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Château de Bonnétable (Sarthe)
 
 

           En 1450, Jehan d'Harcourt obtint de Charles VII l'autorisation de rétablir et fortifier son château de Bonnétable, autorisation renouvelée par Louis XI en 1472. Jehan d'Harcourt passa marché: "le quinzième de juillet l'an mil quatre cent soixante seze, honneste homme Mathurin Delandelles, maczon demourant à présent à Coutures près Montsabert soubsigné, etc..., confesse de sa bonne volonté sans nul pourforcement qu'il est tenu et promet par ces présentes à noble et puissant seigneur Monseigneur Jehan de Harecourt seigneur dudit lieu de Bonnétable, à faire et parfaire utilement, loyaulment et prouffitablement ung chasteau que mon dit seigneur fait faire construire et eddifier audit lieu de Bonnétable sous la chaussée de l'estang de la ville dudit lieu, jouxte et selon le devis qui s'enssuit. Premièrement la comprinse dudit chasteau aura cent dix piez en quarré et à chascun des coings de la dite comprinse et place sera fete une grosse tour, laquelle aura et portera vingt piez de dedans en dedans, et auront les murs desdites tours et ceulx de la sainture dudit chasteau six piez d'épesseur, et monteront ceulx de la dite sainture vingt piez de hault hors les terres jusques à l'alignement des avant murs, lesquels auront sept piez de hault et ainsy feront vingt sept piez que porteront et auront lesdites murailles de la dite sainture hors terre, et les deux tours des coigns d'abas dudit chasteau monteront quarante piez de hault, et aura en chacune trois bonnes chambres belles et honnestes, garnyes de huysseries, cheminées, croésées, ou demyes crouesées et retraiz ainsy que l'édiffice le requiert.

Item un corps de maison tout le long de ladite chaussée à soixante piez au dessous d'icelle, auquel corps aura par bas une salle basse, laquelle portera quarante six piez de long de dedans en dedans et vingt quatre piez de large, pour laquelle salle fault une bonne grande cheminée, deux fenestres croisées et une demye croisée, et au bout de laquelle sera l'entrée du portail dudit chasteau, laquelle entrée sera voultée, et des deux coustés dudit portail ce feront deux tours pour garder l'entrée dudit portail, et oultre ladite entrée se fera une grant chambre, laquelle portera vingt quatre piez en quarré, en laquelle chambre aura deux cheminées, affin qu'elle serve de cuysine si tel est le playsir de mondit seigneur. Et portera tout l'estaige de ladite maison quinze piez de hault, et au bout desdites grants chambres ce fera une des quatre tours, en laquelle aura trois bonnes chambres l'une sur l'autre, lesquelels chambres porteront vingt piez de dedans en dedans garnies lesdites chambres de huysseries et fenestres crouesées ou demyes croesées, cheminées et retraiz ainsy que l'ediffice le requiert. Item en l'autre coing devers la ville qui est le bout de la salle, faut faire une tour de pareille fasson que celle dessus dite, et faut faire une autre salle haulte qui portera quarante six piez de long, vingt cinq piez de large et quinze piez de hault, pour laquelle salle faut deux bonnes grant cheminées, quatre grande crouessée assises à leur raison, et au bout de ladite salle ce fera une grande chambre a pavez, laquelle portera vingt cinq piez en quarré, et au bout de ladite chambre seront les chambres de la tour et au bout d'amont de ladite salle pareillement les chambres de la tour, toutes lesdites chambres garnies de garde-robes et retraiz ainsy qu'il appartient, et au deux bouts du corps de maison faut faire une longueur de chambres lesquelles porteront vingt cinq piez de long et seize piez de large, supposé que lesdites chambres porteront autant de largeur et de quarré que le corps de maison dessus dit, mais affin qu'il n'y ait nulz pilliers sortant hors la muraille en faut prendre huit piez de largeur pour trouver les garde-robes et les retraiz, et y aura trois chambre en chacun retour de croisée de maison qui sont six chambres, toutes lesdites chambres garnies de cheminées fenestres croisées ou demyes crouesées, huysseries, garde-robes et retraiz ainsi que à bon édiffice appartient, et sera ledit ediffice tout d'une haulteur.

