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Château de Saint-Sulpice
 
 

   Originaires de Cajarc, les Hébrard entrent en possession de Saint-Sulpice à la fin du XIIIe siècle, par héritage de Ramond Delpech, puis par achat des parts de la seigneurie que possédait l'abbé de Marcilhac qui en reste le suzerain ; en 1405, Arnaud d'Hébrard recueille l'héritage des Lapopie à Saint-Cirq et Coanac, par son mariage avec Marguerite de Lapopie. Raymond Hébrard, seigneur de Saint-Sulpice et baron de Labastide Froutonière (Labastide-Murat) tient Saint-Sulpice avec toutes juridictions lors du dénombrement de 1504. Son petit-fils Jean III Hébrard de Saint-Sulpice épouse Claude de Biron en 1553 ; quand ils sont en Quercy, ils résident à Coanac ou à Saint-Sulpice ; Jean III meurt dans son château de Saint-Sulpice en 1581. Au début du XVIIe siècle, Saint-Sulpice passe par alliance aux Crussols d'Uzès qui délaissent le château ; un ensemble de peintures est vendu et installé en 1780 au château de la Pannonie. A la Révolution, le château est acheté par divers particuliers qui démolissent les bâtiments pour en vendre la pierre. Les constructions en pierre de taille conservées peuvent dater, pour partie au moins, du XIIIe ou au XIVe siècle. La description du château par J.-A. Delpon fait supposer deux grandes campagnes de travaux au cours du XVIe siècle. Un logis accolé à l'actuelle terrasse avait été édifié en 1904 à la demande du marquis d'Hebrard de Saint-Sulpice par Anatole Bienaimé (1848-1911), architecte qui créa près d'une centaine de villas au Touquet-Paris-Plage. L'édifice, peu après sa construction, a connu de nombreux problèmes structurels. En grand état de vétusté, il a été démoli en 1982.
Le château a été établi contre la falaise qui borde la vallée du Célé, en profitant d'un ressaut du terrain. Les vestiges se limitent à deux terrasses superposées, quelques pans de mur et deux bâtiments tronqués, ainsi que des aménagements troglodytiques. Les restes du bâtiment sont en pierre de taille et conservent la trace d'une porte couverte d'un arc brisé qui était probablement l'entrée du château. D'autres murs en pierre de taille, auxquels sont adossées des constructions modernes, ont été conservés. Au-dessus, l'accès au site est barré par un mur à degrés en petits moellons régulièrement assisés. Le mur de soutènement de la terrasse inférieure est évidé par un grand arc en plein-cintre laissant voir des constructions antérieures où apparaît une fente de tir en trou de serrure dans une maçonnerie de moellons. A l'extrémité sud-ouest du site subsiste au moins l'angle d'un bâtiment en pierre de taille muni d'un rang de consoles peut-être destinées à porter des mâchicoulis. J.-A. Delpon a donné une description relativement détaillée du château qu'il semble avoir connu avant sa démolition : "le rocher présente une crevasse large et profonde, depuis son sommet jusqu'à sa base, en forme d'un demi-cirque. C'est devant cette crevasse qu'on bâtit, dans le treizième siècle, un vaste château fort. L'intérieur du demi-cirque est occupé par un jardin en terrasse, dont la partie la moins élevée était au niveau des combles de l'édifice. De la terrasse la plus haute on parvient à trois cavités : l'une, fermée par un mur et par une porte, servait de prison : on croit qu'on frappait monnaie dans une autre. Ce château avait quatre étages en y comprenant le rez-de-chaussée ; trois tours carrées mais peu saillantes, adossées au bâtiment, l'embellissaient et servaient de moyen de défense. Toutes les ouvertures étaient partagées par une croix ornée de nombreuses cannelures. A la suite de ce château on construisit, vers la fin du seizième siècle, un autre édifice qu'on adossa entièrement au rocher ; il était plus vaste et plus soigné que le premier. Pour faire connaître son étendue, il suffira de dire qu'on y comptait autant de croisées qu'il y a de jours dans l'année..." La description se poursuit avec la terrasse, puis les appartements et les éléments les plus remarquables de leurs décors.

Éléments protégés MH : les vestiges du château médiéval comprenant la salle voûtée située sous la terrasse et les éléments de remparts subsistants ; la porte d'entrée de la maison d'habitation et la porte située au premier étage : inscription par arrêté du 7 janvier 1988.

château de Saint-Sulpice 46160 Saint-Sulpice, propriété privée, ne se visite pas.

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   source :  https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique
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