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En 1326 est mentionnée une famille éponyme mais
elle n'a pas le château qui appartient aux Sailhant. En 1360, la seigneurie
passe par mariage d'Alix de Sailhant au damoiseau Pierre de Peyrol, licencié
en lois, gouverneur vers 1390 de la temporalité de l'évêché de Clermont. Sa
file Gabrielle porte par mariage Peyrol et Saint-Diéry à Dragonnet de Lastic.
En 1454, le château est aux Allègre qui le possèdent encore au XVIe siècle.
Vers 1730, le château est acheté au chevalier de La Mark par Jean-Baptiste
du Lac. Nous trouvons ensuite Guillaume d'Oradour, écuyer, seigneur de
Champagnac et de Saint-Diéry, né en 1672, marié à Barbe de Rochebriant, qui
décéda le 20 mai 1742. Sa veuve mourut à Saint-Diéry, le 17 décembre 1757,
et fut inhumée dans l'église, à coté de l'autel de Saint-Joseph. Ils eurent
six enfants dont Catherine d'Oradour, née le 20 février 1712, morte au
château de Saint-Diéry, le 21 novembre 1788; 2° Jean d'Oradour, né le 20
avril 1715; 3° Marie d'Oradour, mariée le 15 juin 1751 à Raymond de Moléen
de la Vernède, écuyer, seigneur de Mallepeyre, y habitant. Elle mourut à
Mallepeyre, le 23 mai 1792, à l'âge de 70 ans; 4° Jean-Baptiste d'Oradour,
décédé au château de Saint Piéry le-Bas, le 25 février 1756; 5° Julien d'Oradour,
qui représente le degré suivant; 6° François d'Oradour, né le 11 août 1728.
Julien d'Oradour, connu sous le nom de comte d'Oradour, seigneur de
Saint-Diéry, servit en qualité de lieutenant de cavalerie. Il épousa
Françoise-Antonia du Lac de Malvières, fille de Jacques. La dispense de deux
bans, accordée le 28 décembre 1754, le qualifia chevalier de la paroisse de
Mercoeur, diocèse de Samt-Flour. Il fut un des membres de l'Assemblée
d'élection de Clermont en 1787; donna sa démission le 27 octobre de la même
année; et mourut le 27 juin 1789.
Trois enfants naquirent de son mariage; l'un mourut en naissant; un autre,
Joseph d'Oradour, baptisé le 8 mai 1763, eut pour parrain Joseph de la
Rochette, écuyer, seigneur de la Bastide, et pour marraine Catherine d'Oradour,
sa tante; il mourut le 24 juin suivant. La seule qui vécut est
Marie-Charlotte Benoite d'Oradour, baptisée le 21 juillet 1760. Elle épousa,
le 14 mai 1782, Georges marquis de Ligondès, officier au régiment de
Royal-Roussillon, fils de haut et puissant seigneur François comte de
Ligondès, maître de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, seigneur de
Châteaubodot, et de haute et puissante dame Odette de Massol de Moille, dame
de Vialleret, Bechel, etc. Trois enfants naquirent de ce mariage dont Julien
de Ligondès, baptisé le 21 février 1783; 2° Françoise de Ligondès, baptisée
le 23 avril 1784; 3° Claude de Ligondès, baptisé le 27 mai 1785. La
Révolution vint briser cette union; Georges de Ligondès émigra et Charlotte
d'Oradour resta au château de Saint-Diéry. Le 11 avril 1792, elle reçut la
visite de Pierre Admirat, administrateur du district de Besse, qui venait
mettre le séquestre sur le mobilier du château en vertu de la loi contre les
émigrés. Madame de Ligondès eut beau protester en prouvant que le château
avec toutes ses dépendances lui appartenait comme venant de la succession de
son père, l'administrateur passa outre, fit faire l'inventaire et prononça
le séquestre, sous pré texte qu'elle était femme d'émigré. Elle demanda
alors l'acte de divorce civil, qui fut dressé par l'officier public de la
commune de Saint-Diéry, le 9 prairial an II de la république. Les officiers
municipaux lui accordèrent en même temps un certificat de civisme. Munie de
ces pièces, elle demanda main levée du séquestre aux administrateurs du
département du Puy-de-Dôme, qui firent droit à sa requête, le 5 floréal an
III, sur l'avis favorable du directoire du district de Besse.
Château fort du XIIIe siècle au plus haut de Saint-Diéry-le-Bas. Un
donjon-logis carré est accosté à un angle d'une haute tourelle carrée
d'escalier et d'une guette couronnant un contrefort à un autre angle. Il est
augmenté d'un bâtiment desservi lui aussi par une tour circulaire d'escalier
dressée à un angle extérieur. La défense à été complétée par une autre tour
carrée posée en éperon. Une basse-cour quadrangulaire est accolée. Le décor
intérieur du château a été refait au XVIIIe siècle: cabinet-bibliothèque
décoré de boiseries, deux chambres décorées de papiers peints d'époque
Directoire... Le carrelage en terre cuite vernissée de la salle des gardes
date de la construction du château. (1)
Éléments protégés MH : la chapelle : classement par arrêté du 15 janvier
1903. Le château, y compris les pièces suivantes avec leur décor : au
rez-de-chaussée la chambre de la maison d'Aricie, vestibule d'entrée
fortifié, deux cabinets-bibliothèques lambrissés, salon à alcôve, grand hall
(salle à manger), office avec son potager, latrine double, cuisine-glacière
du donjon; au premier étage : vestibule avec sa peinture du Colisée, chambre
jaune, chambre rose avec son papier peint de 1775, chambre au papier peint
bleu, salle des gardes avec son pavement de tomettes et la porte gothiques,
chambre gothique avec ses graffiti de galères, chambre gothique avec ses
graffiti aux oiseaux, chambres du donjon (aux deuxième et troisième étages),
prison de la tour ronde ; le parc avec ses parterres, ses murs de clôture et
son portail; motte féodale; bâtiments de communs comprenant les écuries de
1778 avec les têtes de chevaux sculptés au-dessus de l'entrée : inscription
par arrêté du 28 juillet 1998. (2)
château de
Saint-Diéry 63320 Saint-Diéry Bas, propriété privée, ne se visite pas,
visible de l'extérieur.
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Monsieur Sylvain Serres pour les photos qu'il nous a adressées afin
d'illustrer cette page.
source
de la photo par satellite:
https://www.google.fr/maps
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