Item pour les galetas fault faire huit lucarnes de pierre de taille garnie de fenestres croisées et reprinses, revestues à crestes et espiz, ainsy, qu'il appartient. Item pour ledit ediffice fault faire deux viz bonnes et proffitables pour servir à icelluy ediffice tant bas que hault, et fault que l'une des viz porte six piez de marche entre sercle et noyau, et ne porteront lesdites marches que demy pie assise et l'autre viz ne portera que quatre piez et demy de marche entre sercle et noyau, lesdites viz garnies de lucarnes et fenestres tant croesées que demyes croisées ainsy qu'il appartient. Item fault faire audit chasteau une chapelle laquelle portera quarante piez de long de dedans les euvres et vingt quatre piez de large, et aura en ladite chapelle deux pignons de pierre menues et en chascun pignon une formete et d'aultres fenestres à la raison de ce qu'il en faudra, en laquelle chapelle ce fera deux chausse piuez pour servir à deux oratoires. Et sera la charpenterie de ladite chapelle à tiers point et couverte de fine ardoise de la plus fine que on pourra finer es perrières d'Angiers.Et faut que tout l'ediffice du logeys soit tout machecolz de grans corbeaux de pierre de taille et lessé au dessus dudit machecoleys avant murs ainsi qu'il appartient, et y aura audit ediffice trente et sept cheminées cinquante huisseries et quarante croisées toute de pierre de taille. Item fault faire pour fournir à l'ediffice dessus dit la cherpenterie cy après déclarée, premièrement fault quatre grosses pouldres soubz la première salle pour couvrir les seliers qui y sont et quarante et huit soliveaux et pour la tour du coing une pouldre et dix soliveaux. Et pour la grant chambre qui est au bout de ladite salle une grosse pouldre et 24 soliveaux et pour la tour du coing devers l'église une pouldre et dix soliveaux.

Item à garnir le premier estaige tout au long fault neuf pouldres toutes portant un pié et demi et ung doigt de hault et ung pié et demi despes, et six vingt et huit soliveaux, touz lesdits soliveaux et pouldres reffaiz de hache et à vive areste ainsi qu'il appartient. Item pour l'autre estaige de dessus fault neuf pouldres et six vingt et huit soliveaux, le tout de pareille faczon que dessus reffaiz de hache et à vive areste ainsi que dessus est escript. Item sur l'ars des murailles fault mettre et asseoir doubles sablières et fault pour le corps de maison sans les tours soixante couples de chevrons tous à sept quartiers reffaiz de hache et à vive areste et fault que ledit chevron porte trente piez de long. Item pour chacune tour fault quarante chevrons qui sont en somme toute pour les six tours douze vingt chevrons touz à sept quartiers, et sera la cherpenterie desdites tours espiee à sa raison, et oultre fault faire la cherpenterie des deux vyz ainsy qu'il appartient et que l'ediffice le requiert, et faire la cherpenterie de huit lucarnes et tous les accompagnements dudit ediffice en touz les lieux ou il sera necessaire. Item fault que tout ledit ediffice soit couvert de la plus fine ardoise que on pourra trouver es perrières d'Angiers. Et lequel Delandelles promet faire parfaire et accomplir ledit chasteau et ediffice jouxte et selon le devis dessus déclaré et escropt de point en point en tous les articles du jour et feste de Toussaint prochainement venant en quatre ans lors en suivant par ainsi et moyennant que mondit seigneur lui sera tenu payer quatre mil livres tournois a quatre paiements, c'est assavoir pour lever les fondemens, les murs et tours tout à l'entour de l'aras des seliers mille livre tournois, et pour lever tout le premier estaige du premier logeys et les murs et tours à la haulteur mille livre tournois, et pour parachever ledit logeys et murailles mil livres tournois et pour faire la cherpenterie et couverture mil livres tournois. Et quant à tout ce que davant est dit et divisé ledit Delandelles de sa part a promis faire tenir et accomplir de point en point et d'article en article et aux cousts mises et domaiges rendre et amender à mondit seigneur et à ses hoirs au plain dit du porteur de ces dites présentes après son serment sans aultres preuves s'aucuns en avoient ou encouroient par deffault dudit Delandelles de ce faire et accomplir et à ses héritiers soy ses hoirs et tous ses biens meubles et immeubles présents et à venir à prendre et à vendre renonçant. Présents noble homme Maurisgon Gilles capitaine dudit lieu de Bonnestable, damoiselle Marguerite de Rocheffort son epouze, Loys Pillet chastelain dudit lieu de Bonnestable et aultres".

