|
Les archives
mentionnent le site depuis le XIe siècle. En 1386, reconnaissance du fief du
Montet, par Jean d’Amanzé, seigneur d’Amanzé, les Feuilles en Mâconnais et
autres lieux. Le 9 avril 1578, établissement du terrier de la seigneurie du
Montet, pour Antoinette de Saligny, fille du seigneur de la Motte-Saint-Jean,
veuve de Pierre d’Amanzé, assassiné dans son château d’Amanzé (canton de la
Clayette), en 1568. Elle avait droit de "justice, haute, moyenne et basse,
mère mixte et impère suivant qu’elle s’étend de long en large, se limite et
comporte tous les dits objets tels que corvées, amandes, épaves,
confiscations, dèshèrence, lesdits seigneurs et dames ont le droit de nommer
et établir un juge châtelain, lieutenant procureur fiscal, et postulants
sergents et autres officiers et pour l’exécution ont le droit de planter
pilory et d’élever fourches, piliers et signes patibulaires et il y a
auditoire et prisons dans le château »« Une maison, hautes et basses
chambres, cellier, couverte en tuiles plates, ensemble une tour carrée,
faite en pavillon avec machicoulis, étables, fournier, cour, aisances, le
tout clos de murailles, un jardin et une autre espèce de terrain appelé les
Verchères, situé au devant dudit château et maison forte du Montet".
Dessertenne mentionne en 1757: "à Palinges, le hameau du Montet, où il y a
un château, à un quart de lieuë de ma paroisse au septentrion. Le château du
Montet, à un quart de lieuë de mon village au septentrion".
Le 27 août 1768, aveu et dénombrement, donné pour la terre et baronnie de
Digoine, par Jacqueline-Eléonore de Reclesne, femme de Louis-Marie-Joseph
Frotier de la Coste-Messelière, maréchal des camps et armées du roi,
chevalier commandeur de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, Vidame de
Neaux, comte de Vivonne, baron de Digoine, seigneur de la Varenne, le Montet,
Saint-Aubin, Moulin-Chipot, Saint-Vincent. "Un château en forme de pavillon
avec deux ailes dans lesquelles sont plusieurs chambres, hautes et basses,
salles, cabinets, cuisines, et autres appartements et commodités, caves,
greniers, écuries, granges, remises, prisons, conciergerie, le tout couvert
en tuiles plates, et en différents corps de bâtiments, cours, basse-cour,
colombier, terrasse, jardins, parterres, promenades, charmilles et autres
aisances et décorations; un moulin à blé à deux roues sur la Bourbince". Le
30 septembre 1778, rénovation et confection du terrier de la seigneurie du
Montet, pour Louis-Marie-Joseph Frotier, comte de la Coste-Messellière,
baron de Digoine. "Au village du Montet en la paroisse de Palinges, le
château et maison forte du Montet, consistant en plusieurs belles salles,
chambres, cabinets, deux tours carrées du côté de bize, grange et plusieurs
écuries du côté de matin, cour du côté de midy, terrasse du coté de soir, à
l’entrée de la dite cour il y a deux collombiers et une belle grange
contenant en tout quatre boisseaux et demy, tenant de matin et bize à la
verchère dudit seigneur, de matin à la cour et entrée du château, de midy
aux jardins et verger dudit seigneur, du soir au grand pré du château et de
bize à la grande verchère du dit seigneur".
Selon Monnier en 1856, l'ancien château seigneurial qui existait au Montet a
fait place à une habitation élégante, occupée par le propriétaire de la
fabrique de poterie. Dans l'Annuaire statistique et administratif de
Saône-et-Loire de 1869 il est mention à Palinges de trois châteaux : celui
de Digoine, qui fut le siège d'une ancienne baronnie ; construit il y a 130
ans sur l'emplacement du prieuré des Picpus, fondé en 1609. Il appartient à
M. le comte Jacques de Moreton-Chabrillant ; celui de Beauregard, à M. le
comte Philibert de Moreton-Chabrillant, et celui du Montet, bâti il y a
seulement une quinzaine d'années, à la place d'un ancien château, le
propriétaire est M. Pajot-Ruaut.
Le site se trouve dans la vallée de la Bourbince, dans une boucle de la
rivière. Il ne reste plus aucun vestiges de la maison-forte, qui fut démolie
en 1852 par Emmanuel Pajot pour construire le château actuel. Le cadastre de
1828 montre un bâtiment massif en L, avec une aile en retour d’angle, moins
large, qui possède deux décrochements qui peuvent indiquer l’emplacement
d’un pont-levis (ou dormant). La grille d'entrée, marquée par un pavillon,
s'ouvre au débouché du pont sur le canal. Les communs sont à l'ouest du
corps de logis. Situé au milieu d'un grand parc naturel limité, à l'Est, par
le canal du Centre, le château du Montet est une grande demeure haute d'un
étage avec un très petit étage de comble, flanqué à ses deux extrémités
méridionales d'une aile en équerre constituant un plan en U sur cette façade
agrémentée d'un petit pignon triangulaire dans la partie médiane du corps de
logis principal ; la façade opposée rectiligne, est également redressée par
un pignon de même type. Dans le grand et beau parc du château, à l'Ouest,
petite motte sur laquelle se dresse une tour ronde aujourd'hui enrobée de
lierre, couverte d'une toiture domicale ; c'est, peut-être, l'emplacement de
l'ancien château. (1)
château du Montet 71430
Palinges, propriété privée, ne se visite pas.
Ce site recense tous les châteaux de France, si vous possédez des documents
concernant ce château (architecture, historique, photos) ou si vous
constatez une erreur, contactez nous. Propriétaire de cet édifice, vous
pouvez enrichir notre base de données en nous adressant des photos pour
illustrer cette page, merci.
A voir sur cette page "châteaux
de Saône-et-Loire" tous les châteaux recensés à ce
jour dans ce département. |
|