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Jean de la Loubrayrie hommage au vicomte de Turenne en 1415 pour la "borie"
de la Sarladie. Pierre Pauc, marchand de Rocamadour, acquiert la borie en
1452, d'Aymar de la Loubrayrie ; son fils épouse Catherine de Caors, de
Martel, dont il adopte le nom, donnant naissance à la branche des Caors de
la Sarladie. Ce sont sans doute eux qui font construire, à la fin du XVe
siècle ou au début du XVIe siècle, le noyau le plus ancien du château actuel
et la chapelle, qui porte les armes des Caors. Un Pierre Pauc, bourgeois de
Martel, est cependant seigneur de la Sarladie en 1532. Les bâtiments
présentent des marques de travaux d'aménagement qui pourraient être situés
au XVIIe siècle. Jean-Joseph de Caors épouse tardivement, en 1752, Marie de
Vidal-Lapize ; leur fille, Marguerite-Fleur, mariée à Henry Dulmet, hérite
avec sa soeur, Mme de Lunegarde, du domaine de la Sarladie. Le château passe
ainsi par alliance, au XIXe siècle, aux familles d'Aupias et Vidal-Lapize de
Lunegarde. A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, il appartient aux
Blaviel. Les armoiries placées sur une cheminée qui peuvent dériver de
celles des Lapize de Lunegarde conduiraient à attribuer à cette famille la
restauration du château (et de la chapelle) et la construction de la partie
droite de la façade sud, probablement réalisées dans la seconde moitié du
XIXe siècle.
L'édifice se compose de deux corps de bâtiment en L, logis au sud et communs
à l'est, qui bordaient une cour carrée dont l'angle nord-est était occupé
par la chapelle : la façade principale du logis était au nord, sur cette
cour, jusqu'aux travaux du XIXe siècle qui ont composé une nouvelle façade
au sud tandis que la cour était aménagée en jardin. Le château de la fin du
Moyen Age présentait un corps de logis de plan barlong, à deux étages,
flanqué d'une grosse tour circulaire à l'angle sud-ouest et d'une tour
d'escalier au milieu de son élévation sud. L'élévation nord, très remaniée,
conserve cependant une porte et une fenêtre à encadrements moulurés,
baguettes croisées aux angles, bases prismatiques et accolade (la deuxième
croisée du rez-de-chaussée est sans doute du XIXe siècle). L'allège de l'une
des fenêtres est équipée d'une bouche à feu circulaire, comme deux des
fenêtres de la tour d'escalier. La partie néo-médiévale de l'élévation sud
présente au premier étage une claire-voie constituée de trois baies géminées
à colonnette et linteau orné de deux accolades, dont la forme a sans doute
été empruntée à l'une des baies de la tour d'escalier ; les trois étroites
fenêtres du second étage reprennent la même forme sous un couronnement de
mâchicoulis. La construction de cette façade s'est accompagnée d'une
importante réfection intérieure, à laquelle il faut sans doute attribuer les
trois écus armoriés de la grande cheminée du premier étage. La chapelle est
un petit bâtiment dont la porte, chanfreinée et en plein-cintre, est sommée
d'un écu aux armes des Caors. Son élévation ouest est munie de deux bouches
à feu hautes, rectangulaires à fort ébrasement.
château de la Sarladie 46600 Montvalent, lieu-dit La Sarladie, propriété
privée, ne se visite pas.
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