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Première mention en en 1345 lorsque Jean Licaud,
fils de Jocerand de la Brosse, seigneur de Molleron, cède au curé une partie
des dîmes de son fief. Le 12 novembre 1375, dénombrement donné au comte
d'Armagnac, comte de Charollois, par Jean de Digoine, damoiseau, seigneur de
Moleron, en la paroisse de Vaux de Barrière, de la maison, terre et domaine
dudit Molleron. Auquel fait suite la reprise de fief dudit Molleron, faite
le 26 novembre 1376 par Guiette du Palais, relicte dudit Jean de Digoine et
de l'autorité de Jean du Palais, son père, damoiseau. En 1382, dénombrement
donné par Philibert de Sérault, mari de Guyette du Palais, de la terre et
maison de Molleron. Le 2 août 1404, dénombrement par Jean de Digoine,
seigneur de Molleron, damoiseau, de sa maison de Molleron, dépendances de
ladite maison située en la paroisse de Vaux-de-Bariere. Le 12 janvier 1426,
dénombrement donné par Robert de Digoine, damoiseau, "de la moitié de la
maison de Molleron et dépendances située en la paroisse de Vaux de Barrieres
avec les cens, tailles, et services à lui dû et y détaillées, comme aussi ce
qu'il a à Verneuil paroisse de Marcilly, comme le meix au Pommerat audit
Verneuil, chargé de... un bichot d'avoine et une geline et autres audit
Verneuil, six deniers sur le meix dit de Saint Georges en ladite paroisse de
Marcilly". Vaul de Barrier en 1543. Premièrement, la maison, chevance et
segnorie de Moleron, laquelle est tenue par noble François Bourgeois,
seigneur dudit Moleron, "en ladite paroiche de Vaulx de Barrier, lequel
réside au lieu et parroiche de Crest, et se tient en ladite maison ung
grangier lequel il tient feu et lieu".
Le 9 mars 1605, dénombrement de la seigneurie de Molleron, Beaulieu et
Besornay en Charollais par Palame des Bourgeois, conseiller du roi et
lieutenant criminel au bailliage du Mâconnais en qualité de fils et héritier
de feu Claude Bourgeois, conseiller au parlement de Dijon et seigneur dudit
Molleron: le chateau et maison fort dudit Molleron situé en la paroisse de
Vaux-de-Barier, bailliage et Comté de Charollais". En 1657, apposition de
scellés et inventaire fait au château de Molleron après le décès d’Hippolyte
Bourgeois, dame dudit lieu, la Vernette, Leynes, veuve de Claude de Gaspard
de Marcilly, écuyer, femme en secondes noces de Jean-Marc de Piézac, écuyer,
seigneur de l’Aumônière, maître d’hôtel chez le Roi; Au lieu de la maison
forte de Moleron et dans la chambre basse de ladite maison. Description le
22 mars 1736, "la maison seigneuriale, la cour du donjon dans laquelle il y
a une chapelle, une grange, deux écuries, le tout tenu fermé séparément, une
cour hors dudit donjon aussy tenu fermé de murailles dans laquelle est la
maison du granger, séparée la grange et les étables, le tout couvert à
thuilles, le jardin au-dessous du corps de logis de matin et de midy, une
chenevière joignant ledit jardin, dans laquelle il y a un petit colombier,
contenance le tout quatre boisselées". L'abbé Courtépée écrit en 1774: à
Vaux-de-Barier le seigneur est Nicolas de Thésut, comme seigneur de Moleron,
où est un vieux château. C'est un Chanay qui, vers 1830, modifia le château
en prolongeant le corps principal vers le nord, en rehaussant ses murs et en
flanquant ses angles sud-ouest et nord ouest de tours carrées primitivement
couvertes de terrasses à balustrades dissimulant des citernes, auxquelles
ont été récemment substitué des toitures en pavillon.
A un peu plus d'un kilomètre à l'est de Vaudebarrier, sur le rebord oriental
d'un étroit plateau qui domine la rive ouest de l'Ozolette, le château de
Moleron est composé d'un corps de logis principal de plan rectangulaire
allongé. Il comprend un étage de soubassement, un rez-de-chaussée, un étage
carré à petites baies carrées et un demi-étage qui résulte de la
transformation au XIXe siècle d’un étage de comble, éclairé par des lucarnes
encadrées de volutes dont les frontons cintrés avec boules d’amortissement
dépassent seuls de la corniche sur laquelle repose le toit à croupes. La
travée centrale de la façade O est couronnée d’un grand fronton cintré, dans
lequel sont sculptées les armoiries des Chanay et des Macheco, et percée
d’une porte en plein cintre précédée d’un porche hors œuvre porté par deux
paires de colonnes cannelées d’ordre toscan. Ce logis est flanqué sur sa
façade E d’une tour carrée hors-œuvre sur le pan, qui marque l’extrémité du
bâtiment du XVIe siècle, et sur ses angles nord-ouest et sur-ouest de deux
tourelles carrées dont une, celle du ord-ouest, abrite au rez-de-chaussée
une chapelle. Dans une des pièces, décorées de fresques Renaissance, a été
remontée une belle cheminée du XVIe siècle provenant du château de
Moulin-Lacour, à Marcilly-la-Gueurce. En retour d’équerre au sud de cet
ensemble, auquel ils étaient jadis rattachés par un élément de bâtiment
détruit au XIXe siècle, les communs consistent en un long bâtiment dont les
angles sont flanqués au sud de grosses tours rondes et au nord de tourelles
en surplomb éclairées par de minuscules oculus encadrés d’entrelacs.
Au-dessus d’une porte charretière, un cartouche est orné des armoiries des
familles de Chanay et Levasseur de Bambecque-Mazinghem… C’est un Chanay qui,
vers 1830, modifia le château en prolongeant le logis principal vers le
nord, en rehaussant ses murs et en flanquant ses angles sud-ouest et
nord-ouest de tours carrées primitivement couvertes de terrasses à
balustrades dissimulant des citernes, auxquelles on a récemment substitué
des toitures en pavillon. (1)
château de Molleron 71120 Vaudebarrier, propriété privée, ne se visite pas.
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