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Château de Commune
 

 

 

 Reprise de fief en mars 1264; Guillaume de Communes, chevalier, reconnait tenir en fief lige du duc de Bourgogne tout ce qu'il a et peut avoir à Commune et autour de Charolles, a savoir maison, dîmes, eaux, bois, coutumes, seigneurie, justice et en toute autre chose quelconque. Le 1er septembre 1368, Geoffroy de Commune, chevalier, confesse tenir en fief sa maison forte de Commune ainsi qu'elle se comporte, avec portion d'icelle maison qui appartient à Agnès de Commune, femme de Guillaume Dubois, damoiseau, avec l'étang et le moulin situés derrière et sous ladite maison. Reprise de fief et dénombrement en 1402, donnés par Hugues du Bois, de sa maison forte de Commune, membres et dépendances, étangs, moulins, colombier, prés, bois, arbres, pasquiers, rivières, juridiction et eaux. En 1533, la bande de Jean de Vaux, composée d’une cinquantaine de gens de guerre, tente le 14 août, une attaque contre la ville de Charolles. Elle échoue et va s’emparer de la maison forte et château de Communes. Il n'en reste que des ruines et quatre tours, encore garnies de leur meurtrières.

La maison forte de Communes adopte un plan rectangulaire irrégulier cantonné de quatre tours ; les tours nord-est, nord-ouest et sud-ouest sont circulaires tandis que celle qui est au sud-est est une tour quadrangulaire. Celles-ci sont encore toutes en élévation mais dans un état de dégradation plus ou moins avancé. Quatre courtines, qui ont toutes partiellement perdu leur couronnement, les relient entre elles ; celle du côté est s’est même complètement effondrée. L’entrée se pratique actuellement par la courtine ouest, qui a été construite en petit appareil irrégulier. Elle présente aujourd’hui une façade extérieure avec une arcade centrale qui est surmontée de traces d’arrachements ; ces différentes marques peuvent être le témoin d’un ancien bâtiment construit en avant de l’édifice. L’arcade elle-même a été bouchée et son colmatage se dégrade. A l’extrémité sud se trouve une petite ouverture rectangulaire, surmontée d’un linteau, fermée par une porte de bois ; c’est l’entrée actuelle qui est intégrée dans une de ces arcades anciennes.

La tour ronde sud-ouest a été construite en blocs de pierre disposés très régulièrement. En son couronnement, elle est percée de baies carrées sur tout son pourtour et au sud-ouest d’une fenêtre rectangulaire à linteau, la partie supérieure étant réduite par des coussinets. Aujourd'hui, pour entrer dans la tour, il faut pénétrer dans l’enceinte et l’accès se pratique par une petite porte en bois. L’entrée débouche alors dans le rez-de-chaussée qui sert de débarras ; ce niveau est surmonté d’une voûte en plein cintre, et est actuellement percé de deux portes. Pour accéder à l’étage supérieur, un escalier est aménagé dans l’épaisseur du mur. Il est construit en moyen appareil régulier, percé de temps à autres de jours-en-archères pour bénéficier de la lumière du jour. il permet d’accéder au premier étage de la tour où s’observe une grande salle percée de trois fenêtres. Le sommet est surmonté d’une voûte sur croisées d’ogives retombant sur des culots sculptés. A l’angle sud-est se dresse une tour quadrangulaire, l’appareil semble assez proche de celui de la courtine sud.

Il ne reste aujourd’hui de la courtine Est, qu’un grand pan de mur du côté de la tour nord-est ; le reste s’est effondré. La tour nord-est, dite la tour de la prison, est celle qui est la moins bien structurée de toutes les tours ; elle a un diamètre moindre, et on a utilisé pour sa construction un appareil irrégulier avec des pierres de petite taille, ce qui donne un ensemble moins homogène que pour les autres tours. Du côté intérieur de l’enceinte, se trouve une porte qui constitue l’actuelle entrée et deux autres ouvertures de petite envergure qui semblent correspondre chacune à un étage différent ; le tout est de facture très simple sans véritable décoration. La courtine nord s’est effondrée, il ne reste qu’un pan accolé à la tour nord-est et un autre à la tour nord-ouest. À l’ouest de cette tour, une petite fenêtre carrée, non décorée, a été ouverte afin d’éclairer ce qui semble être le second étage. L’enceinte du château est aménagée en jardin potager qui est arrosé par un puits aménagé à côté de la courtine sud ; ce point d’eau a bénéficié de divers aménagements...

 
château de Commune 71220 Martigny-le-Comte, éléments protégés MH : le château en totalité, avec son assiette d'implantation, ses fossés, l'emprise de l'ancien étang, les sols environnants tels que teintés en jaune sur le plan annexé à l'arrêté et le colombier : classement par arrêté du 1er octobre 2012, propriété privée, ne se visite pas, vestiges tout à fait exceptionnels

 
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(1)   
Texte de loi sur le droit à l'image des biens (photos)


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