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Château de Pechaurié à Lherm
 
 

           Construit sur une colline dominant la vallée de la Masse, à la frontière de ce qui fut au Moyen-Âge la limite des domaines de l’évêché de Cahors, le château primitif de Péchaurié dut être, à l’origine, une petite forteresse. Elle appartenait aux seigneurs de Saint-Gily, dont la présence dans les lieux est attestée dès 1294. À ce moment-là, Raymond de Saint-Gily prête hommage de ses fiefs à l’évêque de Cahors. En 1344, le château fut pris par les troupes des seigneurs voisins et félons, Bertrand de Pestilhac et Philippe de Jean. Ceux-ci sapèrent la base de la tour ronde du mur nord, jusqu’à son effondrement, qui entraîna avec lui la destruction des maisons paysannes adossées au château. Ils livrèrent ensuite la demeure à l’armée du duc d’Aquitaine qui l’occupa pendant sept ans. En 1351, Jean de Saint-Gily dut payer une forte rançon aux compagnies anglaises et gasconnes pour recouvrer son bien. Ce fut le début des difficultés financières de la famille. Car, parmi les dégâts occasionnés par cette guerre de Cent Ans, la destruction de la mouline à fer située en contrebas, au bord de la Masse, propriété des Saint-Gily, fut une perte de revenus non négligeables pour les seigneurs. Le château sera à nouveau pris par les Anglais en 1414, mais les troupes de l’évêque de Cahors se portèrent aussitôt au secours de la forteresse dont le seigneur était absent, parti combattre pour le roi. Pendant les guerres de Religion, Péchaurié connut à nouveau des heures sombres. En 1562, les troupes protestantes de Duras, de triste réputation, prirent d’assaut le château qui fut ensuite incendié et démoli. Les Saint-Gily ne purent y résider pendant dix ans. Pour la deuxième fois, la demeure fut entièrement reconstruite, dans le style Renaissance.
Au siècle suivant, un conflit aigu surgit brutalement entre les Saint-Gily et le doyen du village des Arques, Germain de Jugeals, déclenché par la hargne et la jalousie de ce dernier. Doté d’un caractère irascible et procédurier, ce doyen, nouvellement nommé aux Arques, mènera sa vie durant une kyrielle de procès envers les seigneurs de Péchaurié, à seule fin de s’emparer de leurs biens. Ce qu’il faillit réussir, puisqu’en 1641, le vindicatif personnage obtint l’expulsion des Saint-Gily de leur fief, sur fausse déclaration de "sacrilèges, meurtres et voleries", rien de moins. Les Saint-Gily, après avoir été à Paris requérir justice auprès du roi, récupérèrent leur possession de Péchaurié quelques années plus tard. Maïs cette longue suite de procès entraîna leur ruine. En 1670, le mariage de Françoise de Saint-Gily avec Jean de Vassal fit entrer cette vieille famille de chevalerie remontant au Xe siècle dans la place. Toujours fidèles au roi de France, les Vassal s’illustrèrent sur tous les champs de bataille. Mais la vaillance ne fut jamais synonyme de fortune. La gêne puis les difficultés financières devinrent quotidiennes. En 1780, le château était dans un état de délabrement avancé. Ce fut sans doute la raison pour laquelle Bertrand de Vassal ne fut pas inquiété pendant toute la période révolutionnaire, alors même que ses frères avaient émigré. L’un d’eux fut fusillé en 1794, lors de la tentative de débarquement à Quiberon de l’armée des Princes. Un autre, ayant servi dans l’armée de Condé, mourut des suites de ses blessures en 1801. Au début du XXe siècle, le dernier descendant des Vassal de Saint-Gily fit don de Ia demeure à sa commune. Celle-ci installera une école dans la chapelle. Inhabité pendant plus d’un siècle, le château, complètement ruiné, sera acheté en 1978 par son propriétaire actuel qui s’est employé, avec beaucoup de courage, à lui redonner vie. Les armes des Saint-Gily étaient "D'’azur à la bande d'argent remplie de gueules, chargée de trois besants accompagné de trois étoiles à cinq rais du même, une en chef et une en pointe", couronne: de marquis, support: deux lions. Après les dégâts de la guerre de Cent Ans, le château, comme nous l’avons déjà dit, avait été reconstruit. Une fenêtre en ogive et des traces de fresques datent de cette époque. À Ja fin du XVIe siècle, la construction est améliorée par l'ouverture de larges fenêtres Renaissance. La chapelle date de 1618. L’enceinte de l’ancienne forteresse a entièrement disparu. (1)

château de Pechaurié 46150 Lherm, propriété privée, ne se visite pas, visible de la D45.

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 Château de PechauriéLherm  chateau de PechauriéLherm
 
château de Pechaurié à Lherm
 
   
 
 


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