|
visite touristique patrimoine chateaux 81
Tarn, midi Pyrénées, Palais de la Berbie, chateau a Albi
|
|
Châteaux forts
Forteresses
Châteaux
Manoirs |
|
Châteaux forts
Forteresses
Châteaux
Manoirs |
|
|
|
|
Cliquez
sur la photo pour l'agrandir |
|
|
Jusqu'au début du XIIIe siècle, les évêques d'Albi habitent
un groupe de maisons proche de la Cathédrale
romane prêté par les
chanoines. Les évêques vont profiter de la déchéance des
vicomtes d'Albi, les Trencavel, lors
de la croisade des
albigeois, pour réorganiser à leur profit la
perception des impôts. Cet enrichissement permet à
l'évêque Durand de Beaucaire
de marquer sa puissance par une nouvelle résidence.
Elle se compose d'une salle
féodale à laquelle est
accolée une tour, à l'ouest est batie la Tour Saint Michel
destinée au tribunal et aux prisons
ecclésiastiques.
L'évêque Bernard de Combret va terminer
les travaux de son prédécesseur de 1254 à 1271, en donnant
au Palais
son aspect de citadelle : il
relie entre eux les anciens bâtiments. Les murailles
sont beaucoup plus sophistiquées
du côté de la ville,
principal adversaire de l'évêque, que du côté Tarn, rempart
naturel, il réalise le couvrement en
voûte d'ogives de toutes les
salles de la forteresse, afin d'éviter tout risque
d'incendie. |
Puis de 1277 à 1306
l'évêque Bernard de Castanet, ambitieux et autoritaire
déchaîne contre lui la colère royale et la
haine des albigeois.
Craignant pour sa sécurité, il renforce à nouveau le
bâtiment. Il érige un double donjon, la tour
Mage, qui se compose
: de l'ancienne tour St Michel, surélevée d'un étage qui
accueille la chapelle de l'évêque et la
salle officielle, d'une nouvelle tour la tour Sainte
Catherine dans laquelle réside l'évêque, et l'ancienne
résidence, la
Vieille Berbie,
devient le tribunal ecclésiastique. La courtine de Bernard
de Castanet est renforcée par des contreforts
hémisphériques.
Enfin, il lance deux courtines à l'ouest et à l'est,
créant ainsi de nouveaux espaces dépendants du
Palais et permettant
une fuite éventuelle vers le Tarn.
De 1309 1474, les évêques se succèdent sans
apporter de changements aux aménagements du Palais. La
grande
Peste Noire & la
guerre de cent ans rognent la puissance & les revenus des
évêques. Une courtine ferme le système
défensif au bord du Tarn entre les tours édifiées par
Bernard de Castanet, côté ville, on aménage une porterie
avec
un terre-plein
bastionné. |
 |
|
|
En 1479,
Louis d'Amboise introduit dans le Palais la mode de la
Renaissance. Il construit à l'est du Palais, sur la
muraille
de Castanet, sa propre résidence. Elle comprend une série
d'appartements, la tour d'Amboise remaniée,
ainsi
qu'une galerie édifiée sur la courtine et il facilite
l'accès à la tour Mage par un escalier à vis partant de
plein
pied
avec la cour.
Au XVIIe siècle, le rôle de forteresse
donné au Palais s'efface petit à petit, le Gouverneur
militaire d'Albi ordonne
de démolir
et raser les fortifications et défenses avant de rendre le
Palais à l'Evêque. Le caractère ruiniforme des
parties
supérieures du donjon sur la face Nord date de cette époque.
Gaspard Daillon du Lude, en 1635, double
l'aile d'Amboise côté cour par deux galeries
superposées surmontées
d'une
terrasse avec de grandes baies classiques, il abaisse de
deux niveaux la courtine sud & établit un passage
"abrité"
pour gagner la Cathédrale.
|
Hyacinthe Serroni
redécore la Chapelle de la Vieille Berbie de stucs faux marbre achevés
en 1685. Legoux de la
Berchère aménage en 1697 les
appartements de l'Aile des Suffragants. Il élève contre la muraille du
donjon des
galeries superposées
symétriques à celles de l'Est.
Une terrasse est aménagée au
pied des contreforts de Castanet, ainsi que des jardins dans l'espace
contenu par
l'enceinte Nord. Celle-ci est abaissée et transformée en promenoir.
Au XVIIIe siècle, la forteresse s'ouvre vers la ville
: un grand portail percé sous l'Aile d'Amboise ouvre désormais
sur le Quai Choiseul.
En 1764, Choiseul Stainville lance perpendiculairement à l'Aile d'Amboise,
une galerie & une
bibliothèque. Le Cardinal de Bernis
creuse dans la Tour Nord Ouest un petit salon qui ouvre sur le point de vue
le
plus lointain du Tarn.
Il aménage le jardin : des statues à l'Antique
symbolisant les saisons sont placées sur la courtine basse. |
 |
|
|
La Révolution et l'Empire envisagent de faire du
Palais, devenu " édifice national ", un Museum d'histoire
naturelle,
d'art et d'antiquités. Un nouvel accès à la cour médiévale
est percé à travers l'Aile d'Amboise. Seule la Bibliothèque
du Cardinal de
Stainville garde sa fonction d'origine. En 1823 le siège
archiépiscopal d'Albi est relevé & des travaux
de restauration sont
entrepris en 1862, sont classés la chapelle Notre Dame et
les salons du Lude et de Bernis.
En 1905, la séparation de l'Eglise et de l'Etat
enlève définitivement au Palais sa fonction primitive. De
1909 à 1929
restitution des
états antérieurs : façade de l'Aile d'Amboise du XVe et
destruction des galeries accolées au donjon.
En 1922 inauguration des galeries consacrées au
peintre Henri de Toulouse-Lautrec. |
Palais de la Berbie, 23 rue
Sainte Cécile, 81000 Albi, tél. 05 63 49 58 97, musée Toulouse Lautrec,
horaires tarifs,
suivre le
lien
--->>
Si vous possédez des documents relatifs à ce château (histoire,
architecture, photos)
si vous constatez une erreur,
n'hésitez pas à nous la signaler,
contactez nous, merci.
Les photos sont
sous licence "photo©webmaster eb", libres de droit, à condition de demander
& de citer la source en faisant un lien vers la page du château :
http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu |
 |
|
|
|
|
Copyright
© webmaster@chateau-fort-manoir-chateau.eu Tous droits réservés |
|