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Au Moyen Age, l'église
Saint-Félix de Roscasa, possession de l'abbaye de Saint-Sever, semble avoir
constitué l'église paroissiale matrice, avant son transfert intra-muros à
une date indéterminée ; la réoccupation du site date du Xe ou du XIe siècle.
Au début du XIVe siècle, deux castra voisins sont attestés, celui de Lunac
mentionné dès 1259 et celui du Fossat en 1271, ayant chacun un bourg
subordonné et une juridiction propre. En 1280, les co-seigneurs de Lunac
concluent un contrat de paréage avec le duc d'Aquitaine afin d'établir une
bastide ; la communauté reçoit ses coutumes en 1296. La cité est unifiée
sous la prédominance des Fossat, dans une enceinte avant 1346, date de
l'échec du siège de la ville par le duc de Normandie. A la fin de la guerre
de Cent ans, Aiguillon est en possession des Montpezat. L'habitat est étendu
extra-muros par deux faubourgs, l'un au sud à vocation agricole dit de
Meneau, peuplé de laboureurs et de vignerons, l'autre au nord dit du Lot,
tourné vers la rivière et peuplé de bateliers. La baronnie est érigée en
duché-pairie en 1599 au profit d'Henri de Lorraine, avant son acquisition
par le cardinal de Richelieu pour sa nièce Mme de Combalet, en 1637. Sous
son impulsion ou celle de ses successeurs, la ville est équipée d'un
présidial et d'un hospice. Mais c'est surtout le duc de Richelieu qui a le
plus contribué à transformer la ville durant la deuxième moitié du XVIIIe
siècle, en lançant un vaste projet d'urbanisme.
Castrum mentionné au XIIIe siècle en possession des seigneurs de Lunac, dont
l'habitat, dominant le confluent du Lot et de la Garonne, est implanté sur
les ruines du vicus antique. Le château passe au XVe siècle dans les
possessions des Montpezat, seigneurs d'Aiguillon, puis dans celles des
Malvin de Montazet au début du XVIe siècle, à l'occasion du mariage de
Jeanne de Montpezat avec Charles de Malvin, gouverneur de la ville mort en
1530. La seigneurie est vendue à Antoine du Gasquet en 1739, qui la laisse à
sa nièce Marguerite Dorothée Nebout de Riberot, avant de la transmettre à
son tour à la famille Merle de Massonneau, jusqu'à sa vente en 1884. Le
château occupe l'angle nord-ouest de l'enceinte de la ville du XIIe siècle,
se compose de deux parties distinctes, construites au XIIIe siècle et
remaniées par la suite: un corps de logis avec tour d'escalier circulaire
côté cour qui s'articulait sur une aile en retour d'équerre détruite après
1826, les anciens communs, réparés à la fin du XVe siècle. La plupart des
ouvertures sur cour ont été remaniées aux XVIIIe et XIXe siècles. Façade
sur cour du logis et façade ouest des communs en brique. Cuisine voûtée
d'arêtes, rez-de-chaussée de la tour dite le donjon flanquant le côté nord
des communs voûté en berceau. Toit conique de la tour d'escalier couvert
d'ardoise.
château de Lunac, 8 rue Marc-de-Ranse,
47190 Aiguillon, propriété privée, ne se visite pas, mais visible de
l'extérieur. Napoléon y a séjourné trois nuits, la Comtesse d'Adhémar du
château de Lacaze voisin, racontait que sa grand-mère lui avait dit que les
draps au château de Lunac n'étant pas assez fins pour l'Empereur, on était
venu leur en demander... Anecdote rapportée par M. Eric Le Moine, fils de la
propriétaire du château.
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