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Auguste Parent, d'origine belge,
hérite en 1866 de la fortune de son père faite dans les chemins de fer.
Passionné d'archéologie, ayant déjà hiverné à Hyères, il achète un domaine
en bord de mer, à proximité des ruines d'Olbia et entreprend la construction
d'un château fastueux. L'auteur pourrait en être Ernest Paugoy (1854-1906) ,
futur architecte de la ville de Marseille, en relation avec Parent à cette
époque. Nouvellement promu de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris où il a suivi
les cours de Charles Questel, architecte des Monuments historiques, son
désir de mettre en application son savoir-faire et sa culture trouve un
terrain d'entente avec les goûts de son commanditaire. Les travaux se
déroulent de 1872 à 1878, mais, endetté, Parent doit vendre. Seul le premier
niveau est réalisé. C'est ce qu'achète Edmond Magnier (1841-1906), en 1879.
Directeur du journal républicain parisien L'Evénement, celui-ci ambitionne
une carrière politique qu'il réalisera dans le Var, comme maire d'Hyères en
1887-1888, président du Conseil Général de 1890 à 1892 et sénateur de 1891 à
1895. Il poursuit la construction en respectant les plans de Paugoy, fait
réaliser la décoration intérieure et les écuries. Compromis dans des
scandales financiers, endetté, il doit se séparer du château en 1896; il ne
sera jamais véritablement habité. Il est racheté en 1902 par Jeanne Forestie,
sœur Candide en religion, dans le but d'y créer un sanatorium. C'est lors de
cette transformation que l'escalier a été détruit et le hall aménagé en
chapelle. Les tours sud-ouest ont été amputées de leur belvédère et
clocheton à toit doré.
L'impression de masse du volume est allégée par les quatre pavillons d'angle
formant belvédères ouverts en loggias et surtout par les deux tours
sud-ouest. La façade antérieure présente une ordonnance classique avec un
fort accent mis sur le corps central en léger ressaut où la serlienne de
l'étage se superpose à une travée rythmique. Au classicisme de cette façade
répond la fantaisie des tours sud-ouest. L'entrée se fait à l'est dans un
vaste vestibule au plafond soutenu en son centre par deux colonnes. Cette
espace amène à un hall à l'italienne de plan elliptique qui desservait
l'escalier d'honneur au nord et la galerie d'apparat au sud, largement
ouverte sur la terrasse. Une galerie ouvrant sur le hall distribuait les
différentes chambres à l'étage. Elle est rythmée par 16 colonnes soutenant
une coupole à éclairage zénithal.
Éléments protégés MH: le château, son décor peint y compris la
terrasse sud ; les façades et les toitures, le hall d'entrée et le grand
escalier de l'hôtel proprement dit ; les façades et les toitures des écuries
et du pigeonnier ; le sol du parc : inscription par arrêté du 23 août 1990.
(1)
château de San Salvadour, 3 allée des Chardonnerets, 83400 Hyères, hôpital
d'enfants, Assistance Publique.
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constatez une erreur, contactez nous. Nous remercions chaleureusement M.
Bernard Drarvé pour les photos qu'il nous a adressées afin d'illustrer cet
historique.
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