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Ce château, visible de la route, offre
le spectacle d’une belle maison de style parfaitement classique, entourée
d’une grande cour d’entrée, verdoyante et arborée, à laquelle on accède par
une belle grille en fer forgé. L'architecture de la maison, du XVIIIe
siècle, est fort simple: un pavillon central à un étage surmonté d’une haute
toiture. Un petit fronton agrémente la porte d’entrée. De chaque côté, deux
prolongements moins hauts, sans doute ajoutés postérieurement. Le château
est situé au centre d’un beau parc bien entretenu. Cet aspect ne correspond
pas à son allure primitive extrêmement ancienne. La partie centrale fut sans
doute construite en 1706 par un David, dont la famille possédait cette terre
depuis le Moyen Âge. Son successeur vendit en 1768 la propriété à un
Parceval qui l’agrandit considérablement en 1771. Mais, en 1787, le château
fut vendu au baron Henri de Triqueti, consul de Sardaigne. L’un de ses
descendants le plus original fut le sculpteur Henri de Triqueti (1804-1874),
artiste montargois trop peu connu, auteur d’une production variée et
abondante ayant pour sujet l’histoire, la littérature et la religion. Son
œuvre la plus célèbre restera la grande porte de bronze de l’église de la
Madeleine de Paris, formée de deux vantaux ornés chacun de quatre
hauts-reliefs, aux sujets bibliques, convenant bien au sculpteur qui avait
adhéré à la religion réformée. Il sera aussi chargé de sculpter le gisant du
duc Ferdinand d'Orléans, fils de Louis-Philippe, tué à la suite d’un
accident. Il travailla aussi pour la reine d’Angleterre Victoria, qui le
chargea de décorer le tombeau du prince Albert avec des compositions en
marbre incrusté sous le nom de "tarsia". Une large place lui est consacrée
au musée de Montargis. On citera encore la réalisation de bas-relief
Pétraque lisant ses poésies à Laure, Psyché contemplant l’amour endormi, un
Faune et Bacchus, Geneviève de Brabant et Suzanne Aubin. Il mourut en 1874
et laissa son héritage à sa fille Blanche de Triqueti qui avait épousé en
secondes noces Édward Lee Schilde, neveu du général Lee, héros malheureux de
la cause sudiste. Ce dernier se remaria à la fille d’un diplomate, Eugène de
Sartiges, dont les descendants vivent toujours dans cet endroit. (1)
château du Perthuis 45700 Conflans sur Loing, propriété privée, ne se visite
pas, visible de la route.
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