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Selon l'abbé Courtépée, en 1050, Roger d'Amanzé est officier de Philippe Ier.
Vers 1098-1110 "Guichard de Saligny, donne à Marcigny, son meix d’Amanzé,
avec l’approbation de ses frères Hugues et Airoul. Plus tard Artaud de
Villon donne aussi son approbation (après 1130). En octob 1265, Jean de
Villon, fils d'Alix d'Amanzé, fait hommage au duc Hugues IV pour sa maison
d'Amanzé et ce qu'il possède en cette paroisse, à la réserve du cimetière et
de la portion de dîme qu'il tient de l'évêque d'Autun, et pour Villon, de la
châtellenie de Châteauneuf en Mâconnais. En 1367, dénombrement donné par
Guillaume d'Amanzey, de sa maison forte d'Amanzey et dépendances, l'étang de
fontaine, bellon, l'étang de la planche, son bois du deffend, celui du
Tillés, sa vigne et garenne du bois Chateis et plusieurs meix y denommés
seulement par le nom des tennementiers et rien de plus. En la chastellenie
d'Anzey en 1423 : "En la parroiche dudit Monceaux, néant, pour ce qu'il n'y
demeure nuls pour cause des Armagnacs qui sont à Varennes en Brionnois par
deçà la ripvière de Loire, et aultres Armignacs d'Outre Loire qui courent
chascun jour es chastellenies d'Anzy et de Semur en Brionnois et en ont mené
la plus grande partie des hommes desdites chastellenies et tout le bestail.
Et sont tellement gouvernés qu'il n'y habite personne esdits lieux, comme
nous ont rapporté Messire Guillaume des Places, Baugie, Reullon,
Saint-Germain en Brionnois, Saint Yan, Montmegin, Vindecie, Avrilly,
Lhospital de Mercier, Anzy, Saint-Didier, Oyé, Sarrie, Saint-Christophe,
Saint-Martin du Lac, Chenay l'Hospital, Chenay le Chastel, Lespinace, Semur
en Brionnois, Sainte Foy, Yguerande, Maillie, Maletaverne, Saint Julien de
Cray, Saint Martin de la Valée, Artel, Malay et Vivant, Jonzie, Amanzé,
Brian : il n'y a personne esdittes parroiches pour les causes susdites".
Vers 1435 "commandement a esté fait en jugement que ung chascun à son tour
aille garder la porte du chastel d’Amanzé, d’ores en avant sur pene de VII
sols. Un particulier, à qui un cheval était réclamé, prétendit qu’il l’avait
retiré dans ledit château et que les ennemis s’étant emparés de la place,
vers 1433, emmenèrent ce cheval avec le reste du butin, procès d’où il
résulte que des gens d’armes dit escorcheurs passèrent à Amanzé au
commencement de 1444, et que certains habitants prirent part au pillage". En
1577, terrier concernant les villages de Laval, Gibles, Giblettes, Sermaize,
Varennes-soub-Dung, Dung-le-Roy, Montbon et Aigueperse, la Pyralle,
Chastenay, pour noble Jehan d’Amanzé et demoiselle Anthoinette Loche, fils
de noble Pierre d’Amanzé, écuyer, et noble dame Anthoinette de Salligny,
dame d’Amanzé. En 1590, les places fortifiées n'étaient point un lieu de
sûreté pour les seigneurs. Philippe Damas de Brèves, seigneur de Maulevrier,
et Pierre d'Amanzé, furent assassinés dans leur château pendant la Ligue.
Procédure et condamnation à l’amende vers 1595, contre ceux qui refusent de
venir à leur tour faire guet et garde au château d’Amanzé. Lettres Patentes
du mois de mars 1617, portant érection de la terre d’Amanzey en vicomté,
pour le sieur d’Amanzey, gentilhomme ordinaire de la Chambre. Le 21 novembre
1643, dénombrement de la terre, seigneurie et vicomté d'Amanzé au bailliage
de Macon par messire Gaspard d'Amanzé, chevalier, vicomte d'Amanzé... Plus
un château en toute justice.
Amanzé en 1757 : "le château est dans le village, attenant a l’église du
cotté de midy, il est entouré d’un parc d’un quart de lieu de
circonférence". Selon Courtépée en 1774 : "ancien château couvert d'ardoise,
avec un petit arsenal où sont de vieilles armes, 400 escopettes ou fusils à
mêche, quelques petites pièces de canon, une caisse d'airain grosse comme un
tonneau, couverte de peau aux deux bouts, casques, cuirasses etc... Parc
considérable entouré de murs, grand jardin avec une belle orangerie bien
entretenue, et des vieux myrtes donnés par le duc d'Epernon". Procès-verbal
du 15 mars 1775, de la visite de la réserve et des bâtiments de la
basse-cour du château d’Amanzé, pour Claude Busseuil, marchand audit Amanzé
et Jean-Claude Busseuil, son frère, pour la ferme de la réserve. Du château
décrit par l'abbé Courtépée au XIXe siècle, il ne reste plus rien, hormis
les deux ailes des bâtiments renfermant les communs du XVIIIe siècle et une
plate-forme surélevée à l’emplacement du château. Deux tours circulaires et
le puits sont encore indiqués sur le cadastre napoléonien, ce qui laisse
supposer qu’il était de plan carré, cantonné de tours rondes et entouré de
douves. A proximité, dans le cimetière, la chapelle gothique des seigneurs
d’Amanzé a également été conservée. Elle était située dans le transept de
l’église romane de la paroisse, qui a été démolie. (1)
Éléments protégés MH : le château d'Amanzé en totalité : inscription par
arrêté du 8 mai 1968.
château d'Amanzé 71800 Amanzé, propriété privée, ne se visite pas,
visible de la route.
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