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Première mention en 1217
lorsque Hugues, seigneur de Lorme, reconnaît qu'il est l'homme lige du comte
de Nevers, puis en 1224 Hugues seigneur de Lormes, reconnaît que Mahaut,
comtesse de Nevers lui a donné en fief Lorme. En janvier 1247, compromis de
Mahaut, comtesse de Nevers, "pour accommoder certain différent qu'elle avoit
avec Dreux de Mello, seigneur d'Epoisses, de Chateauchignon, à cause du
chastel de l'Orme, qui est du fief de ladite comtesse; laquelle a fait juge
Gaucher de Chatillon, seigneur de Saint-Aignan en Berry, son cher fils". En
1287, Dreux de Mello, sire d'Epoisses et de château-Chinon, reconnaît que le
château de Lorme est du fief de la comtesse de Nevers, sous l'arbitrage de
Gaucher de Châtillon, seigneur de Saint-Aignan. Hommage rendu en 1309 au
comte de Nevers par Dreux de Mello, chevalier, sire de Saint Bris et de
Château-Chinon pour le château de Lormes. Le 26 mai 1401, "lettres du prince
d'Orange, contenant cession à Philippe de Merry et à Jeanne du Bouchet, sa
femme, du droit dûau seigneur à cause de son château de Lormes, pour
l'acquisition faite par lesdits sieur et dame de Merry de la moitié de Saint
Germain, de la ville de Montarou et de Crottefou, a cause du meix de
Montmardelin, mouvant de Lormes". Malgré le soin que les Lormois avaient
apporté pour protéger leur ville contre toute attaque du dehors, elle fut
prise en 1412 par les Armagnacs, qui brûlèrent ses deux châteaux. L'autre
manoir, construit par Jean III de Châlons ou Challon, seigneur de l'autre
partie de la ville nommée Lormes-Châlons, fut réparé par Jean IV son petit
fils. Ce château, situé sur la rive droite du ruisseau presque en face de
l'ancien qui occupait la rive gauche, se composait d'un grand corps de logis
flanqué de quatre grosses tours et d'un donjon. Il était défendu au sud par
le ravin et des trois autres côtés par une muraille armée de plusieurs tours
qui se reliait avec les fortifications de la ville. Le portail qui s'ouvrait
sur la place des Ormeaux ou Champ de l Étape était précédé d'un pont-levis
et hérissé de mâchicoulis. Une chapelle, bâtie à l'angle nord de la cour,
complétait cette forteresse féodale.
Le 21 octobre 1417, "Au nom de la saincte et indivisduë Trinité, du Père, du
fils et du saint Esprit, Amen. Je Jean de Chalon, Prince d’Orange et
Seigneur d’Arlay, sain de corps et de pensée, fait et ordonne mon testament,
nucupation, ordonnance et derniere volonté. Item je fais, nomme et institue
Alix de Chalon ma fille, femme de Guillaume de Vienne mon hoir, es choses
par moy a elle données et constituées pour son droit, portion, partage et
mariage, pour tant je veux et ordonne icelle estre et devoir estre contente,
sans ce qu’elle puisse ou doige aucune autre chose quereller, grusier ou
demander en mes biens et successions; et au eaux que ladite Alix ira de vie
à trespassement sans laisser hoirs proctées de son propre corps en leaul
mariage, je veux et ordonne que la forteresse et ville de Chaignay, village,
rentes, terres, hommes, fiez, renfiez, justice, nobelle autres droits,
appendices et appartenances quelconques dudit Chaigny soyent à Jean de
Chalon mon fils et hoirs ci après nommez, et quatre mil francs des six mil
francs par moy à ladite Alix donné par le traicté de son mariage. Item je
fais, nomme, laisse et constitue mon hoirs et successeur Jean de Chalon mon
bien amez fils au chastel de Lorme et chastel de Prepertuis, Lisle sous
Montreal, Broyez, Chavennes, viteaul, Lisle en Bresse, ma maison de Paris".
La Planche mentionne en 1669: "Lorme, diocèse d'Autun est une petite ville
du pays du Morvant à 6 lieues de Chateau-Chinon et a 12 lieues d'Autun,
faisant frontière au Nivernais et à la Bourgogne, en pays environné de bois.
Sa situation est sur une petite éminence, et en pente vers le costé
d'orient. Elle est close de simples murailles ou sont quelques petites
tours, il y a trois portes, une au septentrion sur laquelle est l'horloge.
Le dedans de la ville contient une longue rue qui prend d'une porte à
l'autre ayant une halle couverteou se tient le marché et un monastère
d'Ursulines en 1645. L'église paroissiale est à 100 pas hors de la ville sur
une éminence. Il y a un château ruiné qui est dehors la ville au plus bas:
le reste est environné de rochers". Pour conclure, il y avait deux châteaux
à Lormes. Le vieux château, intra muros, et le "château de Lormes". Le
château rasé en 1474 était sans doute à l'emplacement de l'actuel château de
Lormes situé rue du Château. (1)
château de Lormes-Châlons, rue du Château, 58140 Lormes, propriété privée,
ne se visite pas.
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