En 1479, un marché supplémentaire passé entre les mêmes attribua à Mathurin Delandelle, demeurant à présent à Bonnétable, un délai supplémentaire de trois ans "pour parachever ledit chasteau de toute maczonnerie et cherpenterie couverture, et comme tout paiement la jouissance pendant quatre ans des revenus de la châtellenie de Bonnétable". A cette date les maçonneries et couvertures semblent en voie d'achèvement, mais les planchers, les huisseries et la vitrerie restent à faire, de même que le pavillon et l'eschaugette pour asseoir l'orloge. Une large partie des matériaux provient des terres de la châtellenie (pierre à chaux à Montihier, bois de charpente de la forêt de Clossay, grès pour le pavage à Montcollain), les ardoises furent achetées au Mans et les menuiseries fournies par le seigneur. Un autre marché pour le même édifice aurait était passé en 1486 entre les mêmes intervenants. Le chasteau neuf de Bonnestable est mentionné en 1491. Vers 1550, des travaux furent menés pour Louis de Couesmes et Anne de Piseleu (blanchiment et pavage de la chapelle, achèvement des cheminées des tours et peintures de deux chambres). En 1590, le château fut mis en état de défense pour François de Bourbon, prince de Conty (achat de couleuvrines). En 1621, Henry Guillaume, maître architecte de la ville du Mans, commanda des pierres de grès pour la réparation du château de Bonnétable, probablement pour la construction de l'aile en retour gauche édifiée pour Anne de Montafié, comtesse de Soissons. En 1644, à la mort de la comtesse de Soissons, la distribution du château comprenait chapelle, grande salle, cuisine, salle du commun, chambre du trésor des titres du château, plusieurs chambres dont celle de madame en galtas sur la grande salle, celle de feu monseigneur le Prince, les deux avec antichambre et cabinet, celle du concierge et celle de la chambre de dessus la cour.

Deux plans datés de 1739 et 1769 montrent le château et son parc. Le château, de plan quadrangulaire et bordé de douves, comprenait alors le corps de logis principal, desservi par deux escalier en vis dans des tours hors-oeuvre, l'aile en retour d'équerre gauche, desservi par un escalier intérieur rampe sur rampe, et la chapelle en retour d'équerre au nord. Depuis la rue, un portail à pilastres vermiculés ornés de têtes d'animaux fabuleux sculptés profondément dans la pierre et couronné d'un fronton donnait accès au pont-levis à flèche fermant le passage couvert du logis. Le château était alors divisé en appartements affectés à plusieurs officiers de la seigneurie et sa distribution fut remaniée entre ces deux dates par des cloisonnements. Entre 1784 et 1786, la couverture d'ardoise fut réparée puis des pierres pour la façon d'un nouveau portail achetées. Entre 1799 et 1801, la tour nord-ouest, dite des prisons, fut abattue, les douves furent comblées, les pont-levis, herses et créneaux des murailles de ceinture détruits. En 1805, on rénova les deux appartements du régisseur puis en 1812 celui de la duchesse de Montmorency. Entre 1880 et 1888, le château fut restauré, remanié et augmenté dans le style néo-gothique par les architectes Henri puis Louis Parent pour Sosthène de la Rochefoucauld et par l'entrepreneur de maçonnerie de Bonnétable Auguste Roger et les sculpteur et peintre manceaux Gaullier et Renouard, dans le but de créer une demeure alliant la rudesse de l’architecture féodale au confort d'une habitation moderne. Le corps principal restauré et redécoré, une nouvelle aile en retour constituée d'une chapelle et d'un pavillon fut ajoutée ajoutée à droite et l'aile gauche entièrement remaniée et augmentée de deux bow-windows. La partie droite du corps principal et l'aile gauche furent dévolus aux pièces de réception (salle des gardes, galerie donnant sur la salle à manger et le grand salon, salle de billard et bibliothèque sur deux niveaux dans la tour sud-ouest, grand perron donnant sur le parc), le reste distribué en appartements. Les deux escaliers en vis furent refaits, celui de droite en vis de saint-gilles, celui de gauche, plus ouvragé, à noyau ouvert.

