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Le 20 février 1517,
reprise de fief de la moitié de la maison forte de l'Epervière avec les cens
rentes justice haute, moyenne et basse par Jean de Lugny, chevalier. Le 9
décembre 1518, reprise de fief et dénombrement de la seigneurie de
Lespervière et de la moitié de la maison et péage rouge de la Colonne, par
Philibert de Rochebaron, chevalier, seigneur de Berzey et de Rochetaillée et
dame Catherine de Rossillon, sa femme, dame desdits lieux de Rochetaillée et
de ladite Lesperviere. Ladite Lesperviere consiste en une maison et place
forte partant par indivis avec les Digoigne... Plus la moitié d'un péage
rouge, qui se paye ainsi qu'il est détaillé, par indivis, assis à la
Colonne, qui se perçoit en une maison appelée le Péage Rouge y confinée. Le
10 août 1534, dénombrement par damoiselle Adrienne de la Perrière, de la
moitié de la tierce partie qu'est un sixième de la terre et seigneurie de la
Previère partant avec damoiselle Margueritte Foucault, nièce et héritière
dudit feu seigneur de Foucault pour une semblable portion, et monseigneur de
Barzey pour les autres portions étant en maison forte en toute justice, et
la pluspart des habitans étant en mainmorte. Plus la tierce partie du péage
et de la maison rouge situés à la Colonne. Le 13 janvier 1537, reprise de
fief des deux tierces parties de la tour, maison fort et seigneurie de l'Esprevière
et de la tierce partie de la maison et péage rouge de la Colonne sur la
rivière de Sône par messire Christophe de Damas, écuyer, licencié es droits
au nom et comme fondé de procuration de Théodore de Saulx, écuyer, homme
d'armes des ordonnances du Roi sous la charge du seigneur d'Acier et de
damoiselle Ysabelle de Rochebaron, sa femme, seigneur et dame d'Arc-sur-Tille.
Le 28 mars 1544, reprise de fief et dénombrement par Claude Floris, marchant
à Chalon, de la tierce partie de la maison rouge et péage par eau et par
terre de la Colonne que souloient porter feu Jean Foucault et Adrienne de la
Perrière, sa femme, avec la 6e partie de la seigneurie et maison forte de
Lesprevière, en toute justice. Item les etableries et jardin étant derrière
ladite maison rouge, avec aussi le droit pour la moitié de tenir charrière
sur la rivière de Sône audit lieu de la Colonne. Copie collationnée de la
reprise de fief et dénombrement en 1545 par Claude Floris, cytoyen de Chalon
sur Saone de la troisième partie de la Maison Rouge et péage de la Coloune
et la sixième partie de la maison forte de Lespreviere, avec le droit pour
la moitié de tenir charriere sur la riviere de Saone.
Description de Niepce : Tiberiade 1747 "le château actuel de l'Epervière
semble avoir été précédé de plusieurs autres châteaux élevés dans le même
enclos, mais sur des points différents. Ainsi, on voit, sur un plan qu'il a
dû exister dans ce vaste parc trois châteaux divers. En effet, les légendes
inscrites dans le périmètre du parc portent les mentions suivantes: presque
au centre, "Motte, contenant un quart de journal". A côté de cette motte, au
nord, "La Tour Jeanne, consistant en pavillon, grange, ecurie, chambre à
four et jardin". Au dessous et à l'occident, "enclos dans lequel est la tour
de Vieil Enfant, consistant en plusieurs chambres, les granges, ecurie,
cour, puits, jardin, terre deux journaux et demi". Enfin, à l'extrémité nord
du Parc se voit le plan d'un château ayant la forme d'un long
parallélogramme, avec une cour limitée, à l'est par un grand bâtiment
contenant les communs du château, à l'ouest par un mur contre lequel
s'adosse un puits, et fermé au nord par un mur au centre duquel s'ouvre un
pont à plusieurs arches jeté sur un large fossé et flanqué, aux deux
extrémités, de tours carrées irrégulières.
Le premier château aura été élevé sur la motte; cette motte, artificielle, a
été entièrement rasée par Mr de Ronfaud, lorsque après 1830, il restaura le
château actuel. Le second aura été construit probablement après la chute du
premier, ou lorsque celui-ci aura été jugé insuffisant par ses maîtres, car
toute la motte n'a qu'une superficie d'un quart de journal (8,57 ares).
C'est alors qu'on aura élevé, à côté même de la motte, cette maison forte,
dont la tour Dame Jeanne existait déjà en 1537. À ce moment, Théodore de
Saux, se qualifie aussi de seigneur de la grosse tour de l'Épervière. Le
troisième château, doit être dû probablement à la maison de Vellaufant,
entre les mains de laquelle on voit la terre de l'Épervière en 1500. À
l'issue fut construit un château de style renaissance qui fut rasé. Il
précéda celui qui est visible actuellement. Ne fut conservé de l'ancienne
habitation (datant du XVIe siècle) que le pont qui la précédait et l'aile
droite. Le corps principal et l'aile gauche furent refaits à neuf au XVIIIe
siècle.
L'actuel château de l'Epervière, qui sert de restaurant au camping de luxe
de l'Epervière, a été reconstruit en 1788 et restauré en 1830; il est
constitué de trois corps de bâtiment en U autour d'une cour carrée ouverte
au nord, formant un ensemble de quarante mètres de côté, flanqué d'un
pavillon rond au milieu de la façade sud. Ce château moderne a pris la place
d'un château plus ancien, entouré de fossé, flanqué au nord de deux tours
carrées, et qui est dessiné sur le plan terrier de 1747. De ce château
primitif, il reste le fossé nord-est et est, large de quatorze mètres et
profond de trois mètres, et la base du bâtiment est, marqué par un cordon
d'escarpe. Le pont-dormant de pierre est une réfection de 1767. (1)
Éléments protégés MH : les façades et les toitures du bâtiment principal et
des deux ailes des communs ; le portail avec sa grille en fer forgé :
inscription par arrêté du 23 juillet 1976. (2)
château de l'Épervière 71240 Gigny-sur-Saône, tél. 03 85 94 16 90,
restaurant, visite des extérieurs.
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