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Les premières traces de la seigneurie
de Monbalen remontent à 1259, lorsque Arnaud et Gaufred de Fauguerolles
présentent leurs hommages au comte de Toulouse pour les seigneuries de
Fauguerolles, la moitié de Vitrac, Noalhac, Fontirou, Monbalen et Cuq. Le
château reste aux mains des Fauguerolles et des Monfabès jusqu'à ce que la
Guerre de Cent Ans arrive le 12 mars 1353. Le château de Monbalen,
remplaçant le fort détruit en 1353 a été construit par Jean de Durfort,
noble prieur, il restera dans la famille de Durfort durant quatre
générations, au gré des conflits familiaux internes en pleine guerre de
Religions. Les héritiers se divisent entre leurs possessions et leurs
attaches à une religion ou une autres. En 1600, Hector-Renaud de Durfort
hérite de la seigneurie, mais n'a qu'une fille Sérène, à qui l’héritage va,
bien que son oncle François le conteste. François récupère l'héritage, sous
l'argument d'une mauvaise gestion financière de l'héritage de la part de
Sérène. À sa mort, il confie les seigneuries au seigneur de
Montpezat-Laugnac, mari de Sérène. Les Montpezat-Laugnac sont par alliances
liés à la famille de Lusignan, qui figurent comme seigneurs de Monbalen en
1635. Le château demeure au sein de ces familles de noblesse d'épée jusqu'en
1675. Un acte de naissance du 25 juillet 1672 mentionne la naissance de
"Guillaumi Comté fille de Crespin Comté, née au château de Monbalen".
Crespin Comté, fut un grand propriétaire du village de Monbalen, avant de se
voir vendre par les de Guyonnet le donjon de Péchon, situé non loin. Il y a
donc une hypothèse à propos d'une éventuelle installation de cette famille
dans le château.
Le 7 février 1675, un contrat est passé entre Anne de Montpezat, veuve de
François III de Lusignan et Jean-Joseph de Guyonnet. Ainsi les de Guyonnet
deviennent seigneurs de Monbalen qui passe alors aux mains d'une noblesse de
robe. En 1680, Jean-Joseph de Guyonnet fait la demande pour l'installation
d'un marché hebdomadaire à Monbalen. La seigneurie restera dans la famille
de Guyonnet pendant quatre générations, jusqu'en 1750. Tous les descendants
de Guyonnet de Jean-Joseph sont nés à Bordeaux, ils n'habitaient donc pas le
château. Jean-Joseph IV de Guyonnet fit vente à titre d’échange en 1749
devant le notaire Malhié, notaire royal à Agen, de plusieurs fiefs à
Monbalen et Vitrac, dont le château de Monbalen, à la famille de Melet alors
seigneurs de Rochemon, fief proche de Monbahus. Son fils Jean-Jacques III de
Melet vivra au château avec sa famille. D'un premier mariage avec Marthe
Clémentis il a eu une fille en 1741, Marie-Rose, puis avec Thérèse de
Gironde dont on sait peu de choses, dix autres enfants. Le premier, Marc,
décède jeune comme écuyer, le deuxième, François, sera page du Roi.
François-Paul né en 1749 fera office de grand-frère pour ses cadets. Vient
ensuite Thérèse I, qui se mariera au seigneur de Monmarès, puis
Jeanne-Thérèse et Marguerite qui intègreront toutes deux le couvent de
Prouilhe. Antoine, né en 1755, gardera le château après la Révolution.
S'ensuit Paule, puis Thérèse II née en 1759 qui sera quant à elle acceptée
dans la prestigieuse école des demoiselles de Saint Cyr dont elle sortira
quelques années plus tard. Le benjamin enfin, François dit le sessé, est né
en 1761. Thérèse de Gironde meurt en 1769 et Jean-Jacques III en 1777. Il
laisse le château à ses enfants, Jeanne-Thérèse, Marguerite, Antoine et
Thérèse II, dont aucun ne s'est marié. Le château est régi par un certain
Pierre Duffieux, alors que les enfants de Melet s'installent dans une
métairie voisine à Grelot après la Révolution. Alors que le château est
confié à Pierre Duffieux, ce sont les enfants et petits enfants de François
I de Melet, de son mariage avec Marie-Olive de Carles de Trajet, qui en
héritent. Le domaine est officiellement vendu à la famille Duffieux en 1863.
Le château est ensuite transmis par mariage, vers 1870, puis par vente en
1930. Il restera une propriété familiale, jusqu'à sa vente en 2017 dans le
but de créer un tiers-lieu sur le domaine.
Les parties les plus anciennes du château peuvent être datées du XIIIe
siècle, alors que tout a été remanié au XVIIIe siècle sous la famille De
Melet. La grande maison dispose d'une entrée en voûtes gothiques ornées en
chapiteaux qui desservait les caves et qui est datée du XVe siècle, ce qui
correspondrait à la reconstruction pas la famille de Guyonnet. Les caves
sont antérieures à cette entrée est sont des offices, comportant une
cheminée et une salle des gardes. Une poterne permet de s'échapper au Sud du
château. La base carrée est encore observable sur les plans et au grenier.
Le tout est en pierre locale, calcaire. Une chapelle est adjointe à cette
grande maison, et fut par la suite utilisée comme pigeonnier. Elle dispose
elle aussi de voûtes en ogives. Sur la partie supérieure, on distingue la
trace d'une porte qui menait à une construction comme une enceinte. Elle a
deux meurtrières et une partie de son arrondi est attribué à une ancienne
tour de défense. Le bâti actuel comporte de multiples traces des différentes
époques de ses modifications et sa complexité permet de lire différentes
époques et un entremêlement d'usages et de rénovations. Le corps de ferme
situé dans la cour apparaît dès le XVIIIe siècle sur les cartes. Il formait
autrefois un U sur la cour, rejoignant la chapelle. Une partie a brûlé en
1811, laissant aujourd'hui un passage entre la ferme et la chapelle. Il n'y
a plus aucune trace de la halle de marché détruite en 1863. (1)
château de Monbalen 47340 Monbalen, propriété privée, se visite aux journées
du patrimoine.
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