Les douves furent recreusées et le pont-levis refait.La pierre de Lavoux fut utilisée pour les lucarnes et la sculpture, ainsi que la pierre de Chauvigny et celle de Villaines pour les parements. En 1885, le château était équipé d'un bélier hydraulique et en 1890 d'une machine à vapeur destinée à l'éclairage électrique, en 1894 d'une lingerie à vapeur et d'une éolienne. Du château construit entre 1476, date du devis initial, et 1491 environ, date de la mention du château neuf, subsistent le gros-oeuvre du corps de logis principal et de ses deux tours d'escaliers hors-oeuvre (escaliers refaits entre 1880 et 1888), ainsi que le gros-oeuvre des quatre tours qui le défendent et de la tour sud-ouest. Le logis, à étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, étage carré et étage de comble, largement éclairé sur la rue comme sur la cour par des travées de fenêtres terminées par des lucarnes, a peut-être comporté deux courtes ailes en retour (en chacun retour de croisée de maison), détruites par les augmentations postérieures. Dans cette hypothèse, les tours d'escalier étaient chacune placées dans les angles du corps principal et des deux corps en retour. Le pavillon couronnant la travée du portail est probablement le pavillon de l'orloge encore à construire en 1479. La chapelle s'élevait contre la courtine sud, peut-être en prolongement du corps en retour. L'appareil défensif consistait en en avant-murs, mentionnés dans le devis de 1476 et correspondant peut-être aux murs crénelés fermant côté rue le jardin devant le château sur la vue cavalière de 1721, plusieurs canonnières placées notamment à la base des tours et sans doute desservies depuis des casemates placées dans l'étage de soubassement, absentes des différents devis mais visibles quelques dessins anciens et un chemin de ronde sur mâchicoulis à parapet de briques régnant probablement sur l'ensemble du périmètre.

Ces travaux ont été vus par les historiens locaux comme ceux de l'achèvement du château mais correspondent plutôt à des réparations et au renouvellement du décor, aujourd'hui disparu (plafond de chêne de la salle dite des chevaliers à l'étage du logis, divisé selon une description du XIXe siècle en carrés et losanges par des cartouches roulés en volutes et des pendentifs à jour, que terminaient des écussons fleurdelisés, des roses trémières ou les chiffres entrelacés du couple seigneurial). L'état ancien de l'aile en retour gauche du logis, ajoutée vers 1621, soit l'année suivant l'accueil du roi au château, n'est connu que par une description et un dessin du milieu du XIXe siècle. Placée à l'appui de la galerie qui reliait la chapelle à la tour sud-ouest, elle comptait un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble, éclairés par des travées de grandes fenêtres aux doubles croix de pierre sommées de lucarnes à fenêtres jumelées et frontons-pignons à volutes, et couverte d'une toiture élevée et pointue. Elle était distribuée en quatre pièces en enfilade desservie par un escalier rampe-sur-rampe placé au centre. Le même dessin montre la chapelle reconstruite dans l'angle du corps de logis principale et de la tour d'escalier nord, dans la même campagne de travaux ou peu après. Au cours de cette campagne de restauration des années 1880-1888 sous la direction d'Henri puis Louis Parent, le corps principal fut restauré, son décor sculpté renouvelé et les éléments défensifs recréés (recreusement des douves, installation d'un nouveau pont-levis). L'aile gauche fut entièrement remaniée dans le style néogothique pour mieux s'harmoniser avec le corps principal, et la distribution des deux corps fut profondément modifiée. Dans la même campagne de travaux, le château fut augmenté au nord d'une nouvelle chapelle (approximativement à l'emplacement de la chapelle précédente) et d'un pavillon.

