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Première mention en 1148 Robert de Til et en 1153 Prepositus de Til. En
1472, lettres patentes du duc Charles par lesquelles narrations faites que
Charles du Tartre, ecuyer, natif du comté de Bourgogne, "ayant rendu
plusieurs services au feu Duc et à lui en maintes manières et spécialement
l'année dernière étant en garnison à Marcigny-les-Nonnains accompagné de
onze lances dont il avait la charge, les françois ennemis du Duc, au
contempt de ce que ledit du Tartre étoit à son service, en faisant aucune
course entre Saint-Gengoux et Buxy lui prirent une sienne maison fort
appellée le Thil qu'ils brulèrent et démolirent entierement, et où ledit du
Tartre avoit mis tout son avoir, en sorte qu'il n'a de quoi vivre et
entretenir sa femme et plusieurs enfans dont il est chargé ; c'est pourquoi
ledit duc lui fait une pension de 4 sols par jour à prendre sur son receveur
de chalon". Projet ou minute non signée ni datée d'un mandement des gens des
comptes portant qu'au mois de juillet precedent 1489, Charles du Tartre,
ecuier, seigneur du Thy a obtenu certaines lettres patentes du gouverneur de
Bourgogne portant qu'en l'an 1477 il avoit exposé au gouverneur de ladite
Bourgogne que lui et ses predecesseurs avoient tous droits de justice sur
les villages dudit Thyl et Feletières prochain de son chatel dudit Thyl
jusqu'à ce que une nommée dame Jeanne, veuve de Pierre du Thyl, chevalier,
seigneur dudit lieu, laissa évader un homme détenu prisonnier audit lieu
pourquoi le duc Charles mit sa main en ladite justice qui fut gouvernée par
le prévôt de Buxy en chalonnois et comme ledit du Tartre offre de reprendre
de fief desdits lieux qu'il tieny en franc alleu, est ordonné de faire le
tout signifier audit prévôt qui y forme opposition.
En 1503, Robert du Tertre, écuier, seigneur de Til, confesse tenir en fief
de l'abbaye de Saint Martin d'Autun, sa maison forte du Til, ensemble d'une
partie du domaine, tant en héritages, que cens, et rentes. L'autre partie du
domaine étant de franc-alleu. Plus tient en fief de l'abbaye de la
Ferté-sur-Grosne la moitié d'un dixme au lieu du Til. Item tient du Roi la
justice moyenne et basse au lieu du Til et Filetières, territoire et finage
selon les limites ensemble de 20 livres tournois de rente, desquelles 20
livres tournois de rente la plus grande part est assise au bailliage de
Macon, prochain dudit Til. Le 18 juin 1593, Anthoyne de l'Aubespin,
procureur spécial de Claude de Montjournal, vendit à noble Moyse de Rymon,
sieur de la Courtine le chastel et maison forte, terre et seigneurie du Thil,
ladiste maison forte accompagnée de ses fossés et arrière fosses, justice
moyenne et basse avec les droits et devoirs seigneurieaux d'icelle maison
consistant en cens rentes, dixmes, metiers, vignes, prés, terres, boys,
buissons, garenne, colombier, jardins, estangs pescheries et autres aisances
appartenances en ladite paroisse de Chenoves, Fley, Saint Boy et autres
paroisses circonvoisines. Le 14 août 1603, Moyse de Rymon fit la reprise de
fief et dénombrement de la seigneurie, le chatel, et principal manoir de la
terre et seigneurie du Thil consistant en chambres, cabinets, cuisine,
tours, caves, grenier, donjon, basse cour, chapelle, granges, presoir,
écuries, fenils, colombier, portail, fossés, jardins, verger et chenevières,
le tout d'environ cinq jounaux fermés de murailles.
En 1753, la famille Perrin de Cypierre fit bâtir à l'ouest du château une
longue cave voûtée sur l'extrémité sud de laquelle ils édifièrent une
chapelle dont une tuile porte la date de 1753 et dont les murs sont ornés
d'une litre à leurs armes. Dessertenne mentionne, en 1757 c'est une simple
seigneurie néanmoins avec justice haute et basse dépendance de l'abbaye
Saint Martin d'Autun. Les hameaux qui dépendent de ma paroisse sont celui de
Thil au midi et à huitième partie d’une lieue de Chenôve sur une éminence.
Il y a un château et seigneurie particulier qui a aussi justice haute
moyenne et basse; dans lequel hameau est une chapelle sous le vocable de la
Purification de la Vierge, icelle chapelle dépendante du bénéfice curial de
Saule, diocèse de Chalon, et ressort du baillage de Macon. L'abbé Courtépée
écrivait en 1780 : Chenoves, le Thil château de plaisance bâti par Nicolas
de Roche, entouré d'une terrasse à trois faces. Le 6 février 1817, le
château fut divisé en 4 lots afin d'en faciliter la vente, par
Marie-Marguerite Laurent, veuve d'Etienne Papillot, et leurs enfants mineurs
: "plusieurs mauvaises chambres, grenier, four, deux mauvaises tours
découvertes, le tout en ruine, caves voûtées, apentis servant d'atelier de
distillation, allambis, chapeau, serpantain, chapelle etc ...". Ce qui
restait du château en 1875 fut acheté par Max Bernard de la Vernette
Saint-Maurice, qui en entreprit la restauration sur les plans de
l'architecte chalonnais Changarnier.
Château situé à un kilomètre environ au sud-est du villages, sur une petite
colline dominant la vallée de la Grosne. Sur les cadastres de 1811 et 1845,
le château de Thil était représenté par un bâtiment en U de 15 x 25 mètres,
ouvert vers le nord, et cantonnés de tours rondes. D'après les photos et
dessins anciens, il avait alors deux étages carrés, d'aspect assez moderne,
et les tours rondes avaient la même hauteur que les logis. Le château a été
restauré après 1875. Une tour détruite a été remontée, et la cour entre les
deux ailes a été bâtie, de manière à ce que le château ne forme plus qu'un
grand bâtiment rectangulaire. (1)
château du Thil
71390 Chenôves, tél : 03 85 44 03 82, gîte de séjour, chambres et table
d'hôtes.
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