbin le revendit à
Augustin-Jérôme-Emmanuel de Laval, baron d Arlempdes (2 messidor, an VIII-23
novembre 1870) receveur particulier des finances, chevalier de la Légion
d’honneur, fils de Jean-Louis-François et de Catherine-Charlotte Goyet de
Livron, arrière-petit-fils de Jean-Noël, vicomte de Beaufort et baron
d’Arlempdes et de Simone Goyet de Livron. Jean-Noël était fils de Louis,
premier président au sénéchal et présidial du Puy, et de Françoise-Hyacinthe
de Bonnefoux. Les armes sont d'azur au lion d'or, armé et lampassé de
gueules. Augustin-Jérôme-Emmanuel de Laval d’Arlempdes avait épousé, le 16
juin 1829, Marie-Antoinette de Barthelats, fille du marquis Gilbert et de
Marguerite de la Chesnaye de la Condamine, dont Louis-Pierre-Charles de
Laval (16 mars 1830-16 août 1897), vicomte de Beaufort et baron d’Arlempdes,
marié le 25 août 1862, à Jeanne-Marie-Philomène-Angèle Chanel, fille du
docteur Jean-Baptiste et de Charlotte-Françoise-Henriette Bonnetain de
Lessard, dont Victor, qui suit; 2° Emmanuelle-Marie-Henriette, née le 12
juin 1863. Charles-Emmanuel-Victor de Laval, vicomte de Beaufort, baron
d'Arlempdes (27 décembre 1864-18 mars 1918) inhumé dans la chapelle du
château d’Hurigny, en Maçonnais. Acquis du baron d’Arlempdes par M.
Philibert, le château de Pélussieux appartenait au début du XXe siècle à son
gendre, M. Miguet. (1)
château de Pélussieux 42110 Salvizinet, propriété privée, ne se visite pas.
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