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Château de Sirot à Flagy
 
 

           En 1234, Joceran de Brancion tenait Sirot en arrière-fief de l’abbaye de Cluny. Guy de Sirot, seigneur du lieu, avait une fille, Guillemette, qui, en 1301, passait le contrat du partage de ses biens, paternels et maternels, avec Pétronille, Falquette et Isabelle, ses sœurs. En 1315, les habitants de Villers (à Flagy) ayant fait saisir le bois de La Cotte, propriété de cette dame, elle les fit assigner devant le prévôt de Cortevaix pour faire lever la saisie. Henri de Moles est seigneur de Vougy et Sirot en 1485. En 1505, noble Claude de Saint-Romain, seigneur de Sirot, acquiert de Jean de Ligeret, une vigne, une terre et une maison, le tout joint ensemble, au finage et lieu de Bonay, appelé La Souchette. Marié à Marie Pot il en eut une fille, Jeanne, qui, en 1516, épousa Guillaume de Lestouf, seigneur de Poison, Poinsenot, Menesbles, Recey en Bourgogne, et porta Sirot dans cette famille. En 1517, noble Marie Pot, veuve de Claude de Saint-Romain, Guillaume de Lestouf, dit de Pradines, seigneur de Poinson, et Jeanne de Saint-Romain, sa femme, fille de ladite Marie Pot, acquièrent, pour '300 livres, la prévôté de Cluny qu’avaient possédée avant eux Philibert de Fautrières, damoiseau, seigneur de Pressy-sous-Dondin, Jean de Saint-André, bourgeois de Cluny, et Jacques Ochier, gendre de ce dernier. Le 27 juin 1543, ledit Guillaume de Lestouf la revend pour le prix de 300 écus d’or à François de La Boutière, bourgeois de Cluny. Guillaume de Lestouf eut deux fils: Claude, qui, par transaction et règlement de compte, eut les terres de Bourgogne, et Jacques qui eut Sirot. En 1560, Jeanne de Saint-Romain, leur mère, devenue veuve et héritière de son mari, donnait pour Sirot l'aveu de 90 livres de rente. Jacques de Lestouf, seigneur de Sirot, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, s’allia à Marguerite de Saint-Marcel, dont il eut Nicolas, qui suit; Jean, sieur de Pradines, et deux filles: Louise, mariée à Antoine Asard, et Catherine épouse de Claude de Dyo, chevalier, seigneur de Mont perroux.

Nicolas de Lestouf, écuyer, seigneur de Sirot et Villars, obtint en 1595, des lettres à rénovation de terrier. Il épousa en 1597, Adrienne de Bordes, fille de Claude de Bordes, seigneur de Mauvoisin, qui lui apporta en dot Crotte (Marmagne), Mauvoisin à Colonge et partie de Rains où il fut maintenu en 1621, malgré les prétentions de François Royer. Il eut Claude, qui suit; Marguerite mariée à Jean Sévert, écuyer, seigneur d‘Hurigny, et Catherine qui le fut à Claude de Dyo. Claude de Lestouf, fils de Nicolas, baron de Sirot, Montvoisin et La Coste, élu triennal pour la noblesse, en 16265, lieutenant général des armées du Roi, a laissé des mémoires qui furent imprimés en 1682. Il y raconte qu’en deux actions il mesura ses armes avec celles de deux rois; qu’il tua le cheval de Christian IV, roi de Danemark, duquel il reçut des compliments pour sa valeur. Ailleurs il faillit tuer, sans le connaître, le roi Gustave Adolphe, qui tenta, en vain, dans la suite, de l’attirer à son service. Mort en 1653; de Jeanne de Vouchot il ne laissait qu’une fille, Charlotte. Jacques-François de Lestouf, seigneur et baron de Pradine et Valorge, eut aussi Hurigny, comme héritier bénéficiaire de Jean Severt, et Sirot par son mariage avec Charlotte de Lestouf. Ils n’eurent qu’un fils, Pierre de Lestouf, tué à la bataille de Sénef, en 1674. Louis de Lestouf, chevalier, marquis de Pradine, devint aussi baron de Sirot par héritage de sa cousine. Propriétaire d’un hôtel à Cluny il dénonce à la justice de cette ville, trois particuliers qui étaient venus l’insulter, étant armés, masqués et déguisés, dans son hôtel, où il avait assemblé "plusieurs personnes de qualité et distinction pour y fêter le divertissement du carnaval". Louis de Lestouf, second du nom, chevalier, marquis de Pradine, seigneur de Sirot, épousa, en 1754, Marguerite de Thélis. René-Antoine de Lestouf-Pradine, baron de Sirot, seigneur de Montagny, Valorges et autres places, marié à Suzanne-Charlotte Delorme de Periger, faisait ordinairement sa résidence en son château de Pradine. En 1777, le 17 novembre, Charlotte Delorme, devenue veuve, remettait à Jean Roberjot, fermier de Sirot, deux terriers de cette seigneurie contenant 332 feuillets.

