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C’est dans les archives même du
château que l’on trouve la première mention d’une demeure primitive à la fin
du XVIe siècle. Lors du siège de Fiac par Montmorency-Damvilie qui se solda
par l’incendie de la ville, l’on sait que le châtelain d’alors, le
religionnaire Vidal de Garrigues, perdit et ses archives et sa demeure dans
le brasier. Avant lui s’étaient succédé sur cette terre les familles de
Puimiral-Amiel et de Galant. Après les Garrigues, Le Puech passa ensuite par
voix d’héritage aux Bernardy puis aux Berne. Hélas, en 1748, pour une raison
que l’on ignore, Le Puech fut à la suite d’un procès saisi et mis en vente,
pour être acheté par la famille Rodier, de Graulhet. À la Révolution,
Marie-Jean-François de Rodier, dont le père et le grand-père avaient occupé
la charge de trésorier général de France pour la généralité de Toulouse, fut
emprisonné à Castres sous la Terreur. Par chance, il récupéra son domaine
que sa sœur avait pu racheter en tant que bien national. Maire de Fiac de
1824 à 1830, c’est assurément lui qui réalisa les importants travaux de
remaniement évoqués plus haut et ce sont ses descendants qui, aujourd’hui
encore, veillent à l’entretien de cette belle maison. Situé sur une colline
comme son nom l’indique, Le Puech est un long bâtiment dont les deux façades
symétriques donnant au nord et au sud paraissent au premier abord avoir été
édifiées lors d’une unique campagne de travaux.
Deux dénombrements de fiefs ordonnés au XVIIe siècle nous informent que les
plus anciennes reconnaissances de fief remontent au début du XVe siècle.
L’on conserve deux descriptifs du château: l’un très sommaire de 1749, et
l’autre de 1782. Dans le premier descriptif, l’on apprend que l’entrée se
faisant aujourd’hui du côté nord se faisait en fait à l’époque côté sud, par
une cour carrée encore mentionnée par le cadastre de 1824 mais aujourd’hui
disparue. De même, un pigeonnier sur arcades du XVIIe siècle désormais ruiné
était encore en parfait état. Le château est composé d’un corps central à un
seul étage, flanqué de deux pavillons à deux étages faisant très légèrement
saillie sur les façades nord et sud, et terminé à chaque extrémité par un
corps d’un seul étage en léger retrait. Si la façade nord porte les
stigmates de remaniements effectués au début du siècle passé, la façade sud
donnant au loin sur la plaine de l’Agout nous est parvenue sans la moindre
altération, une bouche à feu se distinguant encore dans un mur à l’angle des
communs. L'appareil à la fois hétérogène et grossier laisse clairement
deviner des remaniements nombreux. D’ailleurs, un appareil semblable est
visible sur les bâtiments de communs qui eux n’ont pas été remaniés.
Cependant, il convient de ne pas se leurrer car, même si la structure
générale du château correspond peut-être au premier château décrit par les
descriptifs de 1749 et 1782, sa physionomie de vaste villa largement et
régulièrement ouverte sur la plaine porte la trace d’une architecture
néo-classique typique du premier tiers du XIXe siècle. Avec son corps
central plus bas et ses pavillons à deux étages peut-être aménagés sur les
bases de tours beaucoup plus anciennes, le château du Puech présente presque
au milieu des beaux arbres de son parc un caractère italien. (1)
château du Puech 81500 Fiac, propriété privée, ne se visite pas.
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