Le parc du château de Bonnétable couvre une surface d'environ 39 hectares, en incluant le jardin potager aujourd'hui propriété de la communauté de communes Maine 301, mais en excluant la prairie face au château, hors de la clôture et appartenant aujourd'hui à la commune de Bonnétable. Il est limité au nord pour l'essentiel par le ruisseau du Tripoulin, et pour le reste par un mur, crénelé le long de la rue du Maréchal Leclerc. Il comprend une allée régulière orienté est-ouest, plusieurs allées irrégulières, deux étangs, plusieurs fabriques de style rustique, les communs, notamment à La Lande, et l'ancien moulin de Marteau, en ruines. L'accès principale se fait à l'est par le château. Au sud, une allée couverte de jardin fermée par une porte de style néogothique très remaniée donnait rue de Luynes. Une porte similaire existe à La Lande. Les communs du château de Bonnétable sont groupés en quatre ensembles distincts: aux 3 et 5 rue de Luynes, deux maisons aujourd'hui dissociées du fond du château sont construites en maçonnerie enduite et compte, la première un rez-de-chaussée surélevé, la seconde un étage carré. La première est couverte de croupes, la seconde d'un toit brisé. Les couvertures sont en tuiles plates. Dans la même rue, mais sans numéro, l'ancien chenil est un bâtiment en rez-de-chaussée surélevé donnant dans le parc. Il est construit en maçonnerie enduite et couvert de longs pans, avec pignons découverts; le bâtiment édifié devant le château rue du Maréchal Leclerc, composé de quatre corps sur le même alignement. Le premier à droite, traité en pavillon, est à usage de logement, les trois autres ont une fonction non identifiée.

Le pavillon compte deux étages carrés, le corps suivant un étage carré, les deux autres un étage en surcroît. Deux tours d'escalier hors-oeuvre desservent l'ensemble. Le gros-oeuvre est en moellons, sauf le deuxième étage du pavillon, en briques. Les baies, pour certaines à meneau et traverses, ont des chambranles en pierre de taille calcaire. Le décor de style néogothique, constitué notamment d'éléments de fortification (créneaux, mâchicoulis), reprend celui de la façade sur rue du château. Les toits sont en pavillon et à longs pans (avec une croupe pour le deuxième corps) et laissant les pignons découverts. La couverture est en ardoises; au 1 rue d'Isly, l'ancien jardin potager renferme la maison dite du jardinier, un bâtiment en L distribué en logement, écuries et remises et réaffecté en office du tourisme et une serre. La maison double en profondeur, compte 1 sous-sol et un étage carré. Elle est en maçonnerie enduite et est couverte d'un toit à croupes. Le bâtiment en L est en maçonnerie de moellons, le corps principal est en rez-de-chaussée, l'aile en retour à étage de comble. Le toit est à longs pans, les pignons découverts, la couverture d'ardoises. L'éolienne et son château d'eau, qui prend l’apparence d'une tour couronnée d'un hourd en bois, sont placés près du mur séparant le potager du jardin d’agrément, et à l'intérieur de celui-ci. Chemin rural de La Lande, les six bâtiments de La Lande, établis dans l'enceinte du parc, n'ont pas été vus. Le chenil, connu par photographie ancienne, est un bâtiment à étage en surcroît, construit en moellons, percé de fenêtres pour la plupart à meneau et traverse et couvert de longs pans laissant les pignons découverts. Il est flanqué sur un côté de deux petits corps en appentis de style rustique. (1)

Éléments protégés MH: le château (hormis le pavillon Nord de 1880), les communs, le parc et le potager (avec l'éolienne Bollée) et les murs de clôture : inscription par arrêté du 29 novembre 1991.

château de Bonnétable, rue du Maréchal Leclerc, 72110 Bonnétable, propriété privée, ne se visite pas, excepté aux journées du patrimoine.

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   source de l'historique : https://inventaire.patrimoine.paysdelaloire.fr

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