A la veille de la Révolution a lieu un état détaillé de la terre et seigneurie, nous renseignant sur son importance et sur les nombreux droits seigneuriaux qui y étaient encore perçus. "La terre de Sirot est une très jolie petite terre, sa situation n’est pas des plus jolies mais elle a bien son mérite; elle est d’abord en toute justice haute, moyenne et basse, avec un terrier en directe. Point de seigneuries ne s'enclavent dans cette terre, soit en justice, soit en terrier, ce qui est un agrément pour le seigneur. Elle se trouve dans un vallon entre deux montagnes, l’une en matin et l’autre en soir; il y a trois hameaux qui en dépendent: celui de Sirot, de Cours-Rougeaux et de Villars. Le château est au milieu de ces trois hameaux. Dans cette terre il y a deux domaines, l’un à Sirot et l’autre à Villard. Ils sèment 30 ânées, l’ânée de 16 mesures de Cluny; il y a des prés pour faire 40 chars de foin. On y ramasse beaucoup de trémis, il y a tant en bois que buissons 160 arpents. Le château n’a pas été habité par le seigneur, il y a environ 25 ans. Il consiste en quatre chambres basses, y compris la cuisine. Dans le deuxième étage, quatre autres chambres conformes à ces dernières, grenier dessus, caves voûtées, trois tours, deux rondes et l’autre carrée. Les murs du château sont bons, il y a quelques lézardes mais ce n’est rien, tous les planchers sont bons et jaunes comme de l’or. Il y a quelques menues pièces dans les chambres qu’il faudrait changer, point de vitraux dans les croisées, double cour, c’est-à-dire celle qui ferme le château, et la seconde fermant aussi dans laquelle il y a une belle grange, faite tout à neuf, un tinaillet sans pressoir ni cuves, une petite écurie, un colombier, dans le même enclos un jardin, un verger et un réservoir, ce qui fait une grande commodité pour les eaux; une chapelle proche du château, qui est en assez bon état. Les bâtiments du granger sont, par exemple, en ruines.

Les habitants de Sirot, des Cours-Roujaux, tenant feu et lieu, ayant bétail ou non, doivent au seigneur de Sirot, par chaque année, cinq sols chacun pour la fontaine, un boisseau de froment pour les bois, un boisseau d’avoine pour le droit de vaine pâture et deux poulets. Les habitants de Flagy doivent chaque année, audit seigneur de Sirot, pour le droit de mener leurs bestiaux pâturer dans l’étendue de la justice, de même que leurs cochons dans les bois, savoir: chacun trois deniers tournois, les 3/4 d’un boisseau de froment, les 3/4 d’un boisseau d’avoine et 2 poulets. Le terrier rend tous les ans: argent 26 livres; 59 mesures de froment, 56 mesures d’avoine, 3 mesures d’orge et 24 poulets. Toutes les redevances réduites en argent par chaque année, y compris les poules et les poulets, peuvent se monter à 615 livres, 12 sols; non compris les lods. La seigneurie de Sirot partage la dîme avec le curé de Flagy, par moitié sur les hameaux des Cours-Roujeaux, Sirot et Villard. Cette terre est amodiée pour six ans, 3.600 livres pour chaque année. Le terrier n’est point compris dans le bail, parce que on l’a cédé pour six ans, pour en faire la rénovation. Le commissaire, qui en est chargé, est obligé de donner au seigneur 200 livres pour chaque année et de rendre le terrier, dans sa perfection, au bout de six ans. Il y a une commande qui a été estimée 1.500 livres. Enfin tout bien considéré la terre de Sirot se trouve de valoir actuellement 4.215 livres, qui fait un capital de 84.000, et les bois de réserve ui peuvent faire un objet de 1.500 livres. Il est vrai qu’il y aurait pour 10.000 livres de réparations à faire. Cette terre peut valoir 110.000 livres et peut-être même 120.000". (1)

château de Sirot 71250 Flagy, propriété privée, ne se visite pas.


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source de la photo par satellite : https://www.google.fr/maps

 
 


(1)
    Le Mâconnais historique. Seigneurs, châteaux, par François Perraud. Imprimerie Protat frères, Mâcon (1921)

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