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Château de Castelnau Bretenoux
 
 

      Un premier château est supposé avoir été édifié au début du XIIe siècle par Hugues de Castelnau au lieu-dit Al Montar, toponyme qui n'a pas été identifié et qui évoquerait une motte, à proximité des berges de la Dordogne et de la future bastide de Bretenoux. De fait, la donation de 1100-1108 qui mentionne ce lieu indique qu'il s'agissait d'un simple manse. En revanche, le castrum de La Peirieire, mentionné en 1100 à proximité de Bonneviole et du Bosco pourrait bien correspondre au site de Castelnau, établi de fait à proximité immédiate du lieu-dit actuel d'Esperières. A moins que ce castrum "d'alla Peirieira" ne soit le même que le castellum novum petrilense mentionné en 961 parmi les possessions de Raimond de Rouergue, il faut donc supposer que le toponyme de Castelnau ne s'imposa que quelques années plus tard, aux alentours de 1108, à la faveur de l'acquisition du castrum par Hugues de Castelnau. Castelnau semble avoir été partagé à cette époque entre Hugues de Castelnau, un certain Pierre-Amiel dont le prénom évoque les lignages associés au castrum de Saint-Céré ainsi que des membres des familles Capra et Lagardelle qui possédaient encore la chapelle vers 1100. Quant à Hugues de Castelnau, qui semble avoir été un seigneur de Gramat et dont la filiation précise est loin d'être établie, il semble qu'il ait acquis ses droits sur Castelnau par alliance pour une part, par voie d'échange avec les descendants d'une certaine Aytrude mariée à Matfred et mentionnée en 926, pour une autre part avec des familles de chevaliers établies localement. Castelnau-Bretenoux, contrairement à l'opinion répandue n'est donc pas un "castelnau" à proprement parler, fondé ex nihilo, mais un ancien castrum rebaptisé au début du XIIe siècle par de nouveaux possesseurs qui lui imposèrent leur nom. Le fait que le château soit désigné en 1237 sous le nom de Castelnau-de-Matfred conduit à en associer les plus notables constructions, voire une complète refondation, à l'un des Matfred ou Maffre de Castelnau qui se succèdent dans les généalogies. Le premier rencontré est l'époux d'Aytrude, déjà mentionné en 926. Le second est présent dans les textes entre 1185 et 1191. Le troisième apparaît entre 1219 et 1237, époque qui semble correspondre à l'édification de l'auditoire et qui paraît la plus crédible. Le château passe pour avoir été détruit en 1159 par Henri II d'Angleterre venu faire valoir ses droits sur le Quercy. Plusieurs familles de donzels et de chevaliers gravitaient autour du castrum parmi lesquels les plus notables semblent avoir été les Del Bosc, mentionnés au milieu du XIVe siècle. C'est sur le front nord de l'enceinte du château que l'on croit pouvoir identifier les maçonneries les plus anciennes. Elles pourraient correspondre aux élévations de petits moellons bruts très régulièrement assisés qui apparaissent au contact de la tour militaire, à la pointe est, et au contact de la tourelle qui occupe le milieu du front nord. L'élévation sur cour de la chapelle castrale, caractérisée par ses jours en plein cintre agrémentés d'un chanfrein mince, pourrait également être antérieure au milieu du XIIe siècle.
Longtemps attribuée au XIe siècle, la tour de l'Auditoire est toujours considérée aujourd'hui comme l'ouvrage le plus ancien du château de Castelnau, même si on en rajeunit considérablement la construction en la situant vers la fin du XIIe ou le début du XIIIe siècle. La tour maîtresse voisine, doit être datée du troisième quart du XIIIe siècle. La plupart des bâtiments répartis dans l'enceinte supérieure du château ont été attribués, pour le plus grand nombre, au XIVe siècle, mais à l'exception du bâtiment abritant la salle des Etats Généraux qui paraît plus ancien, il faut plus vraisemblablement les situer dans la seconde moitié du XVe siècle, époque à laquelle le château fut presque totalement réédifié. Ainsi la chapelle castrale, longtemps attribuée à Jean de Castelnau, évêque de Cahors, et à Antoine de Castelnau, qui y furent inhumés après 1460, pui s rapportée à Pierre de Castelnau, évêque de Rodez en 1318, et qui doit finalement être mise au crédit de l'évêque de Cahors dont les armes sont portées par une clé de voûte et qui dut la faire aménager dans la seconde moitié du XVe siècle. Les ouvrages de l'enceinte doivent être attribués, pour l'essentiel, à la même période et au début du XVIe siècle. La famille de Clermont-Lodève qui a hérité de la baronnie en 1530, entreprend d'importants travaux d'embellissement au milieu du XVIIe siècle. Relativement épargné pendant la Révolution, le château connaît au XIXe siècle d'irréparables dommages, à cause notamment d'un incendie en 1851, et plusieurs projets de restauration. Le premier projet fut établi en 1847 à la demande de Prosper Mérimée. Confié à l'architecte diocésain, il permit d'établir un descriptif précis des lieux, accompagné de relevés, mais le coût de l'opération de restauration et de réutilisation en maison pour indigents parut excessif. Castelnau fut ensuite l'objet de nombreux projets de réutilisation jamais aboutis : installation d'une communauté monastique, maison d'éducation, prison. En 1860, l'architecte Margerye propose même une remise en état du système défensif, très inspirée par Viollet-le-Duc, mais dont le commanditaire reste inconnu. Ayant fait l'objet de pas moins de cinq ventes successives à partir de 1830, il trouve enfin en 1896 un acquéreur soucieux de le sauver d'une ruine définitive. Jean Mouliérat, ténor à l'Opéra-Comique de Paris, natif de Vers (près de Cahors), consacre ses trente dernières années d'existence à restaurer et remeubler le château : l'aile est, dont les toitures sont restituées, plafonds et planchers refaits en partie, devient un écrin pour les collections d'objets d'art réunies par le ténor, tandis que les anciennes lices, la cour intérieure, la galerie de l'ancien escalier, s'ornent de vestiges lapidaires et de statues du XIVe au XVIIe siècle. Jean Mouliérat fait don du château à l'Etat en 1932.
Le château de Castelnau-Bretenoux est implanté à l'extrémité d'un plateau dominant le triple confluent de la Dordogne, de la Cère, de la Bave et du Mamoul. Cette situation remarquable lui permettait de commander un vaste horizon que surveillaient également les tours de Saint-Laurent sans que les deux forteresses ne bénéficient d'une vue réciproque. Le château s'inscrit dans une enceinte triangulaire de 80 m de côté environ. Remarquable par son exceptionnelle série de fenêtres à colonnettes, la tour de l'Auditoire n'a, paradoxalement, jamais retenu véritablement l'attention des spécialistes.

Éléments protégés MH : le château de Castelnau Bretenoux en totalité : classement par liste de 1862.

château de Castelnau Bretenoux 46130 Prudhomat, tel. 05 65 10 98 00, ouvert au public du 02 mai au 30 juin de 10h à 12h30 et 14h à 18h30, du 1er juillet au 31 août de 10h à 19h, de septembre et avril de 10h à 12h30 et 14h à 17h30, et du 1er octobre au 31 mars de 10h30 à 12h30 et 14h à 17h30, fermé le mardi.

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique
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